06/10/2026
Nous étions 1000 personnes cet après-midi à Aubenas .
Voici le texte écrit et lu par Lola ,une porte-parole des lycéen-ne-s:
"Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes les lycéennes et lycéens de l’union des lycées d' Aubenas : Astier, Gimond, Olivier de Serre, Froment. Si nous organisons cette manifestation aujourd’hui c’est pour exprimer notre écoeurement face à une situation sociale plus qu' alarmante et un avenir qui s'annonce désespéré pour nous si nous ne faisons rien. Permettez nous donc de faire le petit bilan de 10 ans de Macronie d’un point de vu de lycéen et de lycéennes.
- notre société est devenue autoritaire : l’écoute dont le gouvernement a fait preuve à notre égard est pitoyable et nous le dénonçons, nous n'en avons pas été les seules victimes malheureusement : pompiers, personnel soignant tout le monde y est passé. Et maintenant des mineurs, vos enfants.
- le gouvernement méprise les fragiles, les faibles, ceux qui feraient mieux de "traverser la rue", et donc aussi sa jeunesse : je ne fais que répéter mais on ne le dira jamais assez:
emplois du temps surchargés , bâtis parfois insalubre, bétail du supérieur géré
une plateforme inégalitaire et élitiste, alimentant une théorie fausse de méritocratie et faisant du tri social entre les élèves: insupportable parcousup.
- certains lycées sont insalubres: effondrement des plafonds, présence d’amiante dans certaines salles de cours nos camarades d’Astier disent : on peut limite la toucher! Il y a des trous dans les murs, au prochain épisode cévenol les dégâts risquent d’être encore plus alarmants qu’ils ne le sont déjà. Concernant toujours les salles de classe, on a dépassé la barre des 30ºc en septembre dans plusieurs salles des dernières étages. Il faut une politique de gestion écologique d'adaptation au dérèglement climatique. Il ne suffira pas de distribuer quelques climatiseurs devant les journalistes : il faut réfléchir le futur et un avenir durable échelle mondiale.
Nous, lycéens et lycéennes ardéchois.es nous subissons de plein fouet les choix politiques de nos aînés et nous le ressentons, cela nous bloque dans nos choix d’orientation, et nous pousse pour la plupart à renoncer à nos aspirations. Nous sommes les 1ers spectateurices des souffrances sociales de nos parents. Nous voyons notre avenir bouché.
En ce moment, dans les médias principalement français mais aussi à l’international, la jeunesse française est résumée à sa violence, mais de quelle violence parle-t-on ? Que sont 3 poubelles qui brûlent face à un œil, des dents, ou une main en moins? Programme de philosophie de terminale pour le gouvernement : la violence n’est pas légitime, mais elle peut le devenir. Quand une riposte est proportionnée à la menace reçue et qu'elle constitue un dernier recours absolu, faute d'autre moyen de s'exprimer ou se défendre.
Notre colère est le résultat de leur violence sociale alimentée pendant 10 ans. Alors si aujourd’hui certains ou certaines n’ont plus les mots, on en aura pour eux, sans cautionner la violence mais en la comprenant. Ce que nous demandons c’est d'être écoutés, ainsi que de pouvoir travailler dans de bonnes conditions, avec un personnel mieux considéré par son ministère.
Nous ardéchoises et ardéchois en tant aussi que bon petit privilégié ( il faut le dire ) nous nous montrons d’une solidarité inouïe sans compter la distance et les kilomètres ( du aussi au prix de l’essence, j’avoue ) qui nous séparent avec Créteil, Saint Denis, et tout les lycées porteurs du mouvement.
Merci à celles et ceux qui font vivre les services publics, à nos professeurs présents, à tout le personnel également ( AED , AESH ) excusez moi si j’en oublie. Merci aussi à nos soignant.es, nos pompiers, nos agriculteurices, et j’oublie sûrement des professions mais plus globalement, merci à toutes celles et ceux qui sont présents et présentes aujourd’hui. Nous sommes les adultes de demain, écoutez nous aujourd’hui , on gagnera du temps et le gouvernement évitera peut-être le total déshonneur."