05/09/2025
Y a pas de loup dans le 64, y a des renards
septembre 2, 2025
Par Alexandre Jardin, président de l’association “Les ”
Le 29 août dernier, à la Foire de Châlons-en-Champagne, une conversation avec François Bayrou, notre Premier Ministre sur le départ, a révélé une fois de plus la déconnexion abyssale du pouvoir avec les réalités des Français. Au détour d’un échange sur un drame rural dans les Pyrénées-Atlantiques, le département 64 : un éleveur sanctionné par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), convoqué au tribunal pour avoir déblayé des ornières ; Veronique Bleunven-Le Floc’ch relatait l’angoisse des familles d’agriculteurs – sa mère m’appelle, sa famille m’appelle. “C’est pire qu’un délit de transporter de la drogue”, lançait elle. Et pour cause : dans le 64, deux jeunes éleveurs se sont suicidés, accablés par les attaques de loups et d’ours. “On peut pas accepter ça”, ai-je insisté.
La réponse de Bayrou ? “Y’a pas de loup dans le 64.” Un déni pur, une esquive rusée qui en dit long sur son caractère de renard politique. Mais franchement, on s’en fout du loup ! Ce n’est qu’un symbole de l’aveuglement des élites. Le vrai scandale, le vrai danger qui nous guette, c’est la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3), cette feuille de route énergétique que le gouvernement s’apprête à imposer en catimini avant sa chute probable le 8 septembre. Un “coup d’État administratif” pour engager la France dans 300 milliards d’euros de dépenses folles, au profit des lobbies verts et étrangers. Et au final ? Un doublement de la facture d’électricité pour tous les ménages, artisans et entreprises français.
Cette PPE3, pour la période 2025-2035, vise à booster les énergies renouvelables intermittentes – éolien et photovoltaïque – alors que notre mix énergétique est déjà décarboné à 95 % grâce au nucléaire et à l’hydraulique. Pourquoi ce délire ? Pour satisfaire l’Europe et ses objectifs verts, qui nous imposent de multiplier les parcs éoliens offshore et solaires, au prix d’une gabegie financière. Parmi ces 300 milliards, 100 milliards iront en garanties pour racheter l’électricité produite à des prix exorbitants : 120 à 150 euros au-dessus du marché spot, qui tourne autour de 50 euros le MWh. Résultat : des subventions massives pour des projets inutiles, payées par l’État et Enedis, donc par nous tous. L’Académie des sciences l’a dit clairement : ces objectifs sont irréalistes et surévalués pour favoriser les énergies intermittentes, fragilisant nos centrales nucléaires en leur imposant un “stop-and-go” absurde.
Et Bayrou, dans tout ça ? Il joue les renards madrés, jonglant avec les chiffres pour vendre l’illusion. Lors de notre échange, il a osé affirmer que l’État achètera le mégawatt-heure (MWh) d’électricité des éoliennes en mer à seulement 55 euros, “moins cher que le nucléaire”. Un mensonge éhonté, capturé en vidéo et dénoncé par les ! La réalité ? Les coûts de production pour l’éolien offshore dans le monde tournent autour de 200 euros le MWh, selon les experts comme McKinsey, qui les estiment entre 197 et 265 euros en incluant les raccordements, les backups et les surcoûts d’intermittence. Aujourd’hui, l’État paie déjà jusqu’à 185 euros pour ces projets, et les derniers appels d’offres pour l’éolien posé sont à 44,9 euros/MWh hors raccordement, mais avec des subventions européennes massives – comme les 11 milliards confirmés en août pour trois parcs français, faisant tourner les usines allemandes. Bayrou omet les milliards en raccordements (payés par RTE et Enedis), les backups nucléaire pour pallier l’intermittence, et les prix négatifs sur le marché quand la surproduction européenne effondre les tarifs quand il fait beau ou qu’il y a du vent. Au final, qui paiera ce délire ? le citoyen, traité comme un .