13/04/2026
💥 1er mai : un jour fondamental qu’on ne négocie pas
➡️ Ce 10 avril, l’Assemblée nationale est appelée à se prononcer sur une proposition de loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai ». Derrière une apparente mesure ciblée, c’est en réalité une remise en cause profonde d’un principe fondamental de notre droit du travail que nous dénonçons avec force.
Pour la CFTC, le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. Il est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salariés. Il s’inscrit dans l’histoire des progrès sociaux et demeure, à ce titre, un pilier de notre modèle social.
Nous avons déjà eu l’occasion de faire entendre notre position lors de notre audition au Sénat l’an passé. Rien, depuis, ne justifie de revenir sur ce principe. Bien au contraire.
Sous couvert de répondre aux besoins de certains secteurs (commerces de bouche, restauration, épiceries, fleuristes...), cette proposition de loi ouvre une brèche dangereuse et pourrait concerner, au total, près de 1,5 million de salariés. Aujourd’hui ces métiers, demain tous les autres. Car chacun le sait : une fois le principe du repos du 1er mai fragilisé, il sera de plus en plus difficile de contenir les demandes de dérogation.
La CFTC alerte également sur une illusion entretenue par le texte : celle du volontariat. Dans les petites structures, parler de volontariat relève bien souvent de la fiction. La réalité, c’est une pression implicite, voire explicite, qui pèsera sur les salariés, voire une crainte pour leur emploi en cas de refus.
Accepter de travailler le 1er mai, c’est franchir un cap. C’est banaliser le travail sur un jour historiquement protégé. C’est, à terme, prendre le risque d’un glissement vers une société où le travail s’étendrait 7 jours sur 7, tout au long de l’année, sans repères collectifs, sans dimanches, sans jours fériés.
La CFTC défend au contraire une autre vision : celle d’un modèle social qui protège les temps de repos, qui garantit un véritable équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et qui reconnaît que certains jours doivent être préservés de toute activité de travail.
Les salariés du commerce et des services ne sont pas seuls. Ils peuvent compter sur la CFTC et sur notre Fédération pour poursuivre le combat, comme nous l’avons toujours fait, contre toute remise en cause de leurs droits.
🔵 Nous le réaffirmons avec force : le repos du 1er mai n’est pas négociable.
Syndicat CFTC