29/05/2026
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1ère conférence du cycle sur la Vénus d'Arles, tenue par Dominique SERENA-ALLIER, Conservateur en chef du patrimoine, directrice honoraire du Museon Arlaten.
Depuis sa découverte fortuite en 1651 dans la cour aux deux colonnes, cette découverte archéologique qui connaît un itinéraire digne d’un roman d’aventures passionne les arlésiens et soulève des débats animés y compris dans l’actualité la plus récente.
D’abord identifiée sans hésitation comme une Diane, cette statue d’une beauté plastique remarquable s’inscrit parmi les chefs d’œuvre de la sculpture romaine et séduit édiles et collectionneurs.
Entrant aussitôt dans la collection publique de la maison commune, elle domine de sa beauté hiératique la vie municipale pendant près de trente ans. Effigie tutélaire de la cité, elle pacifie par sa seule présence les dissensions politiques locales et illustre le passé de la
ville quand la Gaule était romaine...
Au tournant des années 1680 cependant, des érudits proposent une nouvelle identification pour cette trouvaille archéologique et déchaînent une controverse sans égale qui agite la vie intellectuelle arlésienne ! C’est finalement après son départ pour la Galerie des glaces de Versailles à la demande de Louis XIV que la Diane arlésienne deviendra par décision royale une Vénus... la Vénus d’Arles !
A partir du début du XIXème siècle alors que la ville se dote d’un musée et retrouve certains de ses monuments antiques jusque là enfouis dans des enchevêtrements de maisons, cette statue retrouve sa place dans l’imaginaire arlésien. Elle suscite à nouveau textes et images, étant même parfois assimilée par certains dont Frédéric Mistral à une héroïne régionale dont le retour s’impose ... Affaire à suivre
Bon visionnage, suite du cycle le 26 juin.
Depuis sa découverte fortuite en 1651 dans la cour aux deux colonne...