20/03/2026
On me demande mon avis et on m’interpelle donc je me permets de mettre ici la réflexion k j’ai partagé avec klk uns de mes camarades :
Après une nuit blanche je vous livre ma réflexion
Tout d’abord pour k ce soit clair :
- je condamne toute forme de violences sexistes ou de genre,
en même temps pour être juste et équitable, je me dois de connaître le contexte et cela ne veut pas dire justifier ni excuser mais comprendre
- je rappelle qu’aujourd’hui, il s’agit d’un combat politique et l’urgence et de faire tomber la droite et faire gagner la gauche pour une meilleure gestion de notre ville
- je pense k la condamnation d’un homme pour des faits commis dans le cadre de sa vie privée peuvent préoccuper et sont condamnables
Cependant ils doivent appeler à une réflexion interne à notre liste mais ils ne doivent pas être instrumentalisés dans un combat politique
Je considère k La justice se doit d’être réparatrice,
YZ reconnaît lui même les torts de l’homme machiste qu’il pouvait être il y a 8 ans, et son changement…
Il a prouvé sa réinsertion et sa volonté de changer
il s’est depuis engagé en politique dans un mouvement féministe et apparaît aux yeux de ses colistiers et colistieres comme un homme déconstruisant son machisme pour être un allié de la cause féministe
On doit respecter le condamné qui a payé sa dette à la société et à le droit de ne pas se retrouver recondamner sans cesse (le refus de la double peine fait parti des droits fondamentaux)
on doit aussi respecter le droit de la victime à se reconstruire et donc à ne pas revivre une ré victimisation en étalant sur la place publique ce qu’elle a déjà vécu et k la justice a déjà sanctionné !
On est là pour soutenir la victime et ne pas nous substituer à elle
Ce n’est pas elle qui a décidé de le faire savoir publiquement et on viole son intimité en étalant sa vie privé en instrumentalisation politique
Pour moi l’instrumentalisation politique d’une affaire de violences conjugales, définitivement jugée, soulève une question essentielle du point de vue féministe : celle de la revictimisation. Lorsque les faits ont été sanctionnés par la justice, que la peine a été exécutée et qu’un juge a, en droit, décidé de l’effacement de la condamnation du casier judiciaire, rouvrir publiquement cette affaire sans le consentement de la victime revient à nier son autonomie et sa volonté de se reconstruire.
Un féminisme cohérent ne peut se réduire à l’exploitation symbolique de situations de violence ;
il implique au contraire de respecter la parole, mais aussi le silence des femmes concernées. En exposant à nouveau des faits qu’elle n’a pas choisi de rendre publics, on la renvoie à son statut de victime, on l’enferme dans un récit qui n’est plus le sien, et on la contraint à revivre un traumatisme que la procédure judiciaire avait précisément vocation à traiter et à clore.
Derrière une apparente défense des droits des femmes, une telle démarche participe en réalité d’une forme de violence supplémentaire : elle confisque l’histoire de la victime pour servir des intérêts extérieurs.
Or, lutter contre les violences faites aux femmes suppose aussi de refuser leur instrumentalisation, et de reconnaître pleinement leur droit à l’oubli, à la dignité et à la reconstruction.
Concernant son casier judiciaire
Si ça n’apparaît pas ou plus à son casier c’est qu’un juge l’a décidé et c’est pas simple comme décision sur des VSS
Le juge a décidé ainsi et selon certaines circonstances k l’on ne connait pas
Le droit et rien k le droit !
donc je ne peux k respecter une décision d’un magistrat
Et YZ a raison de porter plainte car le préfet n’avait pas le droit de donner ce jugement publiquement après une décision d’effacement d’une décision de justice
Ne tombons pas dans les stratégies politiciennes !