14/10/2026
NOUS SOMMES EN GUERRE. ALORS… RETROUVONS-NOUS À L’ONU. 🇺🇳
L’existence même des Nations Unies recèle une contradiction fascinante.
Au siège de l’ONU à New York, la CIA assure la protection de l’actuel ministre iranien des Affaires étrangères. Quel paradoxe : alors que les services de renseignement américains auraient aidé à localiser et à éliminer Ali Khamenei avant les frappes américano-israéliennes du 28 février 2026, des représentants américains et iraniens se sont retrouvés à l’ONU quelques mois plus t**d seulement pour poursuivre le dialogue diplomatique — alors même que la guerre faisait rage.
Est-ce absurde ? Peut-être un peu.
Mais les guerres s’achèvent toujours par des discussions, des négociations et une certaine forme de paix.
L’ONU a été fondée sur la conviction que l’humanité a besoin d’un lieu où le dialogue peut se substituer à la confrontation, où les ennemis peuvent se rencontrer en toute sécurité et où la diplomatie peut maintenir ouverte la porte de la paix.
Elle n’y parvient pas toujours. Elle peut être d’une lenteur frustrante, douloureusement imparfaite et entravée par les puissances mêmes qu’elle cherche à rassembler.
Mais imaginez un monde dépourvu de ce lieu de rencontre.
Peut-être que la véritable contradiction ne réside pas dans le fait que des nations en guerre se rencontrent pour discuter. Elle réside plutôt dans le fait qu’elles peuvent encore choisir la guerre alors même que la possibilité d’un dialogue existe.
Défendons donc la diplomatie. Renforçons les institutions qui la rendent possible. Et continuons d’affirmer que la sécurité ne doit pas se réduire à la simple préparation de la prochaine guerre.
Car si ceux qui font la guerre peuvent s’asseoir autour d’une même table, nous pouvons assurément, nous aussi, œuvrer ensemble à bâtir la paix. Cessons d’alimenter la guerre. Œuvrons pour rendre la paix possible.