23/10/2025
En réalité, l'organisme émet des signaux d'alerte dès les premiers stades de l'insuffisance rénale jusqu'à ses stades avancés, mais beaucoup les négligent. Aujourd'hui, nous allons expliquer les sept symptômes les plus courants de l'insuffisance rénale afin de vous aider à la détecter et à intervenir rapidement, plutôt que d'attendre qu'elle s'aggrave.
1. Variations du volume urinaire : Polyurie, Oligurie et Nycturie
Les reins sont les organes responsables de la miction, et les variations du volume urinaire en sont les signes les plus directs :
Oligurie/Anurie : Un débit urinaire quotidien inférieur à 400 ml (environ moins qu'une bouteille d'eau minérale), voire inférieur à 100 ml, peut être une manifestation typique d'une insuffisance rénale aiguë. Cela peut survenir, par exemple, en raison d'une déshydratation ou d'une intoxication médicamenteuse, ce qui peut entraîner une diminution soudaine de la fonction de filtration rénale et une incapacité à excréter l'urine.
Polyurie/Nycturie : Une production d’urine quotidienne supérieure à 2 500 ml, ou des réveils nocturnes plus de deux fois, surtout après une faible consommation d’eau avant le coucher, peuvent indiquer les premiers stades d’une insuffisance rénale chronique. Ceci est dû à une diminution de la capacité des reins à concentrer l’urine, ce qui entraîne une augmentation du débit urinaire.
2. Modifications urinaires : Couleur mousseuse ou anormale
L’urine normale est claire ou jaune clair, avec peu de mousse. Si vous présentez l’un de ces deux symptômes, une analyse d’urine est indispensable :
Urine mousseuse : De fines bulles dans l’urine, comme de la mousse de bière, qui persistent même après quelques minutes en position assise, peuvent indiquer une protéinurie, un signe précoce courant d’insuffisance rénale causé par une altération de la filtration rénale et une fuite de protéines dans l’urine.
Hématurie : Des urines roses ou brunes, avec du sang visible, peuvent indiquer une atteinte glomérulaire ou des calculs rénaux. Les cas graves peuvent également entraîner une insuffisance rénale. Ne présumez pas que « boire plus d’eau guérira » ; consultez immédiatement un médecin. 3. Œdème : Il débute au niveau des paupières et des chevilles et se propage progressivement à tout le corps. De nombreuses personnes ressentent un gonflement des paupières au réveil, l'attribuant à un manque de sommeil. Cependant, si l'œdème réapparaît et s'aggrave, il pourrait s'agir d'un signe de problèmes rénaux :
Œdème précoce : Il se manifeste souvent au niveau des paupières et des chevilles. Une pression sur la peau provoque des empreintes, qui peuvent être soulagées par le mouvement.
Œdème avancé : L'œdème peut se propager aux mollets, aux cuisses, voire à tout le corps (par exemple, ventre gonflé ou visage rond). Cela se produit car les reins ne parviennent pas à éliminer l'excès d'eau, ce qui entraîne une rétention d'eau et de sodium, symptôme classique de l'insuffisance rénale.
4. Fatigue et manque d'énergie
De nombreux patients souffrant d'insuffisance rénale déclarent : « Je me sens toujours faible et essoufflé après avoir monté deux étages. » Ce phénomène n'est pas nécessairement dû au vieillissement ; il pourrait s'agir d'une anémie rénale due à une insuffisance rénale.
Les reins sécrètent de l'érythropoïétine, qui aide l'organisme à produire des globules rouges. Lorsque la fonction rénale décline, cette hormone diminue, entraînant une pénurie de globules rouges et une anémie. Les symptômes incluent fatigue, teint pâle, vertiges, difficultés de concentration et, dans les cas graves, même une perte de la capacité à parler.
5. Incapacité à réduire la tension artérielle
L'hypertension artérielle et les maladies rénales sont mutuellement néfastes : l'hypertension artérielle endommage les reins, et l'insuffisance rénale peut également entraîner une hypertension artérielle, créant un cercle vicieux.
Si votre tension artérielle était auparavant bien contrôlée, mais qu'elle devient soudainement difficile à réduire et reste élevée (par exemple, au-dessus de 140/90 mmHg) malgré la prise de deux ou trois médicaments antihypertenseurs, vous devez faire vérifier votre fonction rénale. Une diminution de la capacité des reins à réguler la tension artérielle peut entraîner une hypertension artérielle. Si cette « hypertension rénale » n'est pas contrôlée, elle peut aggraver les lésions rénales. 6. Nausées et perte d'appétit
De nombreuses personnes souffrant de nausées et de perte d'appétit consultent d'abord un gastro-entérologue. Cependant, si d'autres symptômes rénaux apparaissent simultanément, il faut se méfier d'une urémie précoce :
Lorsque la fonction rénale est gravement altérée, les toxines comme l'azote uréique et la créatinine ne peuvent pas être excrétées, ce qui irrite le tube digestif et provoque nausées, vomissements, perte d'appétit, voire vomissements de tout ce qu'on mange, entraînant une perte de poids rapide.
7. Démangeaisons et sécheresse cutanée
Les démangeaisons cutanées ne sont pas nécessairement une « allergie » ou une « sécheresse » ; elles peuvent aussi être le signe d'une insuffisance rénale :
L'accumulation de toxines dans l'organisme peut irriter les nerfs cutanés, provoquant des démangeaisons sur tout le corps. Le grattage peut provoquer des éruptions cutanées et une desquamation, inefficaces même avec des lotions et des médicaments antiallergiques. De plus, les reins ne parviennent pas à réguler l'équilibre calcique et phosphorique, ce qui entraîne une sécheresse cutanée, une perte d'éclat, voire un teint terne et un assombrissement de la peau.
Enfin, un petit rappel : ne paniquez pas dès l’apparition des symptômes, mais agissez rapidement.
De nombreux patients souffrant d’insuffisance rénale ignorent les symptômes ou deviennent extrêmement anxieux. Ces deux attitudes sont indésirables. Si vous présentez un ou deux des symptômes mentionnés ci-dessus, surtout s’ils persistent plus d’une semaine, il est recommandé de consulter rapidement un médecin pour trois examens : une analyse d’urine (pour rechercher une protéinurie ou une hématurie), des tests de la fonction rénale (pour mesurer la créatinine et l’urée afin d’évaluer la fonction rénale) et une échographie rénale (pour évaluer la taille et la structure des reins et exclure des calculs ou des tumeurs).
La clé du traitement de l’insuffisance rénale réside dans une intervention précoce. Un dépistage et un suivi précoces, tels qu’un ajustement du régime alimentaire, la prise de médicaments adaptés et la maîtrise de la tension artérielle et de la glycémie, peuvent ralentir le déclin de la fonction rénale et même prévenir l’apparition d’une urémie.