22/06/2026
🤯 Une honte…
Après 6 mois d’attente, le rendez-vous de pédopsychiatrie de mon fils Arthur est annulé… la veille.
Pourtant, il avait déjà failli être annulé 4 jours avant parce que nous sommes “hors secteur”, à plus de 600 km. Si nous allons à Paris, ce n’est pas par choix, mais parce qu’Arthur est atteint d’une maladie génétique rare et qu’il est suivi dans un hôpital spécialisé.
Dans notre département, son dossier a été refusé car il bénéficie déjà d’un autre suivi médical. Résultat : il n’est pas considéré comme prioritaire.
J’avais pourtant expliqué les conséquences d’une annulation :
➡️ Des congés annuels posés à la place de mes vacances pour accompagner mon fils.
➡️ Une organisation complexe en tant que maman solo pour gérer mon autre enfant.
➡️ Des billets de train achetés.
➡️ Un hébergement réservé.
➡️ Des frais engagés qui ne seront pas remboursés.
➡️ Aucun bon de transport délivré malgré un trajet de plus de 600 km, au motif que nous sommes hors secteur.
➡️ Et surtout, 6 mois d’attente pour un enfant qui a besoin d’être évalué pour un éventuel TDAH et afin d’écarter ou confirmer un trouble du spectre de l’autisme.
Après discussion, le rendez-vous avait finalement été maintenu.
Mais aujourd’hui, à la veille du départ, nouveau coup de téléphone : rendez-vous annulé à cause de la CANICULE.
Je suis sidérée.
Quand on est parent d’un enfant porteur d’une maladie rare, chaque rendez-vous est un combat. Derrière une simple consultation, il y a des mois d’attente, des sacrifices, une organisation millimétrée et beaucoup d’espoir.
Je respecte profondément les soignants et les difficultés du système de santé. Mais qui pense aux familles ? Qui pense aux parents aidants qui utilisent leurs congés pour les rendez-vous médicaux de leurs enfants ? Qui mesure l’impact de ces décisions prises à la dernière minute ?
Aujourd’hui, je suis en colère. Écœurée. Fatiguée de devoir constamment me battre pour que mon fils ait accès aux soins dont il a besoin.
Pour certains, ce n’est qu’un rendez-vous ANNULÉ. Pour nous, ce sont encore des mois perdus.