CFDT-Union Départementale de la Charente

CFDT-Union Départementale de la Charente Compte officiel de l'U.D 16

17/06/2026

LE SYSTEME DE RETAITE PLOMBE PAR LES EXONERATIONS DE COTISATIONS PATRONALES
Selon le rapport du COR, en 2025, le système de retraite était déficitaire de 5,1 milliards d’euros (ce déficit est ramené à 1,3 milliard en tenant compte du produit des placements des réserves) pour un montant total des dépenses de 422 milliards d’euros.
Selon la Cour des comptes, le COR pointe le système de retraite, qui souffre d’une perte de recettes de 2,2 milliards d’euros – notamment du fait des exonérations de cotisations patronales, non compensées par l’État.

17/06/2026

UN 5eme PLAN SANTE AU TRAVAIL STRATEGIQUE MAIS NON CONTRAIGNANT

Le ministre du Travail et des Solidarités a présenté, le 5 juin 2026, le cinquième Plan santé au travail (PST5) pour la période 2026-2030. Élaboré tous les cinq ans avec les partenaires sociaux, ce document fixe les priorités nationales en matière de santé au travail et de prévention des risques professionnels. La , qui a pris toute sa part dans sa rédaction, attend des résultats concrets.
Par Claire Nillus Journaliste

Mieux vaut prévenir que guérir. Dans la continuité des précédents Plans santé au travail, le PST5 – présenté début juin aux partenaires sociaux en Conseil national d’orientation des conditions de travail (Cnoct) – réaffirme la priorité donnée à la prévention primaire en entreprise. D’autant plus que, année après année, la sinistralité en France demeure élevée : 824 accidents du travail mortels ont été signalés à l’inspection du travail en 2024, soit quatorze de plus qu’en 2023, ce nombre n’incluant ni les agents de la fonction publique ni les travailleurs indépendants.
En outre, on déplore quinze décès parmi les personnes âgées de moins de 25 ans, et la fréquence des accidents mortels est presque deux fois supérieure à celle de l’ensemble des salariés chez les intérimaires. Ce nouveau plan prévoit donc des actions ciblées pour ces publics, notamment à travers le renforcement de la formation initiale et continue en santé au travail ainsi qu’un meilleur accompagnement lors de leur arrivée dans l’entreprise.

ON SE PREOCCUPE ENFIN DE LA SANTE DES FEMMES AU TRVAIL
La santé des femmes au travail, longtemps restée un angle mort des politiques de prévention, fait également l’objet d’une attention renforcée. Alors que le nombre d’accidents du travail parmi les femmes a augmenté de 26 % entre 2000 et 2023, le PST5 prévoit une meilleure prise en compte des différences de genre dans l’évaluation des risques professionnels, l’adaptation des équipements de protection individuelle et l’intégration de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail dans les démarches de prévention.
Le plan aborde aussi les risques émergents qui transforment le monde du travail. Il prévoit la création d’un observatoire « IA et travail » chargé d’évaluer les effets de l’intelligence artificielle sur l’activité professionnelle et intègre les risques liés au changement climatique dans les politiques de prévention.

DES CONDITIONS DE REUSSITE FIXEES PAR LA CFDT
La salue une nouvelle feuille de route ambitieuse qui reprend les propositions qu’elle a portées, dont la mise en place d’espaces de dialogue professionnel et le développement d’une véritable politique de santé mentale au travail. Mais tout l’enjeu de ce document réside maintenant dans sa mise en œuvre effective et sa déclinaison dans les territoires par les Dreets1 à travers les Plans régionaux de santé au travail (PRST).
Visant des résultats concrets, Isabelle Mercier, secrétaire nationale de la CFDT chargée des conditions de travail, formule trois exigences incontournables : « La médecine du travail doit disposer des moyens nécessaires pour accompagner les entreprises et coopérer avec l’ensemble des acteurs de la prévention. De même, le renforcement des moyens de l’inspection du travail est indispensable afin de garantir une application effective du droit à la santé et à la sécurité dans les entreprises. Enfin, le regard porté sur les salariés doit évoluer : ni fraudeurs ni fainéants mais des femmes et des hommes dont la santé constitue un levier essentiel de performance, de production et d’innovation. »
1. Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités.

17/06/2026

DERNIER RAPPORT DU COR AVANT LA PRESIDENTIELLE

Loin d’être alarmant à court terme, le rapport 2026 du Conseil d’orientation des retraites pointe une réelle dégradation de la situation du système après 2045. Ce délai doit être mis à profit pour construire une trajectoire par étapes permettant de pérenniser le financement des retraites.
par Nicolas Ballot rédacteur en chef de Syndicalisme Hebdo et de CFDT Magazine

C’est peu dire qu’il était attendu : le rapport annuel 2026 du Conseil d’orientation des retraites – le dernier avant l’élection présidentielle d’avril-mai 2027 – consacré à la situation et aux perspectives du système de retraite par répartition, était publié le 11 juin dernier. Plutôt que de se focaliser sur un hypothétique âge de départ à 67,5 ans en 2070, auquel certains veulent le réduire, Thibaut Sellier, secrétaire confédéral chargé du dossier des retraites, préfère pointer « la qualité du rapport, qui se fonde sur une expertise construite et constamment améliorée depuis plus de vingt ans [et qui lui] permet une nouvelle fois de remplir sa mission : fournir au débat public une analyse solide et partagée par les partenaires sociaux, les administrations publiques et les experts1 ». Unanimement reconnus, les travaux du COR permettent en effet aux différents acteurs d’avoir une vision à long terme des perspectives du régime de retraites.
1. Le COR est composé de représentants des organisations syndicales et patronales, de parlementaires, de représentants des administrations de l’État et d’experts.

NOUVELLES HYPOTHESES DEMOGRAPHIQUES
La grande nouveauté du rapport 2026 tient en réalité dans la prise en compte par le COR de nouvelles hypothèses démographiques fournies par l’Insee2, celles utilisées depuis 2021 étant devenues obsolètes. Ainsi, le taux de fécondité à long terme passe de 1,8 à 1,45 enfant par femme tandis que le solde migratoire passe de plus 70 000 à plus 150 000 personnes par an (ce solde reste cependant inférieur à celui de la majorité des pays étudiés par le Conseil d’orientation des retraites). Enfin, toujours selon l’Insee, l’espérance de vie à 65 ans progresserait moins vite que dans le cadre des anciennes hypothèses (26,3 ans au lieu de 26,7 ans pour les femmes et 24,4 ans au lieu de 24,8 ans pour les hommes).
De même, le rapport intègre la suspension de la réforme des retraites obtenue par la CFDT à l’issue du « conclave » pour un coût annuel de 1,8 milliard d’euros entre 2026 et 2032 – un impact qualifié de « très faible » par le Conseil.
2. Institut national de la statistique et des études économiques.

STABILITE JUSQU’EN 2045
L’information majeure de ce rapport, insiste Thibaut Sellier, « est bel et bien que, jusqu’en 2045, les dépenses du système de retraite restent stables à 14 % du PIB ». Cette stabilité est la conséquence de la hausse du solde migratoire, qui vient compenser la dégradation du contexte économique mondial. Ce n’est qu’après cette date que, sans qu’elles explosent et deviennent hors de contrôle, les dépenses repartiraient à la hausse pour atteindre voire dépasser 15 % du PIB à l’horizon 2070. La conséquence, notamment, de la baisse de l’indice de fécondité, dont les effets se font sévèrement sentir sur le long terme. Bien que la CFDT prenne naturellement très au sérieux cette tendance à la hausse, il faut toutefois raison garder : plus on se projette loin dans le temps, moins le résultat est, par définition, fiable.

En résumé, le rapport bat en brèche l’idée d’un nécessaire recul immédiat de l’âge de départ. « Il faut plutôt mettre à profit la stabilité du régime pendant les vingt prochaines années pour travailler intelligemment à la pérennisation de notre système par répartition », insiste Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. Au lieu d’envisager des mesures paramétriques violentes et urgentes dans le cadre trop restrictif d’une campagne présidentielle, il faut, selon Yvan, « aboutir à une analyse partagée de la situation et construire une trajectoire par étapes articulant pérennisation financière et justice sociale, et ainsi pouvoir réformer les retraites tant que les dépenses sont stables ».

17/06/2026
17/06/2026

Suivez le 51e du 22 au 26 juin à Bordeaux, Syndicalisme Hebdo passe en quotidien : analyses, résumés et coulisses. Abonnez-vous gratuitement ! ➡️ [lien en commentaires]

16/06/2026

|| MÉDIAS 📰 || ⏱️J-7 📅 51e . AEF "Pourquoi avez-vous fait de la , le fil rouge de vos travaux ?"
Marylise Léon "L'idée est de cranter un certain nombre de sujets autour de la démocratie que l'on veut voir émerger dans les débats pour la présidentielle de l'an prochain. Par exemple, on propose de passer le droit de vote à 16 ans et il y a pas mal de choses sur les jeunesses dans le texte. (...) On revient aussi longuement sur la démocratie au travail dans cette résolution."
Cotisations syndicales, prise en compte de la "fatigue militante", syndicalisation, démocratie, intersyndicale, lutte contre l’extrême droite, retrouvez l'ITW de Marylise Léon par Jérôme Lepeytre pour l'AEF [lien en commentaires]

15/06/2026

🏥 Polyclinique Pau-Pyrénées : la CFDT mobilisée pour les salariés et l'accès aux soins

Mardi 9 juin, des militants CFDT étaient au tribunal de commerce de Bordeaux pour l'audience sur l'avenir de la polyclinique Pau-Pyrénées.

Depuis plusieurs semaines, le syndicat CFDT Santé Sociaux du Béarn se mobilise, avec les autres organisations, contre un plan social lourd de conséquences : 161 licenciements annoncés sur 542 salariés, fermeture de la maternité, des urgences, de l'oncologie et de la rééducation. La clinique Marzet pourrait fermer fin août, la maternité de la clinique de Navarre en septembre.

Pour le Béarn et le sud de la Nouvelle-Aquitaine, c'est une réduction brutale de l'accès aux soins.

Nos représentants ont été entendus. La décision du tribunal fixera l'avenir de l'établissement..

15/06/2026

CHOMEURS OISIFS : LE RAPPORT QUI BAT EN BRECHE LES IDEES RECUES
Dans un rapport publié le 1er juin, l’Unédic met à mal l’argument de la “paresse” des chômeurs qui ne chercheraient pas d’emploi avant la fin de leur indemnisation.
Les chiffres, tout comme les préjugés, sont parfois têtus… À tous ceux qui voudraient faire croire que le chômage est un choix et que les allocataires se complaisent dans ce type de statut, une étude de l’Unédic publiée le 1er juin dernier leur apporte une réponse cinglante. Après avoir suivi la trajectoire de 1,7 million d’allocataires inscrits à France Travail et ayant une durée potentielle d’indemnisation de deux ans ou moins, l’organisme paritaire l’affirme : la reprise d’emploi s’effectue en grande partie dans les premiers mois. Car la priorité de la plupart des demandeurs d’emploi, c’est bien de retrouver un travail sans tarder !
Ainsi, au quatrième mois d’indemnisation, la moitié des allocataires de l’assurance chômage a déjà retravaillé, indique l’Unédic, qui note aussi que plus la durée d’indemnisation est longue, plus le retour à l’emploi est probable. « Lorsque l’on considère l’ensemble du droit, cette probabilité s’élève jusqu’à plus de 80 % pour les allocataires qui disposent de durées de dix-huit ou vingt-quatre mois, contre 63 % pour ceux qui disposent d’une durée de six mois », note l’organisme.

Des reprises précaires
Une personne sur cinq a même retrouvé une activité dès le premier mois, c’est-à-dire avant même d’avoir touché la moindre indemnité de France Travail. « Cela bat en brèche l’image du demandeur d’emploi fainéant qui profite du système », réagit le service Emploi de la Confédération.
Reste que sortir du chômage ne se fait pas si facilement. Les contrats proposés sont majoritairement des contrats courts ou des contrats à temps partiel… « Deux tiers des premiers emplois repris durent moins de six mois, ce qui augmente les risques de redevenir demandeur d’emploi à l’issue du contrat », confirme l’Unédic, qui affirme également que « la première reprise d’emploi ne se traduit par une sortie pérenne du chômage indemnisé que pour un allocataire sur quatre ».

Cette étude pourrait donc nourrir les débats relatifs à une énième réforme du système d’assurance chômage… que plusieurs responsables politiques appellent de leur vœux, convaincus que le raccourcissement de la durée d’indemnisation constitue la solution miracle pour inciter les chômeurs à retrouver un travail.

15/06/2026

VIVEMENT LA TRANSPOSITION (SH CFDT)

Le 7 juin, la directive européenne sur la transparence salariale, adoptée en 2023, aurait dû entrer en application dans tous les pays membres de l’Union européenne. Ce ne sera pas le cas en France, la le déplore !
Néanmoins, malgré l’opposition farouche des organisations patronales et l’inertie gouvernementale, un projet de loi de transposition a enfin été transmis au Conseil d’État avant d’être examiné par le Parlement.
Transparence, négociation collective et dialogue social sont les trois leviers de la directive afin de mieux rendre effectif le principe fondamental – mais toujours pas appliqué – d’un salaire égal pour un travail de valeur égale. Les salariés attendent plus de transparence au sujet de la politique de rémunération de leur employeur ; c’est ce qu’instaure la directive, dans le respect, évidemment, des règles générales de protection des données.
Une transposition fidèle et rapide de cette directive européenne est un acte essentiel permettant de lutter contre toutes les discriminations salariales et de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est pourquoi la CFDT n’acceptera aucune manœuvre visant à retarder ou à affaiblir la portée des dispositions européennes, rappelant que les États sont tenus à une application conforme et ne peuvent pas faire leur marché parmi les dispositifs issus des directives.

Au XXIe siècle et dans un État démocratique, l’égalité salariale constitue un élément structurant de justice sociale, notamment d’égalité entre les femmes et les hommes, qui doit mobiliser les acteurs sociaux et les acteurs politiques.

15/06/2026

Adresse

Rue De Chicoutimi
Angoulême
16000

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Lundi 08:30 - 12:00
Mardi 08:30 - 12:00
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