MODEF Notre organisme vise à défendre les exploitants familiaux pour une agriculture rémunératrice,...

Lettre ouverte à Mme la ministre de l'Agriculture sur la sécheresse et la canicule Madame la Ministre, Nous voulons vous...
24/06/2026

Lettre ouverte à Mme la ministre de l'Agriculture sur la sécheresse et la canicule

Madame la Ministre,

Nous voulons vous interpeller sur la sécheresse et la canicule hors normes que nous sommes en train de subir.

Le 23 juin 2026, la France vient de vivre de très loin la journée la plus chaude depuis 1900 avec en moyenne nationale autour de 30°C avec des températures spectaculaires de 44 à 45 °C sur plusieurs départements. Nous sommes seulement qu’au mois de juin !

Cette canicule plonge les paysan.nes dans l’inconnu. La dernière référence était celle de 2003. À cette époque, les fortes chaleurs étaient en août, les jours étaient plus courts et le cycle de végétation des cultures était arrivé à la maturité.

L’année 2026 est une année très difficile pour l’Agriculture. En février, nous avons connu une période avec beaucoup de pluie, un gros coup de chaud à la fin mai et une canicule depuis sept jours.

Les récoltes sont catastrophiques en fourrages et en céréales. Les premiers rendements en blé tendre sont autour de 40 quintaux par hectare contre 74,2 quintaux par hectare en 2025 et 60,9 quintaux par hectare en 2024. Les rendements d’orge d’hiver et de colza sont attendus à la baisse.

Les premières récoltes de foin, réalisées à partir de la fin mai, présentent des qualités satisfaisantes. En revanche, les coupes effectuées après l’épiaison des graminées affichent des valeurs alimentaires modestes. Les rendements sont inférieurs aux moyennes habituelles dans de nombreuses régions (Limousin, Auvergne, Aquitaine et Occitanie). Le déficit pluviométrique annoncé pour les semaines à venir va limiter le potentiel des repousses et les possibilités de fauche de regains.

Selon l’agro-climatologue Serge ZAKA, « il devient très probable que la végétation du Centre-Ouest de la France subisse une conjonction rarissime de facteurs physiques conduisant à une HWFD (Heat Wave Flash Drought), plus communément appelée « sécheresse éclair » ou « effet sèche-cheveux » avec des températures dépassant 42°C, une humidité relative inférieure à 20 % et des vents supérieurs à 30 km/h. Cette combinaison extrême accélère brutalement l’évapotranspiration et l’assèchement de la végétation. »

La sécheresse et la canicule menacent une nouvelle fois nos exploitations. Depuis des années, le MODEF dénonce des politiques qui sacrifient progressivement notre capacité de production. Artificialisation des meilleures terres agricoles, multiplication des projets de méthanisation, développement de l’agrivoltaïsme sur des surfaces productives, disparition de terres agricoles au profit d’autres usages : autant de décisions qui réduisent notre potentiel nourricier et fragilisent notre souveraineté alimentaire.

On ne peut pas d’un côté accepter la disparition des terres nourricières et, de l’autre, s’étonner du manque de fourrage et de stocks lorsque survient une crise climatique.

Pour le MODEF, l’urgence n’est pas seulement de compenser les conséquences de la crise, mais d’agir sur ses causes. Nous demandons :
- Un fonds d’urgence pour les pertes de récolte y compris pour les non assurés (la part de la SAU couverte par une assurance récolte est limitée à 22,8 % en 2025 dont seulement 8,1 % en prairies),
- L’activation du régime des calamités agricoles pour tout le monde,
- Une évaluation des dégâts sur toutes les cultures y compris les fruits et légumes auprès des services préfectoraux,
- Une aide exceptionnelle aux transports des fourrages, de la paille et des céréales entre régions (la Commission européenne a débloqué la réserve agricole pour cinq États membres sauf pour la France par des phénomènes climatiques défavorables),
- La création d’un régime mutuel d’assurance public aléas climatiques, sanitaires et environnementaux (l’assurance multirisque climatique (MRC) est inadaptée, les taux de couverture restent très éloignés des objectifs prévus par le législateur et la progression des surfaces assurées a reculé en 2025 !),
- Une politique ambitieuse de souveraineté alimentaire adaptée à l’Agriculture familiale et non à votre objectif d’intensifier et industrialiser l’Agriculture,
- L’arrêt de l’artificialisation des sols y compris l’agrivoltaïsme et la méthanisation,
- L’arrêt d’introduire 15 % de cultures alimentaires et énergétiques dans les méthaniseurs.

Notre métier est de produire, de nourrir et de faire vivre nos territoires. Une agriculture sans terres nourricières, sans stocks et sans autonomie alimentaire n’a pas d’avenir. Le MODEF continuera à défendre une agriculture familiale, des prix rémunérateurs, la préservation des terres agricoles et l’avenir des paysan.nes.

Recevez, Madame la Ministre, l’expression de notre considération.


Victoire VIOLANES
Co-Présidente du MODEF

Frédéric MAZER
Co-président du MODEF

CHLORDÉCONE : LE COMBAT JUDICIAIRE DOIT CONTINUER La Cour d’appel de Paris, a confirmé, le 22 juin, le non-lieu dans l’a...
24/06/2026

CHLORDÉCONE : LE COMBAT JUDICIAIRE DOIT CONTINUER

La Cour d’appel de Paris, a confirmé, le 22 juin, le non-lieu dans l’affaire du chlordécone. Le MODEF est scandalisé par cette annonce ! Ce pesticide a été utilisé pendant plusieurs décennies dans les bananeraies en Guadeloupe et en Martinique en dépit des alertes sur sa nocivité (pollution massive des sols, des eaux et développement de cancers sur la population antillaise).

Cette décision judiciaire suscite une profonde incompréhension et une vive déception parmi les victimes, les associations, les défenseurs de l’environnement, mais également au sein du monde agricole. Beaucoup espéraient que les responsabilités puissent être établies devant une juridiction pénale afin que toute la lumière soit faite sur ce scandale sanitaire et environnemental majeur.

Pour le MODEF, cette affaire met en évidence les limites du système lorsqu’il s’agit de reconnaître les conséquences de choix agricoles, économiques et politiques ayant eu des répercussions durables sur les territoires et les populations des Antilles.

Le syndicat rappelle que les agriculteurs eux-mêmes ont souvent été exposés au chlordécone dans l’exercice de leur activité et qu’ils figurent parmi les premières victimes de cette contamination. Il estime indispensable que les préjudices subis par les travailleurs agricoles, leurs familles et l’ensemble des populations concernées soient pleinement reconnus.

Le MODEF considère également que la question de la responsabilité des autorités ayant autorisé ou maintenu l’utilisation de ce produit malgré les alertes scientifiques ne peut être éludée. Au-delà de la décision judiciaire, les attentes en matière de vérité, de réparation et d’accompagnement des territoires touchés demeurent fortes.

Plus que jamais, le débat sur les conséquences sanitaires, environnementales, sociales et économiques de la contamination au chlordécone reste d’actualité en Guadeloupe et en Martinique. Le MODEF réaffirme sa solidarité avec les populations concernées et appelle à poursuivre les efforts en faveur de la réparation des préjudices, de la protection de la santé publique et du soutien à une agriculture respectueuse de l’environnement et surtout de l’humanité .

Angoulême, le 23 juin 2026

Frédéric MAZER
Co-Président du MODEF National

Victoire VIOLANES
Co-Présidente du MODEF National

24/06/2026

👨‍🌾 𝐋𝐞 𝐌𝐎𝐃𝐄𝐅 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬.

Dans un communiqué commun, le MODEF et l'AFPC dénoncent la politique de contrôle engagée concernant les produits alimentaires issus du chanvre à actifs.

Pour les deux organisations, cette orientation menace directement l'activité de nombreuses exploitations agricoles françaises qui ont investi depuis plusieurs années dans une production légale, traçable et créatrice de valeur dans les territoires.

Alors que l'agriculture française traverse une crise profonde du revenu, cette décision remet en cause l'un des rares débouchés agricoles en développement dans plusieurs régions.

Le MODEF et l'AFPC considèrent également qu'il s'agit d'une erreur de ciblage : tandis que les professionnels alertent depuis plusieurs années sur le développement des cannabinoïdes de synthèse et de produits importés insuffisamment contrôlés, ce sont aujourd'hui les producteurs français qui se retrouvent fragilisés.

Les deux organisations demandent au Gouvernement de suspendre cette politique de contrôle et d'ouvrir sans délai une concertation avec les représentants de la filière.

📄 Communiqué complet en commentaire.

NTG, Le Parlement européen sacrifie les paysansLe Parlement européen vient de voter en faveur de la proposition de dérég...
18/06/2026

NTG, Le Parlement européen sacrifie les paysans

Le Parlement européen vient de voter en faveur de la proposition de déréglementation des plantes génétiquement modifiées par nouvelles techniques génomiques (NTG).

Pour le MODEF, l’Union Européenne a trahi les agriculteur.rice.s, les consommateur.rice.s et les PME semencières, en renonçant à sa souveraineté alimentaire et semencière et en sacrifiant le secteur garanti sans OGM.
Ce nouveau règlement sur les NTG supprime toutes les obligations qui prévoyaient étiquetage et traçabilité. Obligations obtenues à la suite des mobilisations paysannes et citoyennes des années 2000.

Le Parlement européen s’est incliné devant les multinationales semencières et biotechnologiques, qui veulent imposer le brevet en Europe.

Sans traçabilité, ces brevets pourront s’étendre à des plantes issues de sélection conventionnelle. Pas un seul amendement visant à clarifier le droit européen du brevet n’a été adopté. Les agriculteur.rice.s et les entreprises semencières pourront être poursuivis de manière abusive pour contrefaçon de brevet, en cas de contamination accidentelle, ou si leurs semences contiennent naturellement un trait similaire à ceux obtenus par nouvelles techniques génomiques brevetées.

Le nouveau règlement NTG ouvre la voie à la privatisation généralisée des ressources génétiques par une poignée d’entreprises semencières. Ce sera une catastrophe pour tout le secteur agricole qui aura des difficultés à trouver des semences non brevetées et adaptées à leurs pratiques.

Ce nouveau règlement ne tient pas la route sur le plan juridique et scientifique. Son incompatibilité avec certaines dispositions des traités européens et avec les obligations internationales de l’UE en matière de réglementation des OGM (Protocole de Carthagène) sont autant de faiblesses qui permettront de contester cette déréglementation inacceptable.

Le MODEF appelle les États membres de l’UE qui se sont opposés à cette déréglementation à intenter une procédure d’annulation du règlement devant la Cour de Justice de l’Union européenne.

Angoulême, le 17 juin 2026

Les Co-Présidents du MODEF :
Frédéric MAZER Victoire VIOLANES
06 42 36 02 43 +590 690 45 77 75

🎊Fête de l'Agriculture familiale 🎊📅Samedi 18 juillet 2026 à Davignac en Corrèze à partir de 10hProgramme :✔️Randonnée✔️D...
17/06/2026

🎊Fête de l'Agriculture familiale 🎊

📅Samedi 18 juillet 2026 à Davignac en Corrèze à partir de 10h

Programme :

✔️Randonnée
✔️Démonstration de chiens de troupeaux
✔️Conduite de tracteurs et tracteurs à pédales
✔️Exposition de lapins 🐰
✔️Débat : L'Agriculture familiale peut-elle nourrir le monde?

Repas à partir de midi

Remise de la médaille du mérite agricole par Jean Mouzat (ancien président du MODEF national) à Pierre COURET (président...
13/06/2026

Remise de la médaille du mérite agricole par Jean Mouzat (ancien président du MODEF national) à Pierre COURET (président du MODEF Creuse) à St Agnant de Versillat (23)

Pierre est engagé depuis plusieurs années pour défendre les paysans et l Agriculture familiale.

Félicitations à Pierre

Merci à Karine pour les photos

OUI À LA PROPOSITION DE LOI SUR LES RETRAITES AGRICOLESLes trois quarts des retraités non-salariés agricoles ont des ret...
27/05/2026

OUI À LA PROPOSITION DE LOI SUR LES RETRAITES AGRICOLES

Les trois quarts des retraités non-salariés agricoles ont des retraites mensuelles en dessous du seuil de pauvreté comprises entre 451 € et 990 euros par mois. Malgré les avancées des lois dites Chassaigne 1 et 2, l’Agriculture reste le secteur qui a le niveau de retraite le plus faible de toutes les catégories socio-professionnelles avec d’importantes disparités entre les femmes et les hommes.

Les avancées législatives obtenues dans les lois « Chassaigne » 1 et 2 ont été minorées à cause des mesures d’écrêtement du gouvernement. Aujourd’hui, plus de 100 000 retraités agricoles ne bénéficient pas de la revalorisation de leur retraite complémentaire au motif qu’ils ont cotisé à plusieurs régimes de retraite.

Ce mercredi 27 mai 2026, débute l’examen de la proposition de loi de Julien BRUGEROLLES « portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites », en commission des affaires sociales.

Cette proposition de loi va permettre de corriger les injustices qui demeurent pour l’ensemble des retraités agricoles actuels, particulièrement les femmes, les veuves, les veufs et anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux.

Le MODEF est favorable à cette proposition de loi ! L’article 1 concerne la suppression du mécanisme d’écrêtement. Nous sommes favorables à cet article afin de permettre une revalorisation de pensions de retraites pour les 100 000 personnes exclues du dispositif.
Le montant de la revalorisation de 75 à 85 % du SMIC net agricole avait permis fin 2021 d’augmenter de 105 euros en moyenne les pensions de plus de 200 000 bénéficiaires. Le MODEF continue à revendiquer une retraite à hauteur du SMIC net pour une carrière complète tous régimes confondus. L’article 2 prévoit l’exonération de certains prélèvements sociaux (CSG, CRDS et CASA) des revalorisations de pensions obtenues par les retraites complémentaires obligatoires agricoles. Cette mesure est portée par le MODEF depuis plusieurs années.

Le MODEF mène une bataille avec acharnement depuis sa création sur la question des retraites. Nous exigeons une retraite à 60 ans avec une durée de cotisations à 37,5 ans !

Angoulême, le 27 mai 2026

Angélique THIALLIER
Vice-Présidente du MODEF national

GNR ET ENGRAIS : DES ANNONCES INSUFFISANTESLa porte-parole du gouvernement a annoncé, jeudi 21 mai 2025, la prolongation...
22/05/2026

GNR ET ENGRAIS : DES ANNONCES INSUFFISANTES

La porte-parole du gouvernement a annoncé, jeudi 21 mai 2025, la prolongation pour les trois prochains mois de la prise en charge de 15 centimes d’euros par litre sur le Gazole Non Routier (GNR). Pour les engrais, la Ministre de l’Agriculture essaie d’obtenir une aide européenne.

Ces nouvelles annonces restent très insuffisantes ! La hausse du GNR se situe entre 60 et 80 % pour tous les paysan.nes. 88 % des exploitations agricoles utilisent du GNR. La charge de GNR est une charge constante pour les fermes agricoles. Elle représente 3 % des charges et s’élève en moyenne à 8 732 € en 2024.

La grande distribution et les industriels refusent de rouvrir les négociations commerciales alors que les coûts de production ont augmenté à cause du conflit au Moyen-Orient.

En bovin viande, les prix des animaux ont chuté entre 200 à 350 € par bovin. Les cours des produits laitiers ont connu un repli important sur les six derniers mois et les charges flambent (+ 19€/1 000 litres) avec la guerre au Moyen-Orient.

Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale montre les pratiques abusives de la grande distribution au détriment des paysan.nes et des consommateurs. « Les stratégies commerciales, qui combinent des objectifs de rentabilité, positionnement concurrentiel et attractivité commerciale, conduisent à une construction du prix souvent déconnectée des coûts réels des produits. »

La commission a mis en évidence un contournement des lois françaises en particulier les lois EGalim. En effet, les centrales européennes sont devenues l’outil favori des distributeurs pour contourner la loi française au profit des droits étrangers.

Nous revendiquons :
- La réouverture des négociations commerciales avec l’instauration des prix minimums garanti par l’État,
- L’application d’un coefficient multiplicateur sur l’ensemble des produits alimentaires,
- Le blocage du GNR à 1 euro pour les fermes familiales pendant la crise. Le niveau moyen de consommation des exploitations creusoises est de 11 000 l/an ce qui représente environ 90 l/ha (statistiques issues des données de demande de remboursement de GNR réalisées auprès de la DDFIP).
- La limitation des marges des distributeurs de carburant,
- Le blocage temporaire des prix de l’énergie.

Angoulême, le 22 mai 2026

Valérie CHABRERIE

Le MODEF interpelle les députés et les sénateurs du NFP sur le projet de loi d'urgence pour la protection et la souverai...
19/05/2026

Le MODEF interpelle les députés et les sénateurs du NFP sur le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole !

Le projet de loi sera examiné à l'Assemblée nationale cette après-midi, mardi 19 mai.

Colloque sur les 80 ans du statut du fermage Mardi 28 avril 2026 à Chanteix Le 13 avril 1946, la loi sur le statut du fe...
13/05/2026

Colloque sur les 80 ans du statut du fermage
Mardi 28 avril 2026 à Chanteix

Le 13 avril 1946, la loi sur le statut du fermage et du métayage était adoptée par les députés et venait modifier l’ordonnance du 17 octobre 1945, conformément à la ligne directrice impulsée par le programme du Conseil national de la Résistance. Ce statut, dont les premières discussions avaient eu lieu sous le Front Populaire.

En 1946, le statut du fermage répond à une aspiration sociale forte et à une nécessité d’augmenter la production agricole. Il permet le passage d’une agriculture de propriétaires à une agriculture de producteurs. Il ouvre l’Agriculture à une révolution sociale, économique et technique.

Dans les années 1946, la FNSEA a été créé pour participer à la modernisation de l’Agriculture, à la définition de la politique agricole et sa mise en œuvre (cogestion) en acceptant l’élimination des petites unités. Le MODEF s’est créé en 1959 car il s’opposait justement à l’élimination des plus faibles !

En 1960-62, les deux autres piliers de la politique des structures voient le jour, autour de la référence de l’exploitation familiale avec les commissions anti-cumul et les SAFER (droit de préemption en 1962) qui contrôle le marché des terres agricoles.

Le taux de fermage a doublé en 80 ans, il était à 32 % en 1942 et en 2020 il est supérieur à 63 % ! Le fermage permet au fermier de ne pas immobiliser de capital de la terre.

Par contre, il y a des effets collatéraux, le fermage est le mode de faire valoir privilégiant la concentration des terres. En effet, le taux de fermage a augmenté pour toutes les tranches de surfaces de plus de 50 ha. Les grosses exploitations sont souvent scindées en plusieurs entités (SCEA, SA, EARL …). En 2023, les SCEA utilisent 16 % de la surface agricole.

Le MODEF se bat pour une agriculture familiale et s’oppose à une agriculture de firmes avec une concentration des terres.

Plusieurs propositions ont été évoqués lors de cette conférence :
- Développer le statut du métayage notamment pour la viticulture,
- Augmenter les baux cessibles pour les hors cadre familial afin d’installer des paysan.nes non issus du milieu agricole (NIMA),
- Prévoir une exonération intégrale d’impôt pour le cédant pour un bail à long terme lors d’une transmission de ferme,
- Accentuer le bail rural à clauses environnementales (BRE),
- Renforcer le cadre commun du statut du fermage,
- Demander une étude sociologique des bailleurs.

Adresse

14 Boulevard Aquitaine
Angoulême
16000

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 17:30
Mardi 08:00 - 17:30
Mercredi 08:00 - 17:30
Jeudi 08:00 - 17:30
Vendredi 08:00 - 16:30

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