20/09/2025
★ "LE LARRON"
Sublimée quoique déjà sublime en elle-même, l'œuvre énigmatique de Jean Camille NASSON (descendant de Toussaint L'OUVERTURE), prend de la hauteur. Une pose et une pause. De Haïti hiératique au Bénin rhizomique...
Pourquoi le larron ? Pourquoi ce titre pour un crucifix ! L'artiste n'a probablement pas senti ni le besoin ni l'envie de l'expliquer durant son très court mais prolifique séjour sur terre. Pas d'explication authentique donc, moins encore authentifiée. Nous allons juste en esquisser une. Car, l'œuvre d'art vie aussi à travers le regard de l'observateur...
Probablement rien de religieux. Contre toute attente. Juste une page d'histoire. Provocatrice tout de même ! Celle que propose l'artiste dans une lecture philosophique, objective.
Car au jour devenu seulement plus t**d, plusieurs siècles après, "celui de la Passion" pour les chrétiens, ce jour-là, pour les commis de Ponce Pilate, leur travail consistait juste à crucifier trois larrons, trois fautifs selon la loi romaine. Crucifier comme on guillotine. Sans état d'âme. C'est le job...
Aucun larron, fût-il devenu plus t**d le Christ des croyants, n'était ni philosophiquement ni objectivement plus important que l'autre. Les torts reprochés n'étaient sûrement pas les mêmes. Mais tous étaient passibles de la crucifixion...
L'un des plus beaux voyages qu'aurait aimé accomplir Jean Camille NASSON, c'est, à n'en point douter, celui de Haïti au Bénin. Notamment à Allada, lieu de naissance du Général et homme d'État Toussaint L'OUVERTURE. Hélas, le sort en décida autrement. Mais son œuvre, elle, l'a fait. Et elle y demeurera. Elle appartient désormais au patrimoine béninois.
Legs d'une association de patriotes afro-descendants et d'intellectuels français engagés, elle attend, sereine, au siège de notre Association franco-béninoise, le GEA PERSPECTIVES à Cotonou...
Elle attend que soient réunies les conditions pour sa présentation au public béninois.