23/10/2026
La rune Tiwaz (ᛏ)
La rune de Týr
Cette rune porte le nom du dieu Týr, Tîwaz en proto-germanique. Elle appartient au futhark ancien. Les poèmes runiques norvégien et islandais lui associent le dieu manchot, celui qui a laissé sa main dans la gueule du loup Fenrir pour que les Ases puissent l'enchaîner. Cette image est celle d'un serment tenu, au prix d'un sacrifice personnel.
On la grave aussi sur les armes. Dans le Sigrdrífumál, la valkyrie conseille de tracer des "runes de victoire" sur la garde de l'épée et de nommer Týr deux fois. Les runologues y voient en général une allusion à cette rune, et les doubles ou triples Tiwaz gravés sur certains objets y font écho. Il faut le dire avec prudence : ce poème n'est conservé que dans un manuscrit du XIIIe siècle et son interprétation reste débattue.
Au XXe siècle, la SS en a fait sa "rune de combat" (Kampf-Rune), insigne du chef au combat. Elle apparaît sur l'emblème de son service de recrutement, sur la division « 30 Januar », et elle remplaçait la croix sur les tombes de ses hommes. Cette lecture, "commandement et force armée", appartient à la SS.
RIEN dans les sources anciennes ne la porte.
La rune Tiwaz, elle, est d'abord un nom de dieu, associé au serment, à la justice et à la victoire que l'on demande, et que les païens d'aujourd'hui portent toujours pour honorer Týr.
NE LAISSONS PAS LES NEONAZ* PILLER A NOUVEAU LES SYMBOLES D'UN PEUPLE.