Courir pour TOM

Le 25 Juin 2007 Tom vient au monde sans aucune anomalie. Quinze jours après sa naissance, première visite chez son médecin traitant qui après une auscultation découvre une chute du rythme cardiaque sur un battement de cœur anormal. Tom est hospitalisé pour un simple enregistrement cardiaque. On découvre chez lui une cardiomyopathie (son coeur était plus gros que la normal )

Nous reparlons alors

du cas d'Elisa, sa cousine atteinte de la maladie de pompe, et par acquis de conscience les médecins décident de procéder à un test génétique . Le diagnostique tombe tel un coup de masse sur nos têtes. Tom est atteint de glycogénose type II (maladie de pompe). N'en croyant pas nos oreilles, cela nous paraissait invraisemblable, tout comme les médecins, mais il fallait bien se rendre a l'évidence Tom était malade. Le 27 Juillet 2007 nous sommes attendus au centre des maladies métaboliques de Lyon où Tom recevra sa première perfusion d'enzymes. Il fut le premier enfant à bénéficier si tôt du traitement. (perfusion d'un enzyme de synthèse en remplacement de l'enzyme manquant)
Ce traitement ne guérit pas la maladie mais il a sauvé Tom. Petit à petit son coeur est redevenu normal. Puis Tom a rencontré d'énormes difficultés respiratoires , qui se sont traduites par des insuffisances et des arrêts cardio-respiratoires à répétitions . Plusieurs intubations on été nécessaires. Depuis Tom a été trachéotomisé et se trouve sous assistance respiratoire toutes les nuits afin de conserver ses muscles pulmonaires. Sur le plan musculaire Tom bénéficie de séances kiné-motrice qui s’avèrent de plus en plus difficiles. De plus il continue son traitement enzymatique sous forme de perfusions qui ont lieu tous les
quinze jours à l'hopital de DIJON . Tom ne marche pas, ne se dresse pas, a une faible force musculaire . Sur un plan neurologique Tom est un enfant normal et très intelligent. Il utilise beaucoup l'informatique pour jouer , apprendre et communiquer car depuis la trachéotomie il ne peut malheureusement pas parler . Grâce à l'association , il bénéficie entre autre d'une tablette tactile avec un logiciel dédié à la communication sous forme de pictogrammes sonores . Depuis le 18 Septembre 2012 Tom est également gastrostomisé . En effet l'un des problème majeure de cette pathologie est une mauvaise déglutition . Tom ne se nourrissait pas comme il faut et une partie de ses aliments pouvait se retrouver dans les poumons ce qui entrainait des problèmes importants. depuis cette intervention , Tom qui stagnait à un poids très bas depuis plusieurs années ,
a enfin grossi (plus de 3kg en 2 mois)


Une association (courir pour Tom et ses amis) existe depuis 2003. Les dons recueillis permettent à Tom , Elisa ainsi qu'à d'autres enfants malades de bénéficier d'aides , d'appareillages (ou autres) qui la plus part du temps sont mal pris en charge par la sécurité sociale et nous permettent de garder un espoir quant à leurs évolutions. Chaque jour qui passe est une victoire sur la maladie. Leur joie de vivre malgré leur souffrances quotidiennes nous donne une sacrée leçon de vie.

Merci de partager le plus possible ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️C’est officiel je fais La Veni Vici pour Courir pour TOM 🏃🏻Po...
01/09/2026

Merci de partager le plus possible

❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

C’est officiel je fais La Veni Vici pour Courir pour TOM 🏃🏻

Pourquoi courir pour lui ?
Parce qu’en 2012, un artiste, Franck Dubosc Officiel, a parlé du combat de ce petit gars et de ses parents. Son papa, Régis, était son ingénieur lumière. C’est alors que j’ai suivi ce petit gars via les réseaux sociaux.

Début 2017, je me lance un challenge faire L'Ultra Marin, 175km autour du Morbihan.

En pleine préparation, je vois une photo de soutien avec écrit « Pour toi Réré » postée sur les réseaux sociaux ou toute une équipe d’artiste autour de CHRISTOPHE MAE.

De là, je comprends que courir pour ce petit gars sonne comme une évidence.

Je sollicite un pote Max, ingénieur lumière, et je me dis que ce milieu est petit et que peut être il le connait. Automatiquement il me mets en relation avec F***y, la sœur de Tom.

De ce début d’histoire sont nés des ultra trails pour Tom, et la sollicitation de nombreux artistes, merci à eux : Yasmine Kyd, Yarol Poupaud, L.E.J, Morgane Imbeaud, Aystone, Franck Dubosc, Aurélie Jieff, Jean-François ORICELLI, M Pokora, Hiro Magie, Bagad de Vannes Melinerion, Pascal Lamour, Jean-michel Fournereau…

Dans 2 mois, je cours pour ce petit gars, entre Uzès et Nîmes, 87 km parce que dans les yeux de Tom il y a de l’espoir, dans la force de sa maman il y a de l’amour, alors faite que la cagnotte que je mettrai prochaine en ligne soit à la hauteur de cet AMOUR… Merci à vous !

Si ces artistes veulent se joindre au projet et donner des lots dédicacés pour faire monter la cagnotte alors n’hésitez pas à me contacter, merci pour lui…
Paco

❤️ Des nouvelles de Tom… parce que ces dernières semaines ont été particulièrement mouvementées.Je prends enfin le temps...
23/08/2026

❤️ Des nouvelles de Tom… parce que ces dernières semaines ont été particulièrement mouvementées.

Je prends enfin le temps de vous donner quelques nouvelles de Tom, même si je ne savais pas vraiment par où commencer tellement les dernières semaines ont été chargées.

Pour résumer : décompensations, passages à l’hôpital, problèmes de nutrition, troubles digestifs, épisodes de tachycardie importants, problèmes hormonaux, calculs urinaires… et surtout, de nouvelles inquiétudes autour de ses cures de Nexviadyme.

Tom a traversé plusieurs épisodes assez impressionnants ces dernières semaines. Son rythme cardiaque est parfois monté très haut, avec des périodes prolongées autour de 120, 140 et parfois davantage. Il y a eu beaucoup de fatigue, des sueurs, des épisodes où il était très chaud et rouge, et des moments où il était vraiment difficile de savoir ce qui se passait et surtout ce qui déclenchait ces décompensations.

Nous avons également eu de gros soucis digestifs après des erreurs autour de sa nutrition, avec notamment des épisodes de diarrhées importantes. Son alimentation a dû être r***e et adaptée.

À cela se sont ajoutés les problèmes liés à son insuffisance surrénalienne, avec des cortisol très bas et des adaptations de son hydrocortisone selon les périodes, notamment avec des doses de stress lors des épisodes de décompensation.

Et puis les examens ont également retrouvé plusieurs calculs rénaux ainsi qu’un gros calcul dans la vessie. Encore une chose à surveiller et à gérer dans un organisme déjà très fragilisé.

Mais ce qui me préoccupe particulièrement aujourd’hui concerne les cures de Nexviadyme.

Depuis plusieurs mois, Tom tolère moins bien ses perfusions. Et nous avons récemment découvert qu’un filtre de 1,2 micron avait été utilisé pour une partie d’une cure, alors qu’il nous a été indiqué qu’un filtre de 0,2 micron était recommandé pour l’administration de son traitement.

Ce n’est qu’en cours de perfusion que nous nous en sommes aperçus.

Je ne peux évidemment pas affirmer que ce mauvais filtre est responsable des réactions de Tom, et je ne veux pas tirer de conclusions médicales à la place des médecins. Mais forcément, quand on constate que les problèmes de tolérance sont apparus dans cette période, après un changement de prestataire et de matériel, on se pose énormément de questions.

Et derrière cette histoire de filtre, il y a une inquiétude encore plus importante : est-ce que ces problèmes de tolérance pourraient avoir provoqué une nouvelle réaction immunitaire chez Tom ?

Autrement dit, est-ce qu’il aurait pu recommencer à fabriquer des anticorps contre l’enzyme ?

⚠️ Pour le moment, nous n’en savons absolument rien. Ce n’est qu’une inquiétude et aucune nouvelle présence d’anticorps n’est confirmée.

Son neurologue est actuellement en vacances et n’a donc pas encore été informé de tout ce qui s’est passé. Il le sera dès son retour, et c’est avec lui que nous verrons ce qu’il faut mettre en place, notamment concernant d’éventuels dosages enzymatiques et la recherche d’anticorps.

Pour l’instant, aucun rendez-vous n’est programmé pour cela.

En septembre, nous retournons à Bordeaux pour des rendez-vous qui vont être particulièrement importants.

Tom aura notamment un bilan cardiologique complet, après tous ces épisodes de tachycardie et ces décompensations qui se sont succédé ces derniers mois.

Il aura également un bilan pneumologique, qui est lui aussi très important compte tenu de sa trachéotomie, de sa ventilation et de tout ce qu’il vient de traverser.

Nous espérons vraiment que ces bilans permettront de faire le point et de comprendre où en est Tom après cette période très compliquée.



💉 Concernant également la rupture de stock de Nexviadyme dont je vous avais parlé dans mon précédent post :

J’avais partagé les informations que j’avais pu obtenir directement auprès de Sanofi, parce que je voulais transmettre quelque chose de fiable et non une information qui circulait simplement de personne en personne.

Vous avez été nombreux à me demander comment j’avais réussi à avoir un contact direct.

Je crois que c’est difficile à expliquer autrement que par ces plus de 20 années passées avec la maladie de Pompe.

Tom a commencé avec le Myozyme. J’ai connu la mise en place des traitements, les évolutions, les changements, les difficultés d’approvisionnement, les différents interlocuteurs… Au bout de plus de vingt ans dans ce parcours, forcément, des contacts se créent et certaines portes finissent par s’ouvrir.

Mais pour répondre à ceux qui me l’ont demandé : non, je ne donnerai pas le fameux 06 que j’ai en ma possession. 😅

Pas parce que je veux garder les informations pour moi, bien au contraire.

Mais si tout le monde commence à appeler directement ce contact, il risque rapidement de ne plus être utilisable.

Alors soyez rassurés : si j’obtiens la moindre information fiable concernant l’approvisionnement du Nexviadyme, je vous la communiquerai. Je préfère vérifier les informations directement auprès des bonnes personnes plutôt que de relayer des rumeurs qui pourraient inquiéter inutilement les familles.



🦽 Et comme si tout cela ne suffisait pas, nous avons également un énorme problème avec le matériel de Tom.

Tout son matériel est aujourd’hui devenu complètement obsolète par rapport à ses besoins.

Nous avons donc un rendez-vous pour essayer d’obtenir une prise en charge afin de pouvoir renouveler son fauteuil électrique, son fauteuil mécanique, mais également refaire une coque-corset très spécifique, adaptée à sa morphologie actuelle.

Et là encore, il faut que ça avance vite.

Parce qu’aujourd’hui, concrètement, nous ne pouvons même plus nous déplacer correctement.

Le matériel de Tom est indispensable à son quotidien. Ce n’est pas simplement une question d’avoir un fauteuil plus récent ou plus confortable. Il faut du matériel adapté à son évolution, à sa posture, à son installation et à ses besoins médicaux.

Et pour le moment, je ne sais absolument pas comment tout cela va se passer ni combien de temps il faudra pour obtenir les prises en charge et les nouveaux équipements.



Alors voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Tom est à la maison. Il reste fragile, très fatigué, mais nous avançons.

De mon côté, je dois bien avouer que je suis épuisée. Ces dernières semaines m’ont énormément éprouvée. Il faut être partout à la fois : les soins, les traitements, les perfusions, les médecins, les hôpitaux, la nutrition, le matériel, les rendez-vous, les dossiers… et toujours cette peur de passer à côté de quelque chose.

Après plus de vingt ans à accompagner Tom, j’ai appris à être attentive au moindre détail. Mais parfois, j’aimerais simplement pouvoir être sa maman sans devoir constamment être aussi infirmière, coordinatrice, secrétaire, logistienne et enquêtrice. ❤️

Je me suis un peu mise en retrait ces dernières semaines parce que je n’avais tout simplement plus l’énergie de tout raconter.

Mais je voulais que vous sachiez où nous en sommes.

Septembre va être important pour Tom : son cœur, ses poumons, son traitement, la suite des examens, le retour de son neurologue et, je l’espère, des réponses à toutes les questions que nous nous posons aujourd’hui.

En attendant, on avance doucement.

Un jour après l’autre.

Et comme toujours… on se bat pour Tom. ❤️

Merci à tous ceux qui prennent de ses nouvelles, qui nous écrivent, qui pensent à lui et qui continuent à nous soutenir depuis toutes ces années.

Vous êtes nombreux à être là depuis très longtemps, certains depuis le tout début de notre histoire avec la maladie de Pompe.

Et ça, je ne l’oublie pas

Si vous souhaitez nous aider et nous soutenir ❤️, vous pouvez nous retrouver ici :

https://www.la-petite-fabrique-de-celinetom.fr/?fbclid=IwQ0xDSwK-bxVleHRuA2FlbQIxMQABHgIklVV7QJdymo9wxrA-zWrzgXoNv8-8kK8fYgoEBury_x2ZdYhH96SnDn2z_aem_RUkju82OpavUVE64YeDAug

⚠️ NEXVIADYME : IL FAUT RÉTABLIR LA VÉRITÉ SUR LA PÉNURIE ACTUELLEJe souhaite partager avec vous des informations que j’...
18/08/2026

⚠️ NEXVIADYME : IL FAUT RÉTABLIR LA VÉRITÉ SUR LA PÉNURIE ACTUELLE

Je souhaite partager avec vous des informations que j’ai obtenues directement auprès de Sanofi, que j’ai appelé hier pour un tout autre problème concernant les filtres utilisés lors des perfusions de Tom.

Puisque j’avais le laboratoire directement au téléphone, j’en ai profité pour poser toutes les questions que nous nous posons actuellement concernant la disponibilité du Nexviadyme.

Et je pense qu’il est important de partager ces informations, parce que je vois circuler énormément de choses et parfois beaucoup de contre-vérités.

🔴 D’où vient réellement cette crise ?

Sanofi m’a expliqué que la situation actuelle est notamment liée à l’arrêt de l’ancienne version du traitement, le Myozyme/Lumizyme, et au passage progressif de nombreux patients vers le Nexviadyme.

Des milliers de patients dans le monde se sont donc retrouvés à passer sur le Nexviadyme, ce qui a provoqué une augmentation très importante et très rapide de la demande.

Le problème, c’est que la production ne peut pas augmenter du jour au lendemain.

Sanofi m’a expliqué qu’il faut environ trois mois entre le lancement d’une fabrication et la possibilité de fournir les doses, et qu’au moment où des milliers de patients ont basculé vers le Nexviadyme, la production n’a tout simplement pas pu suivre immédiatement cette explosion de la demande.

C’est donc aujourd’hui un véritable goulot d’étranglement de production et d’approvisionnement.

Et surtout, contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, ce n’est pas simplement une histoire d’argent, de prix ou de prise en charge par la France.

👉 La problématique est mondiale.

🟠 Et concernant le Myozyme ?

Sanofi m’a également indiqué qu’il existe des réserves de Myozyme qui peuvent permettre, lorsque cela est nécessaire, d’assurer un relais temporaire pour certains patients en attendant que la production de Nexviadyme puisse répondre à nouveau à la demande.

Des mesures particulières ont donc été mises en place face à cette situation exceptionnelle.

❤️ Et pour Tom ?

Je veux aussi vous rassurer : j’ai réussi à sécuriser les prochaines cures de Tom pour le moment.

Je vais donc pouvoir continuer son traitement et je vais évidemment continuer à suivre cette situation de très près.

Je reviendrai vous donner des nouvelles de Tom et vous partagerai les informations que j’aurai au fur et à mesure.

Je fais cette publication simplement parce que je pense qu’il faut rétablir la vérité.

Il y a des patients partout dans le monde qui dépendent de ce traitement. Derrière les chiffres et les problèmes de production, ce sont des personnes malades, des familles et des vies qui sont concernées.

🙏 Je vous demande donc de partager cette publication au maximum.

Ce n’est pas une question d’argent.

Ce n’est pas simplement une question de prise en charge française.

Et ce n’est pas un problème limité à la France.

👉 Cette situation d’approvisionnement concerne le Nexviadyme à l’échelle mondiale.

Merci à toutes les personnes qui continueront à soutenir Tom et toutes les familles concernées par la maladie de Pompe. ❤️

Je vous donnerai des nouvelles très bientôt. ❤️
Merci
de partager un maximum

Merci de faire suivre ❤️❤️
10/08/2026

Merci de faire suivre ❤️❤️

Bientôt ⏰ pour Tom 👊🏻
Courir pour TOM

Et nous, alors… à quoi ressemblent nos vacances aujourd’hui ? À vrai dire, je crois que je ne sais même plus vraiment ré...
08/08/2026

Et nous, alors… à quoi ressemblent nos vacances aujourd’hui ?

À vrai dire, je crois que je ne sais même plus vraiment répondre à cette question. Il y a quelques années, les vacances étaient encore quelque chose que l’on pouvait envisager. Avec Tom, j’ai toujours connu les contraintes, l’organisation, les soins, le matériel, les traitements… Ce n’était pas simple, mais c’était possible. Aujourd’hui, notre réalité a profondément changé. Depuis huit mois, Tom traverse une période de santé particulièrement difficile. Huit mois de hauts et de bas, d’inquiétudes, de rendez-vous, d’examens, de traitements, d’hospitalisations, de nuits compliquées et de moments où chaque journée peut apporter son lot de questions. Huit mois à chercher des réponses, à chercher des solutions et à essayer de le maintenir au mieux. Alors forcément, dans ce contexte, penser aux vacances paraît parfois bien loin. Et puis il y a aussi la réalité financière. Quand le 5 du mois, il faut déjà commencer à regarder ce qu’il reste et réfléchir à la suite, il devient difficile de prévoir des vacances ou même certaines petites sorties. Mais j’ai toujours essayé de trouver des solutions. On m’a conseillé de faire des cagnottes. J’en ai fait. Mais celles que j’ai lancées n’ont jamais réellement fonctionné. J’ai aussi essayé de relancer l’association autrement. J’ai repris mes créations en résine époxy, créé La petite fabrique de Céline Tom, créé un site internet, essayé de faire connaître tout cela… J’ai cherché des idées, essayé différentes choses, simplement pour pouvoir continuer à apporter quelque chose à Tom. Mais parfois, je me demande vraiment ce qu’il faut faire de plus pour sensibiliser, pour faire comprendre que derrière cette association, il n’y a pas simplement un nom ou une collecte. Il y a Tom. Il y a sa vie, ses besoins, ses projets et tout ce que la maladie lui impose. Et certaines personnes qui étaient présentes autrefois nous ont aussi tourné le dos lorsque l’association n’a plus fonctionné comme avant. Forcément, ça fait mal. Parce que cela fait également des années que nous vivons avec une certaine solitude. On nous invite très peu à manger, on nous propose rarement de sortir, de passer une journée ensemble, de simplement partager un moment. Et il y a aussi certaines réflexions que j’ai de plus en plus de mal à entendre. Des phrases comme : « Nous, on travaille toute l’année, alors on peut bien partir quinze jours en vacances. » Comme si, parce que je n’ai pas un emploi avec des horaires et un bulletin de salaire, je ne travaillais pas. Comme si m’occuper de Tom, jour après jour, depuis toutes ces années, n’était pas un travail à part entière. Comme si je passais mes journées à ne rien faire. Comme si nous n’avions qu’à nous débrouiller avec ce que nous avons. Et parfois, j’ai vraiment le sentiment que parce que je n’ai pas d’emploi « classique », nous sommes regardés comme des « cassos », comme si nous profitions du système, comme si nous n’avions pas le droit de trouver les choses difficiles ou simplement de dire que nous sommes fatigués. Comme si, parce que je m’occupe de mon fils, je devais toujours fermer ma bouche et ne jamais me plaindre. Mais je ne demande pas qu’on nous plaigne. Je ne demande pas qu’on nous offre une vie. Je demande simplement qu’on comprenne que notre vie ne ressemble pas à celle des autres. Je ne peux pas prendre un travail et rentrer le soir en laissant Tom derrière moi. Mes journées sont consacrées à lui, à sa santé, à ses besoins, à tout ce qu’il faut gérer autour de lui. Et après huit mois particulièrement difficiles pour sa santé, j’ai aussi le droit de dire que je suis épuisée, que c’est difficile et que, parfois, j’aimerais simplement pouvoir souffler. Ce n’est pas se plaindre. C’est raconter notre réalité. Et surtout, ce n’est pas parce que nous ne partons pas quinze jours en vacances que nous ne méritons pas, nous aussi, quelques moments de bonheur. Tom a 19 ans. Malgré tout ce que la maladie lui impose, il mérite lui aussi de vivre, de sortir, de rire, de se créer des souvenirs et d’avoir des projets. Et moi, j’aimerais tellement pouvoir lui offrir davantage. C’est aussi pour cela que je continue à essayer de faire vivre cette association. Parce que Régis, le papa de Tom, l’avait créée pour son fils. Aujourd’hui, Régis n’est plus là. Et depuis qu’il est parti, j’ai toujours eu au fond de moi cette envie de ne pas laisser disparaître ce qu’il avait commencé pour Tom. Ce n’est pas toujours facile. Il y a des moments où je suis fatiguée, où je ne sais plus quelle direction prendre, où j’ai l’impression de parler dans le vide. Mais quand je pense à Tom, et quand je pense à son papa, je me dis que je ne peux pas abandonner. Alors je continue, à ma manière. Avec l’association, avec La petite fabrique de Céline Tom, avec mes créations, avec les idées qui me viennent, même si parfois elles n’aboutissent pas comme je l’espérais. Parce que tout ce que j’essaie de construire aujourd’hui a le même objectif : faire quelque chose pour Tom. Lui permettre d’avoir des moments de bonheur, des sorties, des projets, des souvenirs, et peut-être simplement un peu plus de liberté dans une vie où tellement de choses sont déjà compliquées. Après cette longue absence sur la page, j’avais aussi besoin de revenir vous donner des nouvelles de nous. De vous expliquer où nous en sommes, pourquoi l’association compte toujours autant et pourquoi, malgré les difficultés, je continue encore à essayer de la faire vivre. Tom est toujours là. Nous sommes toujours là. Et je continue, pour lui… et aussi, quelque part, pour Régis, parce que ce qu’il avait commencé pour son fils mérite peut-être simplement de continuer à vivre. ❤️

Aujourd’hui, je me suis effondrée.Pour la première fois depuis des mois, je n’ai plus réussi à retenir mes larmes.Depuis...
29/07/2026

Aujourd’hui, je me suis effondrée.

Pour la première fois depuis des mois, je n’ai plus réussi à retenir mes larmes.

Depuis des mois, je tiens. Je serre les dents. J’avance parce que je n’ai pas le choix. Pour Tom.

Il y a quinze jours, il a de nouveau fait une décompensation. Une vraie urgence absolue. En quelques heures, tout s’est écroulé. Le voir dans cet état est une souffrance que je ne souhaite à aucun parent.

Comme toujours, j’ai fait face. J’ai appelé les médecins, suivi les consignes, adapté les traitements, surveillé chaque signe, chaque changement.

Cette fois encore, c’est son cortisol qui s’est effondré. Il a fallu le placer sous doses de stress d’hydrocortisone pendant près d’une semaine.

Depuis plusieurs mois, nous essayons de comprendre pourquoi cela arrive.

Non, ce n’est pas simplement « le stress », comme je peux parfois le lire. Les examens ont été poussés. Les endocrinologues continuent leurs recherches. Son hypophyse fonctionne, sa glande surrénale aussi. Pourtant, quelque chose bloque entre les deux. Personne ne sait encore exactement pourquoi.

Cette chute de cortisol entraîne ensuite des chutes de potassium, de magnésium… C’est un véritable cercle vicieux. À ce jour, il n’existe malheureusement pas de traitement permettant de corriger ce problème, en dehors de l’hydrocortisone.

La maladie de Pompe était déjà un combat quotidien depuis maintenant 19 ans. Cette nouvelle pathologie est venue rendre les choses encore plus complexes.

Aujourd’hui, Tom semble enfin remonter doucement la pente. Et c’est une immense victoire.

Mais pendant qu’il va un peu mieux…

C’est moi qui m’écroule.

Depuis quatre jours, je souffre de tachycardie et d’extrasystoles quasiment en permanence. Ma tension artérielle fait le yoyo. Mon corps me rappelle qu’il ne peut pas tout encaisser indéfiniment.

J’ai eu une téléconsultation avec ma médecin traitante. Elle a augmenté mon traitement pour le cœur. Une prise de sang est prévue. Elle m’a également prescrit un anxiolytique… mais je ne sais pas encore si je réussirai à le prendre.

Je suis épuisée.

Physiquement.

Psychologiquement.

Moralement.

Les problèmes s’accumulent depuis des mois : la santé de Tom, la mienne, les difficultés financières, les nuits sans sommeil, les inquiétudes permanentes… Sans oublier les incendies en Gironde qui ajoutent encore une angoisse supplémentaire.

Nous arrivons à la fin du mois de juillet, et je n’entrevois toujours aucun répit. Pas de vacances. Pas de pause. Pas le droit de souffler.

Je crois que mon corps est simplement en train de me dire : « stop ».

La seule chose qui me fait tenir aujourd’hui, c’est de voir Tom un peu plus stable. Mais cette peur ne me quitte jamais. La peur qu’une nouvelle décompensation survienne sans prévenir.

Je voulais aussi remercier toutes les personnes qui prennent de nos nouvelles, qui nous envoient un petit message, qui pensent à nous ou qui nous tendent la main. Vous ne vous rendez peut-être pas compte à quel point cela compte.

Si parfois je suis moins présente, plus irritable ou plus sensible, sachez que ce n’est contre personne. Je suis juste au bout de mes forces.

J’aimerais tellement pouvoir faire une pause. Dormir une nuit complète. Ne plus avoir peur. Respirer.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas encore possible.

Enfin, si vous souhaitez nous soutenir, n’hésitez pas à aller découvrir La Petite Fabrique de Céline Tom. Il reste quelques créations et bijoux disponibles. Chaque partage, chaque commande, chaque petit geste nous aide énormément à continuer d’avancer.

Merci à tous d’être là.

Prenez soin de vous… et profitez de ceux que vous aimez. ❤️

Merci de partager à tous svp  ⚠️ Depuis quelques jours, je vois passer beaucoup de publications concernant le Nexviadyme...
23/07/2026

Merci de partager à tous svp

⚠️

Depuis quelques jours, je vois passer beaucoup de publications concernant le Nexviadyme. J’aimerais partager ce que je sais, en tant que maman d’un patient traité, sans créer d’inquiétude inutile.

Pour Tom, nous avons bien reçu des flacons portant le nom Nexviazyme à la place de Nexviadyme. C’est une mesure officielle mise en place pour assurer la continuité des traitements. Le médicament est le même, seule la présentation change puisqu’il s’agit de flacons destinés à un autre marché.

À ce jour, rien n’indique que les patients vont manquer de traitement. Au contraire, tout est mis en œuvre pour que les perfusions puissent se poursuivre normalement.

En revanche, ce qui reste flou, c’est l’origine réelle de cette tension d’approvisionnement. Les informations officielles évoquent une tension, mais sans en préciser la cause. Et visiblement, cela ne concerne pas uniquement la France.

Je souhaite également partager une information qui m’interpelle, même si ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Il y a environ deux mois, j’ai reçu un appel de la pharmacie hospitalière qui fournit le traitement de Tom. On m’a demandé de vérifier les numéros de lots des flacons de Nexviadyme que j’avais à la maison, car certains lots étaient rappelés. Les flacons concernés ont été remplacés par d’autres lots avant que Tom ne soit perfusé.

Je ne connais pas la raison de ce rappel de lots. Je ne sais pas s’il s’agissait d’un simple contrôle qualité, d’un défaut de fabrication ou d’autre chose. Je ne fais donc aucun lien entre cet événement et la situation actuelle. En revanche, le fait que ces deux événements se soient succédé me laisse naturellement perplexe.

J’ai également lu beaucoup de commentaires évoquant une renégociation du prix du Nexviadyme. Personnellement, je ne pense pas que ce soit l’explication. Les négociations tarifaires entre les laboratoires et les autorités de santé font partie du fonctionnement habituel et sont régulièrement réévaluées. À ce jour, rien ne permet d’affirmer qu’elles soient à l’origine de la situation actuelle.

En résumé, le plus important est de retenir que les traitements continuent d’être assurés. Il est normal que les familles se posent des questions, mais il est tout aussi important de ne pas diffuser d’informations non confirmées ou anxiogènes.

Attendons maintenant d’avoir des explications officielles sur l’origine de cette tension d’approvisionnement. En attendant, l’essentiel est que chaque patient puisse continuer à recevoir son traitement normalement.
Je reviens vous donner des nouvelles de Tom dès que possible ❤️

21/07/2026

Parce que derrière chaque combat,
il n’y a que de l’amour…. Merci pour Tom 💛
Courir pour TOM

21/07/2026
10 juillet 2017… 10 juillet 2026.Neuf ans…Neuf ans que tu es parti en nous laissant, Tom et moi, face à une vie que nous...
10/07/2026

10 juillet 2017… 10 juillet 2026.

Neuf ans…

Neuf ans que tu es parti en nous laissant, Tom et moi, face à une vie que nous n’avions jamais imaginée.

Le 10 juillet 2017, je n’ai pas seulement perdu mon conjoint. Tom n’a pas seulement perdu son papa.

J’ai perdu mon repère, mon soutien, celui avec qui je devais construire notre avenir. Et en quelques heures, j’ai compris que tout ce qui allait suivre reposerait sur mes seules épaules.

Depuis ce jour, je n’ai jamais eu le luxe de m’effondrer.

J’ai dû prendre seule toutes les décisions. Les plus importantes comme les plus douloureuses. Celles qui concernent notre fils, sa santé, son avenir, sa vie. Des décisions qu’aucune maman ne devrait avoir à porter seule.

J’ai douté.

J’ai eu peur.

J’ai pleuré en silence.

Mais le lendemain, il fallait recommencer. Parce que Tom avait besoin de sa maman.

Puis les années ont passé…

Avec elles sont arrivés les combats. Les hospitalisations. Les examens. Les traitements. Les angoisses. Les nuits blanches. Les démarches administratives interminables. Les batailles pour faire reconnaître ses droits. Les rendez-vous qui s’enchaînent. Les mauvaises nouvelles. Les espoirs. Les déceptions.

Pendant neuf ans, je n’ai pas vécu.

Je me suis battue.

Pour lui.

Toujours pour lui.

Et puis il y a eu une autre douleur.

Celle de voir des personnes qui disaient nous aimer disparaître quand nous avions le plus besoin d’elles.

Certaines nous ont oubliés.

D’autres nous ont jugés.

D’autres encore nous ont laissés sur le bord du chemin avec une indifférence qui fait encore mal aujourd’hui.

Quand la vie devient difficile, beaucoup s’éloignent. Parce que la maladie fait peur. Parce que le handicap dérange. Parce que notre quotidien est devenu trop lourd pour ceux qui préfèrent détourner le regard.

Le silence de certaines personnes a parfois été plus violent que leurs paroles.

Mais malgré tout…

Je suis encore là.

Je suis encore debout.

Pas parce que je suis plus forte que les autres.

Simplement parce que je n’ai jamais eu le choix.

Je tiens parce que Tom n’a que moi.

Je tiens parce qu’il mérite que quelqu’un se batte pour lui chaque seconde de sa vie.

Mais parfois, je me demande jusqu’à quand mon corps et mon cœur pourront suivre.

Combien de temps peut-on continuer à porter seule un tel poids ?

Combien de temps peut-on sourire alors qu’à l’intérieur tout s’écroule ?

Je n’ai pas la réponse.

Je sais seulement qu’en ce 10 juillet 2026, neuf ans après ton départ, tu me manques toujours autant.

Tu aurais dû être là.

Pour voir ton fils grandir.

Pour partager ses victoires, ses peines, ses combats.

Pour être à mes côtés lorsque tout semblait impossible.

La vie en a décidé autrement.

Alors je continue.

Fatiguée.

Souvent brisée.

Parfois en colère.

Mais toujours debout.

Parce que notre fils est tout ce qu’il me reste de nous.

Et tant qu’il aura besoin de moi, je trouverai, je ne sais où, la force de continuer.

Même si, au fond de moi, je me demande parfois combien de temps encore je réussirai à tenir.

Neuf ans…

Et pas un seul jour sans penser à toi.

Tu nous manques.
À jamais.
🤍

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