30/09/2026
Des arbres, pas des coups de com’ !
Des rebelles ont collé des affiches devant l'attraction touristique sur la place du Chateau afin de dénoncer l’inaction de la mairie face au réchauffement exponentiel de la ville, et pire : son entêtement à privilégier le profit des entreprises au détriment du bien-être de ses habitant·es.
Suite à un été caniculaire avec plus de 12 jours sous 40°C en ville à l’ombre, les tarnais·es ont vu leur département en vigilance rouge, les écoles fermer, les sorties entre 12 et 21h déconseillées, et leur santé mentale décliner. Les places bétonnées comme celle du Château forment des îlots de chaleur déserts, au lieu d'être des lieux de vie si elles étaient verdoyantes.
Pourtant aucune réaction du département et de la municipalité d’Albi ne semble aller dans le sens d’une adaptation suffisante au réchauffement du territoire. L’attractivité économique est le moteur de la politique de Guiraud-Chaumeil. Par ses campagnes publicitaires comme " ", la mairie s’adresse d’abord aux classes aisées, vise la croissance du tourisme et l’installation de nouvelles entreprises.
Ce marketing territorial de la municipalité cherche à dresser le portrait d’une ville qui « rayonne » économiquement. La ville rayonne surtout d’une chaleur écrasante : peu d’espaces sont réellement arborés, et les habitant·es des quartiers loin des parcs souffrent de la chaleur dans les rues ou dans leurs appartements sans climatiseurs, les travailleur·euses se déplaçant en voiture cuisent et réchauffent les routes. En se tournant vers une politique de l’attractivité, la municipalité délaisse les projets d’habitat digne, de mixité sociale et de services à toustes, et délaisse donc les plus vulnérables.