La Guinée reste confronté à un défi d'amélioration des performances du secteur de l'éducation, la formation professionnelle et de la santé des jeunes enfants. Notre Association a dans un premier temps pour but de créer et gérer des complexes scolaires pour les jeunes enfants. (Maternelle à la Primaire)
La qualité de l'éducation est plus nuancée en raison de multiples facteurs :
le ratio élève/
maître,
livre/élève
le contenu pédagogique,
le redoublement,
le lieu de résidence,
le niveau de retenu...
Le préscolaire est un niveau d'enseignement à part entière du système éducatif. Il est démontré que le développement du préscolaire a un impact direct et positif sur l'éducation de base. Les enfants qui ont fréquenté le préscolaire sont mieux préparés pour l'enseignement de base, c'est donc un outil efficace de réduction de redoublements et d'abandons scolaires. En effet, dans ce type d'accueil la stimulation et l'instruction pour des enfants issues de milieu familiaux différents facilite leur transition vers l'école plus facilement. La scolarisation de la petite enfance constitue l'un des instruments clés pour parvenir à l'alphabétisation, l'estime de soi, la capacité de comprendre le monde et de réaliser des projets personnels. De plus, lorsqu’ils sont accompagnés de mesures nécessaires, les programmes d'éducation et d'accueil des jeunes enfants peuvent aider ces derniers à prendre un bon départ dans la vie et facilite l'intégration sociale.
- le deuxième objectif de l'association est de créer et gérer des centres d'alphabétisation pour les femmes et jeunes filles Guinéennes. Les femmes sont l’objet de nombreuses discriminations, 85% des femmes sont analphabètes (63% des hommes). Elles participent à la vie publique mais restent exclues des prises de décisions et sont cantonnées principalement au secteur économique informel. Aujourd'hui, près de 3 700 Centres d'alphabétisation fonctionnelle existent sur toute l'étendue du territoire national avec près de 83% en zone rurale. Pour l'ensemble des opérateurs pour la période de 1990/2005 plus de 457.624 apprenants dont 103.043 femmes ont été alphabétisées et la pots-alphabétisation a enregistré 47.037 dont 13.836 femmes, mais cela ne suffit pas pour toute la population. Il semble nécessaire de continuer à développer ces centres, d'où notre action. Le SNA (Service National d’Alphabétisation) et les Communautés à la base sont responsable d'environ 68% de ces centres qui sont tenus par des bénévoles et des volontaires. Les ONG, les Projets de Développements et les confessions religieuses sont responsables de près de 32%. Toutes ces actions ont permis de réduire le taux d'analphabétisme de 74% à 65% entre 1984 et 2005 et de 81% à 74,45% pour les femmes. Malgré cette amélioration, la situation reste toujours préoccupante et nécessite une intervention et un engagement plus rigoureux de l’État et des différents partenaires.
- Le troisième objectif de notre Association est de donner l'opportunité à des femmes et jeunes filles guinéennes de suivre des formations professionnelles (CAP Petite Enfance). En effet avec un taux estimé à 60% de chômage pour les jeunes en Guinée, la Formation Professionnelle est l'un des instruments clés pour diminuer ce chômage. Les jeunes issus de formation Professionnelle peuvent développer un projet d'installation en auto-emploi.
- Et enfin, le dernier objectif de notre Association est de créer et gérer des Centres de pédiatrie. Dans le monde, en 2010, un enfant sur 22 est mort dans sa 1ére année. Ce qui représente, 6,2 millions de décès d'enfant de moins d'1 an en une année. Globalement, l'Afrique concentre 46% de ces décès alors qu'elle n'abrite que 15% de la population mondiale et 26% du nombre total d'enfants. Le taux de mortalité infantile y est le plus élevé de tous les continents : 79 pour mille. Ces données très larges cachent d'importantes disparités régionales. Ainsi, sur la période de 1990/2010 le taux est passé de 231 à 141,5 en Guinée. A cela comme pratiquement pour l'ensemble des pathologies, il faudrait ajouter des disparités entre les zones urbaines, semi-urbaines et rurale, riches-pauvres. Toutes les données épidémiologiques reflètent des disparités sociales et économiques. Une large part de ces décès, auxquels il faudrait ajouter un ensemble de maladies invalidantes est attribuable à des maladies infectieuses (diarrhées, paludisme, pneumonie...) Ce qui légitime les actions préventives engagées (vaccination, distributions de moustiquaire...). Cependant elles ne doivent pas faire oublier qu'une autre part des décès résulte des multiples dysfonctionnements des systèmes et des structures sanitaires.