CLCV des Bouches-du-Rhône

CLCV des Bouches-du-Rhône La CLCV est une association nationale de défense de consommateurs, d’usagers, de locataires et de

La CLCV est une association nationale de défense de consommateurs et d’usagers. Créée en 1952, voulue et maintenue indépendante de toute influence politique, syndicale, professionnelle ou religieuse, la CLCV intervient, aux niveaux national et local sur :
- la défense des consommateurs (agrément en 1975),
- la représentation des locataires (agrément en 1982),
l’éducation populaire (agrément en 1

983),
- la défense de l’environnement,
- l’action éducative complémentaire de l’enseignement public (agrément en 1996),
- la représentation des usagers du système de santé dans les instances hospitalières ou de santé publique (2006). La CLCV fédère un réseau de près de 360 associations locales et compte 31 000 adhérents. Nos spécificités
La CLCV se caractérise comme une association :

- Généraliste : elle aborde l’ensemble des sujets de consommation des ménages au sens de l’indice INSEE (habitat, urbanisme, transports, services financiers, services essentiels, téléphonie et Internet, alimentation, santé…).
- Consumériste : exclusivement dédiée à la défense des intérêts des consommateurs et usagers.
- Eco-citoyenne : son action s’inscrit dans une optique de développement durable. Elle vise à faire évoluer les modes de production, de distribution, de décisions, et des modes de vie pour concilier les impératifs de pouvoir d’achat et l’exigence de réduction des impacts négatifs sur la santé et l’environnement.
- De terrain : présente dans 72 départements en métropole et outre-mer, elle agit au plus près des habitants.
- Sociétale : elle analyse les obstacles quotidiens rencontrés par les habitants, en identifie les causes et apporte des solutions. Elle privilégie une approche globale citoyenne intégrant toutes les dimensions de la société.

Le boom des produits hyperprotéinés : utile ou surtout marketing ?La protéine est devenue la nouvelle star de nos rayons...
02/06/2026

Le boom des produits hyperprotéinés : utile ou surtout marketing ?

La protéine est devenue la nouvelle star de nos rayons. On la retrouve partout. Mais avons-nous vraiment besoin de ces produits enrichis ou sont-ils de purs produits marketing qui servent à gonfler les prix ?

● L'essentiel à retenir

Les produits hyperprotéinés (skyr, yaourts, barres…) sont en forte croissance, portés par les tendances santé et les réseaux sociaux.
Ils sont souvent plus chers, sans réel avantage nutritionnel pour la majorité des consommateurs.
Les apports en protéines sont déjà suffisants en France pour la plupart des adultes. « Riche en protéines » ne garantit pas un produit sain, certains sont ultratransformés. Il est utile de comparer le produit à sa version classique, car l’écart de teneur en protéines est parfois relativement limité.

Qui ne connaît pas le « skyr », ce yaourt islandais fortement protéiné, pauvre en matière grasse et qui, en à peine 2 ans, a pris la tête des ventes dans la gamme des produits protéinés ? Et il n’est pas le seul puisqu « on retrouve des yaourts à boire, des barres de céréales, des pâtes et même de la charcuterie enrichis en protéines », explique Selma Amimi, chargée de mission alimentation et développement durable à la CLCV.

● Un secteur en forte croissance
Longtemps réservés aux sportifs et adeptes de musculation, les produits hyperprotéinés ont désormais toute leur place dans nos supermarchés. Même les marques de distributeur s’y sont mises.

« Le segment secteur de l’ultra-frais hyperprotéiné a augmenté de 27 % en 2025. L’engouement remonte à plusieurs années, mais les données montrent que la période post-Covid a marqué une accélération. Il y a en effet aujourd’hui un intérêt croissant des consommateurs pour les questions de santé et de bien-être. D’après une publication sur le skyr, 42 % des Français en consomment aujourd’hui. En 2021, seuls 17 % s’y intéressaient », indique Selma Amimi.

Un succès dont le mérite revient principalement aux influenceurs sur les réseaux sociaux, qui ont créé le lien entre le monde du sport et le grand public. Aujourd’hui, la protéine n’est plus seulement associée aux performances sportives, mais aussi au bien-être et à une alimentation jugée plus saine, qui permet la satiété et le maintien de la masse musculaire.

● Des produits « marketing » plus chers pour un intérêt limité
Des produits que le consommateur paie souvent plus cher. « L’ajout de protéines, la modification des procédés industriels, le changement de packaging et le positionnement dans les rayons entraînent des coûts supplémentaires et un prix plus élevé sur ces produits. Mais quand on y regarde bien des alternatives existent à des prix plus bas », indique Selma Amimi. En effet, il suffit d’un petit tour dans les rayons pour s’apercevoir que le kilo de skyr peut atteindre entre 6 et 9 € pour 10 g de protéines, quand le fromage blanc classique et le petit-suisse coûtent 3 fois moins cher mais rivalisent largement avec la « star » en affichant 8 à 10 g de protéines.

● Avons-nous besoin d’autant de protéines ?
Sur le plan nutritionnel, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation (ANSES) recommande un apport en protéines plutôt modestes, de 0,83 g/kg de poids corporel par jour pour un adulte, soit environ 10 à 20 % des apports quotidiens énergétiques. Cela représente pour un homme de 70 kg, 58 g de protéines par jour.

Certaines situations particulières peuvent augmenter ces besoins. C’est le cas pour les personnes en convalescence à la suite d’une chirurgie ou d’une fracture, les sportifs, les femmes enceintes ou les personnes âgées. Mais les Français consomment déjà en moyenne, 1,4 g/kg/jour chez l’adulte avec une alimentation classique, soit presque deux fois les recommandations. Autrement dit : pour la majorité de la population, les besoins sont déjà largement couverts.

● Des produits hyperprotéinés pas forcément sains
Une des autres grandes confusions entretenues par le marketing est d’associer « riche en protéines » à « bon pour la santé ». Les emballages avec des mentions comme « riche en protéines », « source de protéines » jouent sur ce message. En effet, un produit peut afficher l’allégation « source de protéines » si au moins 12 %* de son apport énergétique provient des protéines, et « riche en protéines », s’il en contient au moins 20 %*.

Or, certains produits hyperprotéinés, malgré leurs hautes teneurs en protéines, sont en réalité des aliments ultratransformés*. Pour améliorer leur texture, le goût et la conservation, certains contiennent des édulcorants, des arômes artificiels, des additifs, des sucres ajoutés, des épaississants et des émulsifiants. Des ingrédients qui peuvent être absents de leur version classique. Et plus la liste des ingrédients est longue, plus le produit est susceptible d’être transformé. Et ce n’est pas sans risque : « que les produits soient enrichis en protéines ou non, lorsqu’ils contiennent des additifs et des ingrédients transformés, leur consommation doit être modérée. Une étude récente suggère qu’une exposition fréquente à certains additifs, notamment certains émulsifiants ou agents de texture, pourrait être associée à un risque accru de diabète de type 2 », explique Selma Amimi.

Sans oublier que lorsque ces produits sont consommés trop fréquemment, ils peuvent favoriser un déséquilibre alimentaire. Les consommateurs risquent alors de délaisser d’autres aliments essentiels comme les fruits, les légumes, les féculents ou encore les sources de protéines simples.

● Les bons réflexes face aux produits hyperprotéinés
Pour les consommateurs, la vigilance est de mise : un produit enrichi ne garantit pas, à lui seul, une alimentation équilibrée ni une bonne santé. Comme le rappelle Selma Amimi : « lorsqu’un produit met en avant des allégations nutritionnelles et de santé, il est important de ne pas s’y fier aveuglément. Il est utile de comparer le produit à sa version classique, car l’écart de teneur en protéines est parfois relativement limité. Le Nutri-Score peut également être un outil précieux pour comparer les produits d’un même rayon sur le plan nutritionnel. »

* Source : Règlement du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires - Règlement - 1924/2006 - EN – EUR-Lex ** Enquête santé : 10 aliments ultra-transformés démasqués par foodwatch

Crédit photo : ©OscarStock - stock.adobe.com

Scandale des véhicules diesel : Une première décision favorable aux consommateurs dans l’affaire VolkswagenEngagée dans ...
12/05/2026

Scandale des véhicules diesel : Une première décision favorable aux consommateurs dans l’affaire Volkswagen

Engagée dans le scandale du « Dieselgate », la CLCV poursuit son action afin d’obtenir réparation pour les consommateurs lésés par Volkswagen.
Après avoir déposé plainte dans cette affaire, l’association a également lancé une action de groupe destinée à permettre aux automobilistes concernés d’obtenir une indemnisation. Parallèlement, la CLCV s’est associée à une procédure engagée par un particulier afin de défendre l’intérêt collectif des consommateurs.

Dans un arrêt du 5 mai 2026, la cour d’appel de Pau a jugé que les sociétés Volkswagen Group France et Volkswagen Bank avaient manqué à leur obligation de délivrance conforme dans la commercialisation entre 2007 et 2015 de près de 950 000 véhicules équipés d’un logiciel minorant artificiellement les émissions de polluants. Les juges ont considéré que les agissements du constructeur avaient porté une atteinte caractérisée à l’intérêt collectif des consommateurs.

Cette décision marque une étape importante : c’est la première fois que Volkswagen est condamné, dans le cadre du scandale du Dieselgate, pour un préjudice causé à l’intérêt collectif défendu par la CLCV.

Si cette décision ne préjuge pas de l’issue de l’action de groupe toujours en cours, elle constitue néanmoins un signal encourageant pour l’ensemble des conducteurs concernés par cette affaire.

Crédit photo : © xartproduction - stock.adobe.com

Cadmium dans l'alimentation : ce qu’il faut savoir...Le cadmium est un métal lourd qui s'invite trop souvent dans nos as...
12/05/2026

Cadmium dans l'alimentation : ce qu’il faut savoir...
Le cadmium est un métal lourd qui s'invite trop souvent dans nos assiettes. Si l'alerte est réelle pour notre santé, des gestes simples permettent de réduire notre exposition au quotidien.
L’essentiel à retenir
Pour réduire son exposition au cadmium :

Ne consommez pas tous les jours les mêmes féculents. Alternez le blé et le riz avec des légumineuses (lentilles, pois cassés).
Varier votre alimentation en alternant les sources d’approvisionnement et les origines des aliments
Depuis une quinzaine d’années, les travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) alertent sur une surexposition au cadmium de la population française via l’alimentation. En 2021, une étude nationale menée par Santé publique France entre 2014 et 2016 relevait déjà que près d’un Français sur deux âgé de 18 à 60 ans présentait des concentrations urinaires élevées en cadmium.

Des résultats en hausse par rapport à la décennie précédente. La dernière expertise publiée par l’Anses en 2026 indique que, malgré une meilleure connaissance du risque, ces dépassements persistent.

Ce métal lourd, classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction, ne pollue pas seulement l’environnement, absorbé par les racines des plantes cultivées, il se retrouve in fine dans notre alimentation. En France, cette contamination des terres agricoles provient à plus de 80 % de l'usage de fertilisants, en particulier les engrais phosphatés.

Face à ce constat, l'Anses préconise une mesure : abaisser la limite de cadmium autorisée dans ces engrais pour la fixer à 20 mg/kg. L'enjeu est de taille, car la réglementation actuelle est bien plus permissive. Là où l'Europe autorise 60 mg/kg, la France bénéficie d'une dérogation à 90 mg/kg.

Où trouve-t-on du cadmium ?
Les résultats de l’Anses confirment que l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition. Elle représente jusqu’à 98 % de l’imprégnation au cadmium dans la population non fumeuse. Ce sont les produits du quotidien qui sont les principaux vecteurs de contamination. En effet, ce métal est particulièrement bien absorbé par certaines cultures comme le riz, le blé et les céréales. Il se retrouve ainsi dans de nombreux aliments transformés tels que le pain, les viennoiseries, les pâtes, les biscuits salés ou sucrés ou encore les céréales du petit-déjeuner. D'importantes quantités sont présentes dans les pommes de terre et certains légumes. D’autres aliments en contiennent davantage : les mollusques, les coquillages, les fruits de mer et les crustacés, les abats (foie, rognons), les champignons et le cacao (ainsi que le chocolat). Ils exposent fortement les personnes qui les consomment régulièrement.

Quels risques pour la santé ?
Même à faible dose, une exposition prolongée au cadmium n’est pas sans risque. Elle peut endommager les reins et fragiliser les os, augmentant le risque d’ostéoporose et de fractures. D’autres impacts sont aussi pointés, notamment sur le neurodéveloppement et le système cardiovasculaire. Parce que la toxicité du cadmium dépend de la dose cumulée sur le long terme, le contenu de notre assiette a son importance.

Comment limiter son exposition ?
Quelques changements simples dans nos habitudes d'achat et de cuisine permettent de réduire notre exposition. Il est conseillé de limiter la consommation de produits à base de blé, notamment les céréales du petit-déjeuner, gâteaux et biscuits, et de préférer les légumineuses (lentilles, pois cassés) aux pâtes par exemple. Varier votre alimentation en alternant les sources d’approvisionnement et les origines des aliments permet d’éviter une exposition répétée. Certains aliments sont moins contaminés : la viande*, certains poissons* comme le cabillaud, la truite ou le merlu, ainsi que le miel, les fruits et le lait. Manger bio ne suffit pas à se prémunir du cadmium. L'agriculture biologique ne peut pas garantir son absence totale en raison de la pollution environnementale, mais ses normes plus strictes, notamment l'interdiction des engrais phosphatés de synthèse et l'usage limité d'engrais phosphatés naturels, réduisent les apports de contaminants dans les sols.

* en respectant les recommandations de santé publique : limiter la viande rouge pour prévenir les risques de cancer colorectal et varier les poissons pour limiter l'exposition à d’autres polluants.

Crédit photo : ©Microgen - stock.adobe.com

Les élections HLM 2026 approchent et la CLCV prépare dès maintenant ses listes de candidats qui seront déposées auprès d...
07/05/2026

Les élections HLM 2026 approchent et la CLCV prépare dès maintenant ses listes de candidats qui seront déposées auprès des différents bailleurs sociaux.

Dans un contexte marqué par la hausse des charges, les difficultés du quotidien, les enjeux de rénovation et les attentes croissantes des habitants sur la qualité de service, les locataires doivent pouvoir compter sur des représentants engagés, présents sur le terrain et capables de défendre leurs intérêts.

La CLCV recherche des locataires engagés
Vous êtes locataire d’un logement social ?
Vous souhaitez améliorer les choses dans votre résidence ou votre quartier ?
Vous voulez défendre les locataires et faire entendre leur voix ?

La CLCV recherche des candidats motivés pour intégrer ses listes dans le cadre des élections HLM 2026.

Aucune expérience particulière n’est nécessaire.
Ce qui compte, c’est :
- votre motivation,
- votre sens du collectif,
- votre capacité d’écoute, et votre envie d’agir pour les locataires.

👉 Vous souhaitez rejoindre une liste CLCV ?
Remplissez le formulaire ci-dessous et participez dès maintenant à la préparation des élections HLM 2026.

Les élections HLM 2026 approchent et la CLCV prépare dès maintenant ses listes de candidats qui seront déposées auprès des différents bailleurs sociaux. Dans un contexte marqué par la hausse des ch…

Hausse des prix des carburants : les raffineurs sont les grands gagnants !Alors que les prix à la pompe ont franchi le s...
13/04/2026

Hausse des prix des carburants : les raffineurs sont les grands gagnants !

Alors que les prix à la pompe ont franchi le seuil des 2,20 € le litre dans un contexte de tensions géopolitiques autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz, la CLCV alerte sur une envolée injustifiée des marges dans la chaîne des carburants, en particulier dans le raffinage du gazole.
Si les prix des carburants sont en partie dictés par le marché international du pétrole et des produits raffinés, marqué début 2026 par de fortes incertitudes sur l’approvisionnement, cette explication ne suffit pas à justifier les hausses observées à la pompe. Plusieurs facteurs contribuent à la hausse des prix : la remontée des cours mondiaux, mais aussi certains coûts réglementaires, comme ceux liés aux certificats d’économies d’énergie (CEE). Certaines estimations évoquent un poids des CEE pouvant atteindre jusqu’à 15 centimes par litre, en hausse depuis le début de l’année 2026. Ce dispositif, qui constitue une obligation réglementaire pour les fournisseurs d’énergie — et non une source de rentabilité — peut ainsi peser sur les prix pour les consommateurs. Dans le même temps, les marges augmentent nettement tout au long de la chaîne, notamment dans le transport, la distribution et, surtout, dans le raffinage.

Sur l’essence SP95-E10, les marges de raffinage restent contenues : après 10,2 centimes par litre en moyenne en 2025, elles reculent à 6,7 centimes en janvier et février 2026, puis à 4,6 centimes début avril. En revanche, pour le gazole, les marges de raffinage atteignent 36,4 centimes par litre au 3 avril 2026, contre 13,2 centimes en moyenne en 2025, soit près du triple de la moyenne annuelle précédente.

Une telle évolution est difficilement compréhensible dans un secteur industriel comme le raffinage où les coûts varient peu à court terme. Ces hausses contribuent à maintenir des prix élevés à la pompe, au détriment direct des automobilistes.

Aussi, après la réouverture du détroit, la CLCV appel les raffineurs et l’ensemble de la chaine de production à revoir leur politique tarifaire, en réduisant leurs marges, pour permettre aux consommateurs une accession sans surcout aux carburants.

Plus largement, la CLCV appelle le gouvernement à soutenir durablement l’achat et le déploiement des véhicules électriques et hybrides, notamment pour les foyers les plus modestes. Elle l’appelle également à un meilleur accompagnement financier sur les transports en commun pour réduire le cout tant sur le plan économique qu’environnemental.

Crédit photo : © Paweł Michałowski - stock.adobe.com

Marseille 106.8La ProvenceFrance 3 Provence-AlpesRTL2 MéditerranéeBFM Marseille Provenceici Provence

Allocation de solidarité unifiée : vers un nouvel appauvrissement de 4 millions de personnes.Le gouvernement a relancé s...
09/04/2026

Allocation de solidarité unifiée : vers un nouvel appauvrissement de 4 millions de personnes.

Le gouvernement a relancé son projet de fusion des aides au logement, du RSA et de la prime d’activité, sous l’intitulé d’Allocation de solidarité unifiée (ASU). Présentée comme une mesure de simplification, cette réforme a été organisée sans concertation avec les associations, les bailleurs ou les élus locaux. Elle risque pourtant d’appauvrir près de 4 millions de personnes supplémentaires.
Des aides au logement (APL) réduites à un simple « supplément logement »
Aujourd’hui, les APL sont calculées en fonction de critères liés au logement : sa localisation, sa surface et sa qualité. Demain, elles seraient intégrées dans un « revenu social de référence » (RSR), basé uniquement sur les ressources du ménage, à l’image du RSA. Ce nouveau calcul inclurait des revenus et aides sans lien avec le logement, comme les retraites, les aides au retour à l’emploi ou encore les minima sociaux (AAH, allocations pour personnes âgées).

Ce changement traduit une évolution majeure : l’accès à un logement décent ne serait plus une priorité en soi. Les aides au logement deviendraient un simple complément, sans objectif spécifique. Pire, le ministre du Travail voit cette allocation comme un outil d’insertion et un retour à l’emploi. Les étudiants et les intérimaires pourraient-ils être contraints de prendre plusieurs emplois pour ne pas finir à la rue ? Le retour à l’emploi ne peut passer par une fragilisation accrue des plus précaires, mais par des politiques concrètes : loyers maîtrisés, transports, garde d’enfants, conditions de travail.

3,7 millions de personnes seront perdantes
Selon les simulations du gouvernement, la réforme entraînerait des pertes pour la majorité des bénéficiaires :

629 000 ménages parmi les plus pauvres (moins de 830 € par mois) perdraient en moyenne 40 € mensuels (480 € par an).
724 000 ménages (moins de 1 275 €) perdraient environ 80 €.
Plus d’1,3 million de ménages (jusqu’à 1 800 €) perdraient en moyenne 100 €.
Les petits propriétaires ayant fini de payer leur crédit ne seraient pas épargnés : ceux gagnant entre 1 et 1,4 SMIC pourraient perdre jusqu’à 232 €, malgré l’augmentation de leurs charges et des besoins en travaux.

Dès 1 800 € brut mensuels, une personne serait ainsi considérée comme trop aisée pour bénéficier d’un soutien, alors même que ces ménages étaient encore aidés récemment face à la hausse des prix de l’énergie.

Une logique budgétaire assumée
Le gouvernement ne justifie pas clairement ces baisses, mais tout indique que les APL continueront de servir de variable d’ajustement budgétaire, comme cela a été le cas ces dernières années :

réduction de 5 € en 2017 ;
absence d’indexation sur l’inflation ;
réforme en temps réel de 2021, ayant pénalisé près d’un million de ménages.
Dans un contexte de crise du logement particulièrement grave, cette réforme transforme une aide essentielle en dispositif déconnecté de son objectif initial : permettre de se loger dignement. Les expulsions atteignent des sommets, avec plus de 30 000 personnes mises à la rue de force. La trêve hivernale s’achève et ce projet va rendre la situation encore plus dangereuse pour les plus pauvres.

Le gouvernement indique que les budgets seront constants, mais en renvoyant l’application de cette allocation à de multiples décrets pour 2030, sans le moindre droit de regard ou contrôle.

Une remise en cause de l’action des collectivités locales
La réforme aurait également pour effet de réduire les aides versées par les collectivités locales, en modifiant les règles d’attribution du RSA, des APL et de la prime d’activité. Sous couvert de simplification, elle limiterait la capacité des élus à soutenir les publics les plus fragiles, tout en complexifiant le système administratif.

Nous comprenons pourquoi le gouvernement ne souhaite pas communiquer sur ce projet. L’examen par les acteurs du logement ce matin en Conseil national de l’habitat lui donnera sans doute tort.

Face à ces constats, la CLCV demande :

• le retrait du projet de loi et l’ouverture d’une véritable concertation avec les acteurs du logement ;

• le renforcement des aides au logement, qui ne peuvent être réduites à une simple aide sociale ;

• la mise en place d’une politique du logement claire, cohérente et efficace, répondant aux besoins des citoyens.



Crédit photo : ©hanohiki - stock.adobe.com

La CLCV publie aujourd'hui les résultats de son enquête sur la composition et les emballages de 219 biscuits apéritifs*....
09/04/2026

La CLCV publie aujourd'hui les résultats de son enquête sur la composition et les emballages de 219 biscuits apéritifs*. Si l’affichage du Nutri-Score progresse, nous pointons le manque d’engagement de certaines grandes marques et l’absence d'amélioration des recettes depuis 2021 : encore trop de sel, trop d'acides gras saturés et une présence persistante d’additifs controversés.

Affichage du Nutri-Score : les marques nationales à la traîne
Le Nutri-Score, outil clé pour aider les consommateurs à comparer des produits et à faire des choix éclairés, est présent sur 68 % des biscuits apéritifs de notre échantillon. Si ce chiffre est en nette progression par rapport à 2021 (36 %), il reste encore insuffisant, 32 % ne l’affichent toujours pas. Alors que les marques de distributeurs (MDD) jouent la transparence pour 88 % de leurs produits, les marques nationales sont à la traîne. Elles affichent le Nutri-Score sur seulement 44 % de leurs produits. Par ailleurs, le délai de 2 ans pour mettre à jour les emballages avec le nouvel algorithme est trop long et mériterait d’être revu.

Un rayon pauvre en alternatives saines
56 % des biscuits apéritifs ont un Nutri-Score D et 21 % ont un Nutri-Score E (soit environ 77 % de D et E). Les feuilletés, crackers, bretzels et soufflés affichant un Nutri-Score D ou E sont à consommer le moins possible, en raison de leurs teneurs élevées en sel et en acides gras saturés. Des alternatives intéressantes existent du côté des cacahuètes, des mélanges de fruits secs et de fruits à coque, ainsi que de certaines chips, à condition de privilégier des produits peu transformés (sans additifs ni arômes), pouvant atteindre un Nutri-Score C, et plus rarement B ou A. Attention toutefois : les chips à base de légumineuses ou de légumes, souvent perçues à tort comme systématiquement plus saines, ne remplacent pas la consommation réelle de légumes et légumineuses.

Recettes : peu d’évolutions depuis 2021
Notre étude révèle une quasi-absence de reformulations des recettes sur les cinq dernières années. En 2026, 79 % ont conservé le même nombre d’additifs dont certains sont soupçonnés d’effets néfastes pour la santé humaine comme certains émulsifiants et conservateurs. Même constat pour le Nutri-Score. 89 % ont conservé le même Nutri-Score. Seulement 9 % ont vu leur Nutri-Score s’améliorer. Des reformulations sont à engager d’urgence.

Nos demandes
Nous appelons les industriels à intensifier leurs efforts de reformulation des recettes et à orienter davantage leurs innovations vers des produits plus sains.

Nous invitons les industriels et distributeurs qui ne se sont pas encore engagés à adopter le Nutri-Score. En 2026, il n’est plus acceptable que de grandes marques ne l’affichent toujours pas, alors même que les marques de distributeurs se sont largement engagées dans la démarche depuis 2020.

Cette situation illustre une fois de plus la nécessité de rendre le Nutri-Score obligatoire, afin de garantir une information claire et lisible pour l’ensemble des consommateurs.

Pour les prochaines révisions de l’algorithme, nous demandons que le délai pour mettre à jour les emballages soit plus court. Deux ans est une durée trop longue.

La CLCV demande une nouvelle fois aux pouvoirs publics de rendre obligatoire le Nutri-Score.

*Relevé réalisé en janvier 2026 en magasin dans 9 enseignes : Aldi, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, Intermarché, Leclerc, Lidl, Monoprix et Naturalia.

Lire : Enquête - Biscuits apéritifs : des grandes marques qui passent à côté des enjeux de sante
https://www.clcv.org/storage/app/media/uploaded-files/Enqu%C3%AAte%20Biscuits%20ap%C3%A9ritifs%20des%20grandes%20marques%20qui%20passent%20%C3%A0%20c%C3%B4t%C3%A9%20%20des%20enjeux%20de%20sant%C3%A9.pdf

Crédit photo : ©DenisMArt- stock.adobe.com
Marseille 106.8La ProvenceFrance 3 Provence-AlpesRTL2 MéditerranéeBFM Marseille ProvenceRadio Camargueici Provence

09/04/2026

Réunie en congrès les 27 et 28 mars 2026, la CLCV a adopté sa motion finale et a élu Eric ADACHOWSKY à la tête de la fédération.

DÉFENDRE L'lNTÉRÊT DES PATIENTSLa plupart des patients l'ignorent, mais tout usager d'un établissement de santé, a la po...
19/03/2026

DÉFENDRE L'lNTÉRÊT DES PATIENTS
La plupart des patients l'ignorent, mais tout usager d'un
établissement de santé, a la possibilité d'être représenté, lorsqu'il souhaite améliorer sa prise en charge médicale, ou simplement défendre ses droits. Les représentants des usagers de santé(RU) sont, en effet, un maillon essentiel du système de santé français. Ce
sont des bénévoles mandatés par des associations de défense,
elles-mêmes agréées par la Haute Autorité de Santé (HAS) ou l'ARS, en vue de représenter tous les usagers d'un établissement de santé.

Pour toute réclamation, chaque usager de santé doit savoir qu'il peut être conseillé bénévolement par un représentant (RU) spécifique. Ses coordonnées étant accessibles sur le site web
France-assos-sante.org, ainsi que dans le livret d'accueil de
son établissement de santé.

Christian RAZOUX est l'un des représentants des usagers mandaté par la CLCV des Bouches-du-Rhône (association de défense de consommateurs, de locataires et d'usagers), pour représenter les usagers sur 2 cliniques de Salon-de-Provence (cliniques des Deux Lions et clinique Vignoli), de même qu'à celle du Centre cardio vasculaire d'Eyguières, de la clinique du Château de Florans à la Roque d'Anthéron, du Centre Hospitalier Montperrin d'Aix-en-Provence, et de la clinique générale de Marignane.

L'étendue des situations soumises aux représentants des
usagers de santé est très vaste. Et Christian Razoux est lui même régulièrement interpellé par certains usagers de santé du territoire. "Récemment, un patient opéré de la hanche est allé en maison de rééducation. Là le kiné de cet établissement de santé lui aurait occasionné une fracture du fémur en le manipulant"
"Une autrefois, plusieurs usagers d'un autre établissement l'ont contacté car leur salle de rééducation sportive adaptée était trempée après chaque orage, au point de faire tomber les dalles isolantes du plafond". "Parfois les situation sont encore plus délicates : comme pour ce malade en fin de vie qu'un établissement de santé voulait ramener chez lui.... l'établissement voulait mettre un terme à l'hospitalisation en soins palliatifs". Or son domicile n'était pas adapté et le patient serait resté seul chez lui.
Le rôle de Christian RAZOUX, représentant des Usagers des établissement de santé a donc consisté à mettre en relation la famille (qui demeurait loin) avec une équipe mobile de soins palliatifs . Au final, l'intervention de Christian Razoux à permis à ce patient en fin de vie de réintégrer un autre établissement de soins
palliatifs.

Extrait de l'article de presse paru dans Le Régional (Salon-de-Provence) le 18 mars 2026.

,

Carburants : hausse des marges dans le raffinage et la distributionAfin d’informer le public, la CLCV constate une hauss...
11/03/2026

Carburants : hausse des marges dans le raffinage et la distribution

Afin d’informer le public, la CLCV constate une hausse des marges à plusieurs maillons de la chaîne des carburants.
Les données disponibles mettent en évidence une augmentation des marges de transport et de distribution au début de l’année 2026, ainsi qu’un net rebond des marges de raffinage, particulièrement pour le gazole.

Des marges de raffinage contrastées selon les carburants
Concernant les marges brutes de raffinage, celles du SP95-E10 restent relativement modérées en ce début d’année 2026. Après une moyenne de 10,2 centimes par litre en 2025, elles s’établissent à 6,7 centimes par litre en janvier et février 2026, avant de remonter légèrement à 7,3 centimes au 6 mars 2026.

En revanche, la situation est différente pour le gazole. Si la marge de raffinage se situait en moyenne à 13,2 centimes par litre en 2025, elle atteint 25,7 centimes par litre au 6 mars 2026, soit près du double de la moyenne annuelle précédente.

Une hausse marquée des marges de transport et de distribution
L’analyse des marges brutes de transport et de distribution montre également une tendance à la hausse en ce début d’année 2026.

Pour le SP95-E10, ces marges passent d’une moyenne de 24,7 centimes par litre en 2025 à 31,7 centimes par litre au 6 mars 2026.

La hausse est également nette pour le gazole, avec une progression de 22,1 centimes par litre en moyenne en 2025 à 32,9 centimes par litre début mars 2026.

Crédit photo : ©Kaspars Grinvalds - stock.adobe.com

La Provence France 3 Provence-Alpes RTL2 Méditerranée Radio Camargue ici Provence BFM Marseille Provence Journal La Marseillaise RTL2 Marseille 106.8

Adresse

Le Ligoures, Place Romée De Villeneuve
Aix-en-Provence
13090

Téléphone

+33490967617

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque CLCV des Bouches-du-Rhône publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à CLCV des Bouches-du-Rhône:

Partager