Agissons contre la cherté des carburants en Corse

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Agissons contre la cherté des carburants en Corse Le prix élevé des carburants impacte notre île dramatiquement tant au niveau social qu’économique. Nous devons agir. JM Andreani, Ph Domergue, F Poletti

21/10/2026

Le Conseil d’État a rejeté notre recours sur les prix des carburants en Corse.

Nous ne chercherons pas à travestir la décision : c’est une défaite juridique.
Nous en sommes déçus.
Décu pour le temps que nous avons consacré à ce recours, mais surtout déçu pour l’espoir que vous y placiez.

Mais le Conseil d’État n’a pas dit que les prix pratiqués en Corse étaient justifiés. Il n’a pas dit que la concurrence fonctionnait normalement. Il n’a pas validé les explications avancées par le Gouvernement.

Il a simplement considéré que la décision de réglementer ou non les prix appartenait au Gouvernement.
Le choix lui appartient. La responsabilité aussi.

Depuis huit ans, A4C a choisi une voie : le travail, les données, la concertation, les institutions et le droit.
Alors quel message le Gouvernement veut-il envoyer aujourd’hui ?
Que ceux qui choisissent cette voie ont tort ?
Après ce qui s’est passé le 17 octobre, ce serait pour le moins un étrange message.

Dans cette vidéo, nous revenons sur ce que dit réellement la décision du Conseil d’État et surtout sur ce qu’elle ne dit pas.

Le combat contre la cherté des carburants en Corse continue.

Comme vous le savez, le 30 septembre, la rapporteure publique a proposé le rejet de notre recours lors de l’audience dev...
03/10/2026

Comme vous le savez, le 30 septembre, la rapporteure publique a proposé le rejet de notre recours lors de l’audience devant le conseil d’Etat.
Nous avons répondu point par point dans une note en délibéré.

1️⃣ 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐮 𝐬𝐮𝐫𝐜𝐨𝐮̂𝐭 𝐜𝐨𝐫𝐬𝐞 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐮𝐫𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞.

Nous répondons que les écarts restent considérables : en 2025, environ 15,1 c€/L pour le gazole et 13,5 c€/L pour le SP95 par rapport au réseau traditionnel des Bouches-du-Rhône. À cela s’ajoutent les constats de l’Autorité de la concurrence sur la structure du marché et sur des pratiques susceptibles de renchérir le prix à la pompe.
Et surtout : comment chiffrer précisément la part concurrentielle sans avoir accès aux coûts, aux marges, aux contrats d’accès aux dépôts et aux volumes traités ?
Des éléments que les services de l’Etat, eux, possèdent mais refusent de produire.

2️⃣ 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐨̂𝐭𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐧𝐨𝐧-𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟑.

Nous répondons : où est le bilan ? Combien de nouveaux opérateurs ? Quels volumes ? Quels tarifs ? Quel effet sur les prix ?
L’ouverture existe juridiquement. Son efficacité économique, elle, n’est pas démontrée.

3️⃣ 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐞́𝐯𝐨𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐪𝐮’𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐮𝐢𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫𝐜𝐨𝐮̂𝐭𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬.

Nous répondons qu’une réglementation ne consiste pas à fixer arbitrairement un prix trop bas.
À La Réunion, le fret, les coûts justifiés et les marges sont intégrés dans le calcul du prix maximal.
Le problème est donc le calibrage de la réglementation, pas son principe.

4️⃣ 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐯𝐢𝐬𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐨𝐮𝐭𝐫𝐞-𝐦𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐚𝐟𝐟𝐢𝐧𝐞𝐫𝐢𝐞, 𝐥𝐚 𝐒𝐀𝐑𝐀.

Nous répondons que notre mémoire citait précisément La Réunion, où la SARA n’intervient pas.
Et l’Autorité de la concurrence elle-même utilise le précédent réunionnais lorsqu’elle analyse la situation corse.
La Réunion montre qu’on peut encadrer plusieurs maillons de la chaîne tout en tenant compte de leurs coûts réels.

5️⃣ 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐮𝐥𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫𝐜𝐨𝐮̂𝐭𝐬.

Mais la Corse bénéficie déjà d’une fiscalité allégée destinée précisément à en compenser une partie.
Et pourtant les prix restent supérieurs au continent.
La vraie question demeure donc : quelle part relève réellement de l’insularité, et quelle part relève du fonctionnement du marché ?
C’est précisément ce qu’il faut établir et c’est justement à l’Etat de le faire.

Au fond, notre désaccord tient en une question : peut-on considérer comme suffisamment justifié le refus de l’État d’agir alors que les écarts de prix persistent et que l’efficacité réelle des mécanismes invoqués pour écarter une réglementation n’est pas établie ?

Pendant ce temps, une réalité demeure.
Derrière les approximations de l'Etat et l'inaction de l'exécutif de Corse, il y a des Corses qui souffrent. Souvent dans le silence, souvent dans l’anonymat.
Des familles. Des salariés. Des retraités. Des personnes qui n’ont ni syndicat ni organisation pour faire entendre leur voix.

C’est désormais au Conseil d’État de trancher

30/09/2026

Je vous fais un petit débriefing à chaud de cette journée éprouvante à bien des égards …

info médias: demain, lundi, à 7h45 nous serons l'invité de la rédaction de ici RCFM
27/09/2026

info médias: demain, lundi, à 7h45 nous serons l'invité de la rédaction de ici RCFM

Afin de prendre la mesure de ce que représente ce recours devant le Conseil d’État, nous nous sommes posé une question s...
25/09/2026

Afin de prendre la mesure de ce que représente ce recours devant le Conseil d’État, nous nous sommes posé une question simple :

combien de fois le Conseil d’État a-t-il été directement saisi contre le Gouvernement dans une affaire ayant pour objet spécifique la défense du pouvoir d’achat des Corses ?

Nous avons cherché...

Depuis 1991, année de l’adoption du statut de la Collectivité territoriale de Corse, nous n’avons retrouvé aucun autre recours de cette nature.

Aucun, avant celui engagé par notre collectif en 2026.

Il y a bien eu, au fil des années, des recours concernant la Corse devant le Conseil d’État. Il y a également eu des contentieux nationaux sur l’électricité, les tarifs ou l’énergie dont les décisions s’appliquaient aussi à la Corse.

Mais nous n’avons retrouvé aucun autre recours directement engagé contre le Gouvernement dont l’objet spécifique était de défendre le pouvoir d’achat des Corses.

C’est aussi sous cet angle qu’il faut mesurer la portée de la procédure que nous avons engagée.

Le 30 septembre 2026, notre recours pour l’encadrement des prix des carburants en Corse sera examiné par le Conseil d’État. Huit ans de combat.

On ne nous prendrait pas pour des imbéciles? « Réguler le prix des carburants en métropole serait impossible. »C’est ce ...
22/09/2026

On ne nous prendrait pas pour des imbéciles?

« Réguler le prix des carburants en métropole serait impossible. »
C’est ce qu’affirme Jean-Louis Schilansky, ancien président de l’UFIP, dans 24H Pujadas.

Sauf que son raisonnement a un petit problème : l’importation expliquerait pourquoi on peut réglementer les prix outre-mer… puis expliquerait pourquoi on ne pourrait surtout pas le faire en métropole.

Et personne sur le plateau ne relève la contradiction. 👇

Jean-Louis Schilansky affirme sur LCI qu’une régulation du prix des carburants serait impossible en métropole. Le cas belge montre pourtant une autre réalité.

20/09/2026

𝐋𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐨𝐩𝐨𝐥𝐞 ? 𝐒𝐚𝐮𝐟 𝐚𝐮 𝐦𝐢𝐜𝐫𝐨.

Nous avions été invités à participer à l’émission de RCFM consacrée à la crise des carburants.
Puis nous avons été déprogrammés.

Les représentants du collectif des stations-services «indépendantes» avaient fait de l’absence de notre collectif une condition de leur participation.
Très bien.

Mais lorsqu’on refuse le contradictoire, il faut au moins éviter de profiter du champ libre pour présenter comme des évidences des affirmations que personne n’est là pour contester.

Ils ne voulaient pas débattre avec nous. Alors vérifions leurs propos.

𝑳𝒂 𝒓𝒆́𝒈𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ? 𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒆𝒏𝒇𝒊𝒏 𝒏𝒐𝒏. 𝑩𝒓𝒆𝒇 𝒐𝒏 𝒏𝒆 𝒔𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 !

Commençons par une petite curiosité : il y a quelques mois, ce même collectif réclamait à l’État de réguler les prix « comme dans les DOM ».

À l’antenne, pourtant, un des arguments avancés est que les cours évoluent quotidiennement alors que le prix réglementé serait fixé mensuellement. Donc, risque de vente à perte.

Sauf que la régulation ne consiste pas à tirer un prix au sort le premier du mois.

Dans les territoires où elle existe, les prix sont construits à partir des coûts d’approvisionnement et de distribution, tandis que les marges de gros et de détail sont encadrées sur la base de coûts justifiés. Des ajustements supplémentaires sont même possibles en cas de circonstances exceptionnelles.
Bref, le système est tout de même un peu moins rudimentaire que celui présenté à l’antenne.

Puis pour critiquer la régulation, 𝗶𝗹𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗲́𝘃𝗼𝗾𝘂𝗲́ 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝘀𝗰𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : elle est plus élevée en Corse, donc la régulation ne permettrait pas réellement de faire baisser les prix.

Mais qui a dit que seule la fiscalité pouvait faire baisser le prix ?

Réguler, c’est justement agir aussi sur les coûts et les marges pour faire baisser les prix.
Et si demain la fiscalité baisse, cette baisse sera intégrée au prix maximum réglementé et bénéficiera exclusivement à l’usager.
La fiscalité n’efface pas la question des marges.

Enfin 𝗶𝗹𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗱𝗲́𝗴𝗮𝗶𝗻𝗲́ 𝘂𝗻 𝗿𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗚𝗙
Pour relativiser la régulation, on nous rappelle ensuite que l’IGF a constaté que les carburants coûtaient davantage aux Antilles-Guyane qu’en métropole.
C’est vrai.

Ils ont juste « oublié » le passage du même rapport qui pointe le triple monopole de fait de la SARA sur l’importation, le raffinage et le stockage et qui identifie le raffinage comme le principal facteur de surcoût et évalue celui-ci à environ 14,6 centimes par litre.
Et à qui appartient la SARA ? On vous le donne en mille ! Si, si… à Rubis

La conclusion du rapport ?
Les modalités de calcul des prix sont jugées satisfaisantes et l’IGF préconise de renforcer la régulation et sa transparence.

𝑹𝒖𝒃𝒊𝒔, 𝑫𝒂𝒗𝒊𝒅 𝒇𝒂𝒄𝒆 𝒂̀ 𝑮𝒐𝒍𝒊𝒂𝒕𝒉

Nous avons également découvert Rubis dans le rôle du petit David affrontant le gigantesque Total.
L’image est jolie.

Petit détail historique : en 2009, le David Rubis est notamment arrivé en Corse en achetant au Goliath Total des actifs relatifs à 34 stations-service ainsi que 25 % du capital de DPLC.

David avait donc commencé par faire ses courses chez Goliath.

𝑹𝒖𝒃𝒊𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆́𝒋𝒂̀ « 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒄𝒆 𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒑𝒆𝒖𝒕 »

Pour le démontrer, nous avons eu droit à un étonnant calcul.
Un prix du gazole annoncé à Fos. On ajoute le bateau. Puis DPLC. Puis différents coûts. On arrive à 2,35 €, 2,36 €, 2,37 €, voire 2,40 €.
Et puisque Rubis facturerait 2,27 €, il absorberait donc environ 13 centimes par litre.

Petit problème : aucun de ces chiffres n’a été sourcé à l’antenne.
Pas de facture d’achat. Pas de détail du fret. Pas de coût DPLC documenté. Pas de ventilation des coûts.
On part d’un prix annoncé oralement, on ajoute des coûts à la louche et on présente le résultat comme une démonstration.

C’est précisément pour cela que nous demandons depuis huit ans les vrais chiffres.
« Rubis n’a pas les moyens », ce n’est pas un chiffre. Qu’on nous donne le vrai coût.

𝑳𝒆 𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝒎𝒐𝒏𝒐𝒑𝒐𝒍𝒆

L’inquiétude exprimée est que Vito et Eni disparaissent et que Total finisse seul.
Cette inquiétude, nous pouvons parfaitement l’entendre.

Mais elle constitue justement un argument supplémentaire en faveur de la régulation.
Peu importe qu’il y ait un, deux ou trois grossistes, elle préserverait les stations et leurs emplois en encadrant les marges de gros et de détail.

Pour nous, la question n’est donc pas de sauver Rubis, Total ou Eni. Il faut sauver les stations et protéger les consommateurs.

𝑬𝒕 𝒆𝒏𝒇𝒊𝒏… 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒍𝒊𝒅𝒂𝒓𝒊𝒕𝒆́ 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒎𝒑𝒊𝒔𝒕𝒆𝒔

Là, nous avons particulièrement apprécié.
On nous explique qu’à La Réunion, les pompistes auraient refusé une remise Total afin de ne pas « déstructurer le marché » et de ne pas « détruire leurs confrères ».
Très belle leçon de solidarité à l’encontre des stations-services du réseau Total en Corse.

Revenons simplement en Corse en 2022.
Total applique alors une remise supplémentaire de 20 centimes. Vito obtient à son tour une aide conjoncturelle de Rubis de 20 centimes pour s’aligner, tandis qu’Esso ne bénéficie pas d’un soutien comparable.

Les stations Esso se retrouvent en difficulté. À Calvi, l’une d’elles ferme même temporairement ses pompes faute de pouvoir suivre.

Vito a-t-il alors renoncé à ses 20 centimes pour ne pas fragiliser ses confrères Esso ?
Non.
Pire, le grossiste Vito a joyeusement récupérer des stations Esso qui ont voulu, en changeant de grossiste, bénéficier des remises

Alors expliquer aujourd’hui que les pompistes réunionnais auraient eu la sagesse de refuser un avantage pour protéger leurs confrères, tout en laissant entendre que les stations Total corses auraient dû faire de même…
La solidarité à géométrie variable, ça finit quand même par se voir.

Pour conclure nous avons ri à cette phrase : « 𝗡𝗼𝘂𝘀, 𝗼𝗻 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘃𝗲𝗻𝘂𝘀 𝗮𝘀𝘀𝘂𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀-𝘃𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗥𝘂𝗯𝗶𝘀. »

Après une émission passée à expliquer combien Rubis est petit face à Total, combien Rubis aide déjà, combien Rubis ne peut pas faire davantage et pourquoi il faudrait surtout regarder ailleurs…
Nous voilà rassurés.

Bref, en ce qui nous concerne, nous continuerons donc à faire ce que nous faisons depuis huit ans : regarder ce qui se passe en amont des stations, demander les chiffres et distinguer les intérêts des détaillants de ceux de leurs fournisseurs.

𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐧’𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐑𝐮𝐛𝐢𝐬. 𝐄𝐭 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬.

Nouveau dans l’Observatoire A4C : Corse vs Bouches-du-RhôneLe collectif Agissons contre la cherté des carburants en Cors...
13/06/2026

Nouveau dans l’Observatoire A4C : Corse vs Bouches-du-Rhône

Le collectif Agissons contre la cherté des carburants en Corse enrichit son Observatoire avec une nouvelle comparaison : la Corse face aux Bouches-du-Rhône, de 2022 à 2026.

Pourquoi les Bouches-du-Rhône ? Parce qu’il s’agit d’un territoire continental proche et pertinent pour comparer les prix, notamment au regard de la zone d’approvisionnement de Fos, qui constitue une référence essentielle dans la formation des prix des carburants.

Ce nouvel outil permet de suivre l’évolution des écarts de prix hors taxes, mais aussi des marges de distribution, carburant par carburant, en données journalières ou hebdomadaires. La comparaison peut se faire avec l’ensemble du réseau des Bouches-du-Rhône ou avec le seul réseau traditionnel, hors grandes et moyennes surfaces.

Et les résultats sont clairs : non seulement l’écart est important, mais il s’accroît.

Sur le gazole, l’écart hors taxes Corse / Bouches-du-Rhône passe d’environ +13,2 c€/L en 2022 à +19,5 c€/L en 2025.
Autrement dit, l’écart ne se contente pas d’exister : il s’aggrave fortement.

Pour le SP95, le constat est lui aussi très significatif : l’écart passe d’environ +13,2 c€/L en 2022 à +17,5 c€/L en 2025.

Et lorsque l’on compare le SP95 corse à l’E10 vendu dans les Bouches-du-Rhône, cela devient encore plus édifiant. Alors que les automobilistes corses sont privés de ce carburant généralement moins cher, environ un tiers des stations des Bouches-du-Rhône ont cessé de vendre du SP95 depuis 2022 pour ne commercialiser que de l’E10.
Dans cette comparaison, l’écart ressort encore plus fortement : environ +18,6 c€/L, toutes stations confondues.

Même constat sur les marges de distribution. Sur le gazole, la marge moyenne atteint environ 43 c€/L en Corse, contre 24 c€/L dans les Bouches-du-Rhône.
Là encore, le problème n’est pas seulement le niveau de l’écart, mais sa dynamique : il progresse au fil des années.

C’est un élément essentiel. Car si l’insularité expliquait tout, on devrait observer un surcoût relativement stable.
Or les courbes montrent autre chose : des écarts qui se creusent, des baisses de cours qui ne sont pas toujours répercutées avec la même intensité, et des marges qui restent durablement plus élevées en Corse.

L’Observatoire permet désormais de voir cette évolution dans le détail, y compris pendant les périodes de remise, de bouclier tarifaire ou après les décisions de l’Autorité de la concurrence. la sanction du 17 novembre 2025 n'a produit aucun effet correctif

La question n’est donc plus seulement : pourquoi paie-t-on “plus cher” ? Mais aussi : pourquoi paie-t-on de plus en plus “plus cher” qu'ailleurs?

À découvrir ici 👇

+16,7 centimes par litre hors taxes sur le Gazole, un écart qui s’aggrave de 50% en quatre ans, des marges de distribution presque doublées : l’analyse complète des prix Corse vs Bouche…

Une nouvelle étape vient d'être franchie dans notre recours devant le Conseil d'État concernant les prix des carburants ...
09/06/2026

Une nouvelle étape vient d'être franchie dans notre recours devant le Conseil d'État concernant les prix des carburants en Corse.

Pour mémoire, notre démarche repose sur une question simple : lorsque la loi prévoit que l'État peut intervenir en cas de situation anormale sur un marché, peut-il se contenter de garder le silence face à une demande citoyenne argumentée ?

C'est cette question que nous avons portée devant la plus haute juridiction administrative française.

Après avoir communiqué notre requête aux ministères concernés, le Conseil d'État a mis en demeure, le 15 mai, le ministère de l'Économie de produire ses observations, puis a fixé au 17 juillet prochain la date de clôture de l'instruction.

Concrètement, cela signifie que l'examen du dossier se poursuit et que les parties disposent désormais d'une date limite pour produire leurs dernières observations avant que l'affaire n'entre dans sa phase de jugement.

Nous ne préjugeons évidemment pas de la décision qui sera rendue.

Mais une chose est acquise : la question des carburants en Corse ne peut plus être simplement ignorée. Elle fait désormais l'objet d'un examen devant le Conseil d'État.

Nous continuerons à vous tenir informés de chaque étape.

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