04/09/2026
[INTERVENTION EN BORDURE DE COURS D'EAU : L'EXEMPLE DU MARAIS D'ITTEVILLE]
Dans le cadre de ses missions visant à garantir le bon état écologique des cours d’eau et à lutter contre les inondations, les équipes du SIARJA interviennent régulièrement pour gérer au mieux les arbres tombés dans les cours d’eau. Pour chacun d’entre eux, l’intervention est réalisée après constat et s’effectue de manière adaptée, combinant retrait ou déplacement dans le lit rivière, afin de concilier sécurité et préservation des milieux naturels. Leur présence peut, en effet, présenter plusieurs risques, tels que l’accumulation de déchets anthropiques et végétaux, le blocage de la libre circulation des sédiments et des espèces aquatiques, mais également des problèmes d’érosion des berges et d’inondations. Afin de préserver la bonne santé de nos cours d’eau et de contribuer à la lutte contre les inondations, les gardes-rivières et les agents du SIARJA interviennent toute l'année sur le terrain. 👷
Dernière intervention en date : un frêne tombé en travers de la Juine, sur la commune d’Itteville. Pour déplacer cet arbre imposant, l’équipe des gardes-rivières, composée de 4 personnes, a dû intervenir pendant une journée, avec du matériel adapté à ce type d’intervention : tronçonneuses, tirefort thermique, poulie et barque pour accéder à la zone. 🪚
Le retrait d’un arbre de ce gabarit se fait en plusieurs étapes. La première consiste à retirer les grosses branches, appelées charpentières, afin d’alléger l’arbre. Ces dernières sont ensuite disposées en tas sur la berge, hors de portée des potentielles inondations, afin que celles-ci ne puissent pas les remettre dans le cours d’eau et créer de nouveaux embâcles. Ensuite, le tronc est placé « en banquette », contre la rive du cours d’eau, où il ne constitue plus un obstacle à l’écoulement et où il peut servir de renfort aux berges contre l’érosion. 🪵
Le tronc est ensuite laissé sur place, car un arbre mort constitue un refuge précieux pour la biodiversité. Insectes, champignons, oiseaux, amphibiens en hivernation et de nombreuses autres espèces peuvent y trouver nourriture et abri. Sa décomposition participe également à l’enrichissement naturel des sols. 🐸
Environ 400 interventions de ce type sont réalisées chaque année par nos gardes-rivières. Celles-ci répondent notamment à deux enjeux majeurs pour les milieux aquatiques. Le premier concerne la réduction du risque d’inondation, en maintenant le bon écoulement de l’eau, tandis que le second concerne la préservation de la continuité écologique et la diversification des habitats, notamment grâce au maintien du bois mort dans lit ou sur les berges. 💧
Une intervention qui permet donc de concilier prévention des inondations, préservation des milieux aquatiques et maintien de la biodiversité ! 🤝