27/06/2026
DÉCLARATION DU COMITÉ DE VILLAGE
DEVOIR DE VÉRITÉ ET
ÉCLAIRCISSEMENT À L'OPINION PUBLIQUE
À l'approche de l'audience fixée au 06 juillet 2026, et face aux récents développements de l'affaire impliquant Djellal Moussa, le comité de village estime de son devoir moral et citoyen d'apporter un éclairage précis sur les faits, afin de contribuer à la manifestation de la vérité, d'éclairer l'opinion publique et de permettre à la justice d'exercer sa mission en toute impartialité et équité.
Cette affaire trouve son origine au mois de mars 2025, lorsque Monsieur le Président de l'APC a déposé une plainte contre Monsieur Djellal Moussa, alors membre fondateur et actif de notre comité de village. Soucieux de préserver la cohésion sociale et les relations institutionnelles au sein de notre village, le comité a immédiatement entrepris une démarche de médiation et de dialogue.
Lors d'une première rencontre, juste au lendemain de l’audition subi par DJELLAL Moussa au niveau de la brigade de gendarmerie nationale, le comité a demandé au Président de l'APC les raisons exactes de cette plainte. Celui-ci a indiqué que sa démarche était motivée par un commentaire publié une année avant sur les réseaux sociaux, qu'il considérait comme portant atteinte à l'honneur de sa famille. Au cours de ces échanges, et en réponse à une question explicite du comité, le Président de l'APC a affirmé que cette plainte n'avait aucun lien ni avec la qualité de membre du comité de village de Monsieur Djellal Moussa, ni avec les divergences apparues lors de la visite de terrain organisée en présence d'une délégation de la Daïra et des services techniques de la commune.
Il convient néanmoins de rappeler qu'au cours de cette sortie de terrain, un échange particulièrement vif avait opposé le Président de l'APC à Monsieur Djellal Moussa. Ce différend portait sur des réserves techniques formulées par le comité concernant le projet de revêtement de la piste d'Ighzar. À cette occasion, le débat avait rapidement dépassé le cadre strictement technique pour porter sur la question de la représentativité du comité de village. Le Président de l'APC avait alors contesté publiquement la légitimité de notre structure, estimant qu'en l'absence d'un agrément officiel, celle-ci ne pouvait prétendre représenter les habitants du village.
Face à cette position, le comité de village tient à rappeler que sa légitimité procède avant tout de la volonté populaire exprimée par l'Assemblée générale du village, « la Tajmaât », qui constitue l'instance souveraine de notre village. Le comité est mandaté par les citoyens pour défendre l'intérêt général, suivre les projets de développement local et porter la voix des habitants auprès des institutions. Cette légitimité démocratique et communautaire ne saurait être réduite à une simple formalité administrative.
Dans un esprit d'apaisement et de responsabilité, le comité a poursuivi ses efforts de médiation afin de trouver une solution honorable pour toutes les parties. Après plusieurs rencontres et échanges constructifs, l'affaire a finalement été classée sans suite au mois d'août 2025, mettant ainsi un terme à une situation qui pesait sur la sérénité de notre village.
Durant cette période de tensions, Monsieur Djellal Moussa a fait le choix de démissionner du comité de village, dans un souci d'apaisement et afin d'éviter que cette affaire ne soit instrumentalisée au détriment du travail collectif du comité.
Aujourd'hui, le comité de village a appris avec surprise et incompréhension la réactivation de poursuites visant Monsieur Djellal Moussa. Ce rebondissement intervient alors que l'affaire initiale avait connu un dénouement que chacun croyait définitif. Cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein de la population et appelle plusieurs clarifications.
Après vérification des informations portées à notre connaissance et recoupées auprès de sources fiables, il apparaît que les faits désormais invoqués concernent directement les activités exercées par Monsieur Djellal Moussa dans le cadre de ses fonctions de membre du comité de village. Les prises de position, interventions et observations qui lui sont reprochées s'inscrivaient dans l'exercice du mandat qui lui avait été confié par la Tajmaât et relevaient de sa mission de représentation des intérêts de la collectivité.
Le comité tient à souligner que Monsieur Djellal Moussa n'agissait pas à titre personnel. Les observations qu'il formulait traduisaient des préoccupations collectives, débattues et portées par le comité dans le cadre de sa mission de suivi des projets et de défense de l'intérêt général. À ce titre, les actes accomplis dans l'exercice de cette responsabilité ne sauraient être dissociés du mandat citoyen qui lui avait été confié.
Le comité ne peut donc que s'inquiéter de voir des faits liés à l'exercice d'une mission de représentation communautaire donner lieu à des poursuites répétées. Une telle situation est de nature à décourager l'engagement citoyen, à fragiliser les mécanismes de participation locale et à porter atteinte à la liberté d'expression des représentants de la société.
Face à l'urgence de la situation, le comité appelle tout un chacun à se ranger massivement derrière Djellal Moussa.
FAIT A TIZIT, le 24/06/2026
Le comité de village