Association Culturelle Du Village Tigrine Ouzellaguen "afud"

Association Culturelle Du Village Tigrine Ouzellaguen "afud" Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Association Culturelle Du Village Tigrine Ouzellaguen "afud", Organisme communautaire, village tigrine commune ouzellaguen, Ifri.

l'association, est un réseau d'association et cadre qui active dans le milieu de la jeunesse, sont rassemblé pour crée cette association, a fin de rassemblé les efforts et les orienté pour le bien de la population.

L’Association culturelle Association culturelle Afud Tigrine Ouzellaguen attire également l’attention sur une autre réal...
15/05/2026

L’Association culturelle Association culturelle Afud Tigrine Ouzellaguen attire également l’attention sur une autre réalité préoccupante qui touche aujourd’hui le milieu scolaire : la dépendance excessive au téléphone portable, la multiplication des cours de soutien et la pression psychologique subie par les élèves et leurs familles.
Le téléphone portable est progressivement devenu, dans l’esprit de nombreux élèves, un outil qui remplace le cahier, le livre et parfois même l’effort personnel.
Cette dépendance numérique fragilise :
la concentration ;
la lecture ;
la mémorisation ;
la communication familiale ;
ainsi que l’équilibre psychologique des enfants.
Parallèlement, les cours de soutien se multiplient au point de devenir une charge financière très lourde pour les parents.
De nombreuses familles consacrent des sommes considérables pour assurer un accompagnement scolaire supplémentaire à leurs enfants, souvent au détriment du repos, de la vie familiale et du bien-être psychologique.
Cette situation soulève plusieurs interrogations importantes :
Pourquoi les élèves ressentent-ils le besoin d’ajouter autant d’heures supplémentaires après l’école ?
Les programmes scolaires sont-ils devenus trop lourds ?
Les méthodes pédagogiques actuelles répondent-elles réellement aux besoins des enfants ?
Où se situe le rôle du suivi psychologique et éducatif ?
Aujourd’hui, beaucoup d’enfants vivent sous une pression permanente :
école le matin ;
cours de soutien l’après-midi ;
devoirs le soir ;
usage excessif du téléphone la nuit.
L’enfant ne trouve plus suffisamment de temps pour :
se reposer ;
lire librement ;
jouer ;
pratiquer une activité culturelle ou sportive ;
développer sa créativité.
Ce déséquilibre peut provoquer :
fatigue chronique ;
anxiété scolaire ;
perte de motivation ;
isolement ;
troubles du sommeil ;
baisse de confiance en soi.
Face à ce malaise pédagogique, il devient essentiel de :
renforcer le suivi psychologique dans les établissements scolaires ;
créer des espaces d’écoute pour les élèves ;
rétablir le dialogue entre parents, enseignants et éducateurs ;
moderniser les méthodes d’enseignement ;
alléger certaines charges pédagogiques ;
encourager la lecture, la culture et les activités artistiques ;
sensibiliser à une utilisation responsable du téléphone portable.
L’enseignant demeure un pilier fondamental dans la transmission du savoir et l’accompagnement des élèves.
Cependant, l’évolution rapide de la société, des technologies et des exigences scolaires impose aujourd’hui une réflexion collective sur l’avenir de l’éducation et le bien-être des enfants.
L’école ne doit pas devenir une source permanente de stress, mais un espace d’apprentissage, d’épanouissement et de construction humaine.
À travers cette réflexion, l’Association culturelle Association culturelle Afud Tigrine Ouzellaguen appelle à une mobilisation citoyenne et éducative afin de préserver :
la santé mentale des élèves ;
le respect du savoir ;
l’égalité des chances ;
et une éducation équilibrée fondée sur les valeurs humaines, culturelles et écologiques.

L’Association culturelle Association culturelle Afud Tigrine Ouzellaguen attire également l’attention sur une autre réal...
15/05/2026

L’Association culturelle Association culturelle Afud Tigrine Ouzellaguen attire également l’attention sur une autre réalité préoccupante qui touche aujourd’hui le milieu scolaire : la dépendance excessive au téléphone portable, la multiplication des cours de soutien et la pression psychologique subie par les élèves et leurs familles.
Le téléphone portable est progressivement devenu, dans l’esprit de nombreux élèves, un outil qui remplace le cahier, le livre et parfois même l’effort personnel.
Cette dépendance numérique fragilise :
la concentration ;
la lecture ;
la mémorisation ;
la communication familiale ;
ainsi que l’équilibre psychologique des enfants.
Parallèlement, les cours de soutien se multiplient au point de devenir une charge financière très lourde pour les parents.
De nombreuses familles consacrent des sommes considérables pour assurer un accompagnement scolaire supplémentaire à leurs enfants, souvent au détriment du repos, de la vie familiale et du bien-être psychologique.
Cette situation soulève plusieurs interrogations importantes :
Pourquoi les élèves ressentent-ils le besoin d’ajouter autant d’heures supplémentaires après l’école ?
Les programmes scolaires sont-ils devenus trop lourds ?
Les méthodes pédagogiques actuelles répondent-elles réellement aux besoins des enfants ?
Où se situe le rôle du suivi psychologique et éducatif ?
Aujourd’hui, beaucoup d’enfants vivent sous une pression permanente :
école le matin ;
cours de soutien l’après-midi ;
devoirs le soir ;
usage excessif du téléphone la nuit.
L’enfant ne trouve plus suffisamment de temps pour :
se reposer ;
lire librement ;
jouer ;
pratiquer une activité culturelle ou sportive ;
développer sa créativité.
Ce déséquilibre peut provoquer :
fatigue chronique ;
anxiété scolaire ;
perte de motivation ;
isolement ;
troubles du sommeil ;
baisse de confiance en soi.
Face à ce malaise pédagogique, il devient essentiel de :
renforcer le suivi psychologique dans les établissements scolaires ;
créer des espaces d’écoute pour les élèves ;
rétablir le dialogue entre parents, enseignants et éducateurs ;
moderniser les méthodes d’enseignement ;
alléger certaines charges pédagogiques ;
encourager la lecture, la culture et les activités artistiques ;
sensibiliser à une utilisation responsable du téléphone portable.
L’enseignant demeure un pilier fondamental dans la transmission du savoir et l’accompagnement des élèves.
Cependant, l’évolution rapide de la société, des technologies et des exigences scolaires impose aujourd’hui une réflexion collective sur l’avenir de l’éducation et le bien-être des enfants.
L’école ne doit pas devenir une source permanente de stress, mais un espace d’apprentissage, d’épanouissement et de construction humaine.
À travers cette réflexion, l’Association culturelle Association culturelle Afud Tigrine Ouzellaguen appelle à une mobilisation citoyenne et éducative afin de préserver :
la santé mentale des élèves ;
le respect du savoir ;
l’égalité des chances ;
et une éducation équilibrée fondée sur les valeurs humaines, culturelles et écologiques.
Wilaya Béjaïa
MJ Ouzellaguen
Saa Ifri Ouzellaguen
Polyclinique Ouzelaguene
Direction de la Culture et des Arts de la Wilaya de Bejaia

𝐇𝐀𝐌𝐒𝐈 𝐁𝐨𝐮𝐛𝐞𝐤𝐞𝐫 : artiste peintre, musicien, auteur, illustrateur et figure humanitaire dont l’œuvre et les engagements r...
12/05/2026

𝐇𝐀𝐌𝐒𝐈 𝐁𝐨𝐮𝐛𝐞𝐤𝐞𝐫 : artiste peintre, musicien, auteur, illustrateur et figure humanitaire dont l’œuvre et les engagements rayonnent à l’échelle internationale.
À travers une approche chronologique richement documentée et illustrée de nombreuses photographies, cette biographie dévoilera les grandes étapes de sa vie, depuis 𝐁é𝐣𝐚ï𝐚, sa ville natale, jusqu’à 𝐁𝐫𝐮𝐱𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬, en passant par la 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞, les 𝐏𝐚𝐲𝐬-𝐁𝐚𝐬, le 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝-𝐃𝐮𝐜𝐡é 𝐝𝐞 𝐋𝐮𝐱𝐞𝐦𝐛𝐨𝐮𝐫𝐠, la 𝐒𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞, l’𝐀𝐥𝐥𝐞𝐦𝐚𝐠𝐧𝐞 et bien d’autres horizons.
𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐛𝐢𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐚 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢è𝐫𝐞 : • Son parcours musical
• Son œuvre picturale
• Son travail d’écriture, de poésie et d’illustration de contes
• Son engagement humanitaire ainsi que les nombreuses initiatives internationales menées en faveur de la paix, du dialogue entre les peuples et de l’espoir.
Porté par l’𝐀𝐒𝐁𝐋 𝐑É𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐂𝐄𝐍𝐂𝐄, cet ouvrage se veut une œuvre de mémoire, de transmission et de reconnaissance, permettant de découvrir l’ampleur d’un parcours artistique et humain hors du commun.
𝐇𝐀𝐌𝐒𝐈, 𝐋’𝐀𝐫𝐭 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐕𝐢𝐞 s’annonce comme une référence incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre l’histoire, les valeurs et l’œuvre d’un artiste dont la vie entière fut dédiée à la création, à la culture et à l’humanité.
Boubeker Hamsi

12/05/2026
🕊️ Lɛid Tamuqrant : Le sacrifice abrahamique, mémoire vivante d’un peuple et héritage sacré de nos ancêtresTimezliwt n L...
07/05/2026

🕊️ Lɛid Tamuqrant : Le sacrifice abrahamique, mémoire vivante d’un peuple et héritage sacré de nos ancêtres

Timezliwt n Lɛid Tameqrant

Entre foi, transmission, solidarité et civilisation villageoise

“Ass n ssebt ibda ucellaḥ
Tetten di lerbaḥ
Widak tḥubbed a Ṛebbi…”

Ainsi chantait autrefois Si Crif Abuyaḥyiw, évoquant avec émotion ces jours bénis de Lɛid Tamuqrant, où les villages entiers vibraient au rythme du sacrifice, du partage et des retrouvailles familiales.

En Kabylie comme dans l’ensemble du monde musulman, Lɛid el-Adh’ha n’est pas seulement une fête religieuse. C’est un héritage spirituel, un pacte moral transmis de génération en génération, une mémoire collective où se mêlent foi, dignité, hospitalité et solidarité humaine.

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🐏 Le sacrifice : bien plus qu’une immolation

Le sacrifice (Timezliwt) est avant tout un acte de soumission à Allah, accompli en souvenir du prophète Ibrahim qui, suite à une injonction divine reçue en songe, accepta de sacrifier son fils avant que Jibril ne lui substitue un bélier.

Depuis des siècles, cet épisode fondateur demeure au cœur de la conscience musulmane. Il rappelle que la foi véritable exige patience, sincérité, sacrifice de soi et confiance absolue en Dieu.

En Kabylie, cette pratique a pris une dimension profondément culturelle et communautaire. Le sacrifice n’est pas un simple rite mécanique : il est entouré de gestes symboliques, de prières, de traditions domestiques et de règles morales héritées des anciens.

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🌿 Un rituel sacré accompli avec respect

À l’aube de Ass n Tmezliwt, après la prière de l’Aïd, le sacrificateur — souvent un homme reconnu pour sa piété et son expérience — procède à l’égorgement rituel en direction de la Kaaba.

Le couteau soigneusement affûté est appliqué au niveau de Tiyersi, l’endroit précis où passent les carotides. Le geste doit être net, rapide et respectueux de l’animal.

Les formules sacrées retentissent alors dans les cours des maisons et les ruelles des villages :

> “Bismi Allah, Allahu Akbar, Allahumma minka wa ilayka.”

Puis vient l’eau bénie symbolique, parfois appelée Aman n Zemzem, puisée à l’aube à la fontaine du village. On nettoie la gorge avec du sel, selon une ancienne tradition de purification et de respect.

Chez nos ancêtres, chaque geste possédait un sens. Rien n’était laissé au hasard.

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👨‍👩‍👧‍👦 Une fête qui faisait vivre toute la communauté

Autrefois, Lɛid Tamuqrant transformait entièrement la vie du village.

Les hommes se rendaient au marché (Tasewiqt n Lɛid) pour acheter fruits, légumes, viande, henné, boissons et habits neufs. Les femmes préparaient les gâteaux, le couscous, les lesfenǧ, nettoyaient les ustensiles et organisaient les réserves familiales.

Les enfants, eux, vivaient les plus beaux moments de leur enfance.

Habillés de burnous blancs tissés à la maison, les mains colorées au henné, ils accompagnaient leurs parents au marché dans une joie indescriptible. C’était souvent leur premier contact avec le commerce, leurs premières pièces d’argent offertes par les proches, leurs premières courses effectuées seuls.

Le marché de l’Aïd représentait une véritable école de la vie.

Le jeune garçon y apprenait à observer son père marchander, compter, comparer, discuter. Ainsi se transmettaient discrètement les savoirs populaires, la gestion domestique et l’esprit de responsabilité.

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🐑 Le village entier participait au sacrifice

Le lieu du sacrifice était souvent collectif : une ruelle (azniq), une cour commune ou un espace du quartier (lḥara).

Les hommes s’occupaient de l’immolation, du dépouillement et du découpage de la carcasse. Les femmes nettoyaient les abats (Dwara), traitaient la toison (Alemsir) avec de l’huile et du sel afin de la conserver.

Les enfants, eux, participaient avec innocence et curiosité. Ils tapaient sur la peau gonflée pour faciliter Aslax, puis attendaient avec impatience la fameuse vessie (Tanbult) qu’ils gonflaient comme un ballon.

Ainsi, même le jeu faisait partie du rituel et de la mémoire collective.

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🍖 Le partage : cœur véritable de Lɛid

Le sacrifice ne prenait tout son sens qu’à travers le partage.

Une partie de la viande était consommée par la famille, une autre offerte aux voisins, aux proches et aux nécessiteux, tandis qu’une troisième était séchée (Acedluḥ ou Lexliɛ) pour les mois à venir.

Les grillades parfumaient alors tout le village : Čwa, Buftik, Tibardiyin, Aseknef…

Mais le plus important restait les visites familiales, les réconciliations et les salutations échangées entre voisins.

Les familles rendaient visite aux filles mariées (Tiwaliyin) en leur apportant une épaule de mouton (Taɣrut) en signe d’affection et de continuité des liens du sang.

L’Aïd n’était donc pas seulement une fête religieuse : il constituait un véritable ciment social.

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⚠️ Préserver l’esprit du sacrifice face aux dérives modernes

Aujourd’hui, beaucoup de ces traditions tendent malheureusement à disparaître.

La consommation excessive, l’ostentation, les rivalités sociales ou les dépenses déraisonnables éloignent parfois la fête de son sens premier : la piété, la modestie et le partage.

Nos ancêtres, malgré la pauvreté, savaient préserver l’essentiel :

la dignité ;

la solidarité ;

le respect du voisin ;

l’attention portée aux pauvres ;

la communion familiale ;

et la bénédiction du travail honnête.

Le véritable sacrifice ne réside pas dans la taille du mouton, mais dans la sincérité du cœur.

Rendre visite à un malade, soutenir un orphelin, nourrir un nécessiteux, réconcilier deux personnes fâchées : voilà aussi l’esprit authentique de Lɛid Tamuqrant.

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🌍 Un patrimoine immatériel à transmettre

À travers ces rites anciens se dessine toute une civilisation villageoise aujourd’hui menacée par l’oubli.

Préserver Timezliwt n Lɛid ne signifie pas seulement maintenir un rite religieux ; cela signifie aussi protéger :

une mémoire ;

une langue ;

des expressions populaires ;

des savoir-faire ;

une organisation sociale ;

et une vision profondément humaine de la vie.

Nos anciens nous ont légué un héritage immense. À nous désormais de le transmettre aux générations futures avec fidélité, intelligence et amour.

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🌙 Invocation finale

Taqabala Allahu minna wa minkum
wa ghafara Allahu lana wa lakum.

Lɛid-nwen tamggazt i kunwi d twacult-nwen, i yenselmen merra.

Ilmend n Lɛid Tameqrant i d-ikcemen,
s aramaɣ-awen leɛmer ɣezifen,
d ṭṭaɛa n Ṛebbi d lxir yesalḥen,
talwit idumen, tudert yezdigen.

Lɛid tamerzuqt i yenselmen yiwen yiwen,
i yemdanen merra,
i twacult Ibuyaḥyiwen,
i lɛerc n At Ɛisi,
i Tamazɣa s umata.

Iɣallen ad dduklen,
ad iriden wullawen,
wa ad llint walaɣen.
Tamurt-neɣ ad ttegmu,
ad tennerni s talwit d wawal lehna.

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Puisse Allah accepter nos œuvres et les vôtres, pardonner nos péchés, accorder Sa miséricorde à nos disparus et apporter guérison aux malades, réconfort aux pauvres, protection aux orphelins et paix aux cœurs éprouvés.

Une pieuse pensée à tous ceux qui nous ont quittés :
“fell-asen yeɛfu yerḥem Ṛebbi.”

🌺 Lɛid-nwen tamerbuḥt.

✍️ Sɣur Ḥimeur Ali n Ḥmed

💢 Taqejmurt n Maggu : quand mai rallume le feu oubliéEn Kabylie, la sagesse populaire ne parle jamais au hasard. Elle ob...
07/05/2026

💢 Taqejmurt n Maggu : quand mai rallume le feu oublié

En Kabylie, la sagesse populaire ne parle jamais au hasard. Elle observe, elle retient, elle transmet. Et lorsque le ciel change brusquement de visage, elle n’est jamais surprise — seulement confirmée.

Ces trois derniers jours, des averses parfois orageuses, accompagnées de rafales de vent et d’une baisse sensible des températures, ont traversé plusieurs régions. Pour certains, ces perturbations en pleine période supposée chaude ont de quoi étonner. Pourtant, pour qui connaît le calendrier agraire berbère millénaire, ce phénomène n’a rien d’inhabituel.

Nous sommes dans une phase bien connue du patrimoine climatique kabyle : “Taqejmurt n Maggu” — la bûche du mois de mai. Une expression évocatrice, presque poétique, mais surtout profondément pragmatique. Elle rappelle qu’au cœur même du printemps avancé, le froid peut revenir frapper à la porte, sans prévenir.

Autrefois, les anciens ne se contentaient pas d’observer ces variations : ils s’y préparaient. Ils conservaient soigneusement une bûche de bois, souvent dissimulée dans la meule de foin, prête à être utilisée lors de ces retours inattendus du froid. Ce geste simple traduisait une philosophie de vie fondée sur la prévoyance, l’humilité face à la nature et le respect des cycles.

Le proverbe kabyle le dit avec justesse :
« Taqejmurt n Maggu nettefar-itt deg utemmu »
(La bûche du mois de mai, on la cache dans la meule de foin).

Aujourd’hui, à l’ère des prévisions météorologiques numériques et des bulletins instantanés, cette sagesse ancestrale garde toute sa pertinence. Car au-delà de l’image, elle délivre un message universel : ne jamais se fier aux apparences saisonnières, et toujours anticiper l’imprévisible.

Face aux changements climatiques actuels, marqués par des dérèglements de plus en plus fréquents, ce type de repères traditionnels retrouve une valeur nouvelle. Ils ne remplacent pas la science moderne, mais ils la complètent, en apportant une lecture fine, enracinée et empirique du vivant.

Conseil utile :
Même en période printanière avancée, il est judicieux de prévoir des vêtements chauds, de protéger les cultures sensibles et de rester attentif aux alertes météorologiques. La nature n’obéit pas au calendrier civil — elle suit ses propres lois.

Conclusion :
“Taqejmurt n Maggu” n’est pas qu’un souvenir du passé. C’est une leçon vivante, un héritage précieux qui nous enseigne la vigilance, la mesure et le respect du temps long. En Kabylie, même le mois de mai peut demander du feu.

Tanemmirt-nwen
Sɣur Ḥimeur Ali n Ḥmed

De la cicatrice à la flamme   De la Numidie antique aux vents des siècles,la terre se souvient en silence.Les pas des ro...
03/05/2026

De la cicatrice à la flamme

De la Numidie antique aux vents des siècles,
la terre se souvient en silence.
Les pas des rois berbères résonnent encore,
fiers, enracinés dans la pierre et la lumière.
Puis vinrent les ombres—
les Vandales, comme une marée rude,
et les cavaliers de la conquête musulmane
portant foi, langue et nouveaux horizons.
Les siècles tournent,
et l’Empire ottoman pose son sceau
sur les rivages d’Alger et les montagnes profondes.
Mais sous chaque règne,
le peuple veille.
Les insurrections grondent comme l’orage,
les villages brûlent,
les corps tombent,
les mémoires saignent.
Décimés, déportés, décapités—
et pourtant jamais effacés.
Les chaînes se resserrent,
les lois de l’indigénat s’accumulent
comme des pierres sur une poitrine vivante.
Puis vient ce jour gravé dans la nuit :
8 mai 1945—
où le sang répond à l’injustice,
où la douleur devient mémoire éternelle.
Mais une cicatrice
peut devenir flamme.
Dans l’ombre naît l’étincelle,
une braise têtue dans le cœur des montagnes.
Un peuple guerrier refuse de plier,
refuse le silence, refuse l’oubli.
Et la bougie de l’indépendance tremble—
fragile, mais invincible.
Alors, un matin d’histoire,
le souffle devient vent,
le vent devient cri,
et le cri devient drapeau.
Le drapeau se lève,
porté par les martyrs,
porté par les vivants,
porté par l’éternité d’un peuple debout.
Meziani Rachid

Assistez au voyage fascinant d'une abeille 🐝 d'un petit œuf à l'adulte émergent à l'intérieur d'un nid d'abeille doré La...
18/04/2026

Assistez au voyage fascinant d'une abeille 🐝 d'un petit œuf à l'adulte émergent à l'intérieur d'un nid d'abeille doré La transformation de la nature se déroule à merveille à travers chaque étape – œuf, larve, pupa, à la vie – montrant la croissance, la précision et la magie des pollinisateurs 🌼✨

Ce papillon traverse la Méditerranée pour pondre dans votre jardin. Et celui qui repart en automne ne reviendra jamais 🦋...
16/04/2026

Ce papillon traverse la Méditerranée pour pondre dans votre jardin. Et celui qui repart en automne ne reviendra jamais 🦋

Chaque printemps, des millions de Belle-dames quittent l'Afrique du Nord et franchissent la mer. Celles qui arrivent en France dès mars ou avril ne sont pas celles qui repartiront. Elles pondent, vivent quelques semaines, et la génération suivante continue vers le nord.

Il faut plusieurs générations pour atteindre l'Europe du Nord. Chaque vague pond sur des chardons, des orties, parfois de la vipérine — puis s'éteint. La suivante prend le relais.

En fin d'été, tout change. La dernière génération ne se reproduit pas. Elle vit bien plus longtemps que les précédentes, et au lieu de continuer vers le nord, elle prend la direction du sud. Elle traverse la France, la Méditerranée, et rejoint l'Afrique — un continent qu'elle n'a jamais vu.

La science n'a confirmé cette migration retour qu'en 2012, grâce à des radars entomologiques. Pendant des décennies, on pensait que les Belle-dames disparaissaient simplement en automne.

🌿 Ce qui permet au relais de fonctionner :

- Les chenilles de Belle-dame se nourrissent principalement de chardons et d'orties — sans ces plantes à chaque étape, une génération disparaît et la chaîne se brise
- Laisser un coin de jardin avec des orties et des chardons suffit à offrir un site de ponte aux femelles de passage
- La gestion différenciée des espaces verts en ville peut faire la différence : une bordure non fauchée au bon moment nourrit toute une génération
- Même un petit espace — un balcon avec quelques plantes-hôtes en pot — peut accueillir une femelle en transit

Les premières Belle-dames arrivent dans le sud de la France dès le mois de mars. Elles cherchent un endroit où pondre. Tout ce qui suit dépend de ce qu'elles trouvent.

Ce n'est pas un voyage. C'est une course de relais entre deux continents, inscrite dans les gènes 🌍

Adresse

Village Tigrine Commune Ouzellaguen
Ifri
06010

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