Spéléo Club Constantine

Spéléo Club Constantine Le Spéléo Club de Constantine d'aujourd'hui et la continuité du club créé en 1986 Mountain activity Constantine
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Dix ans déjà. . .Le 24 septembre 2016, Mohamed Bougueddou s'est éteint à Miliana.Il avait 88 ans.Une foule nombreuse l'a...
23/09/2026

Dix ans déjà. . .
Le 24 septembre 2016, Mohamed Bougueddou s'est éteint à Miliana.
Il avait 88 ans.
Une foule nombreuse l'accompagna alors pour sa dernière descente.
Dix ans ont passé.
Mais les souvenirs, les photographies, les récits et les témoignages qu'il a laissés permettent encore aujourd'hui de faire vivre cette mémoire.
À travers cet hommage, le Spéléo Club de Constantine - SCC25 souhaite saluer Mohamed Bougueddou, mais aussi tous ceux qui l'ont précédé ou accompagné dans les premiers temps de la spéléologie algérienne.
Nous voulons rappeler aux jeunes générations que l'activité que nous pratiquons aujourd'hui s'inscrit dans une histoire plus ancienne.
Une histoire faite de curiosité, de courage, de bricolage, de recherches, de découvertes, de rencontres et surtout de passion.
Une image pour la mémoire
La page Facebook « Spéléologues Algériens » a choisi comme photo de couverture une image de Mohamed Bougueddou. On le voit avec son magnifique sourire, vêtu d’une tenue de spéléologue et portant en haut du son bras le drapeau Algérien.
Cette photographie est particulièrement symbolique.
Elle représente un homme qui a consacré une grande partie de sa vie à la spéléologie et qui souhaitait voir cette activité se développer dans son pays.
Aujourd'hui, cette image peut être regardée autrement : comme un lien entre les générations.
Ceux qui nous ont précédés ont ouvert le chemin.
À nous de faire en sorte que leur histoire ne disparaisse pas.
Repose en paix, Ammi Mohamed
En Algérie, le mot « Ammi » (عمي) est aussi une manière de témoigner respect et affection envers une personne plus âgée.
Pour beaucoup de spéléologues qui l'ont connu, Mohamed Bougueddou était bien plus qu'un ancien pratiquant.
Il était Ammi Mohamed.
Un pionnier.
Un témoin.
Un passeur de mémoire.
Un homme qui avait connu une spéléologie différente, pratiquée avec des moyens rudimentaires, mais avec une curiosité et une passion qui n'ont jamais cessé.
Dix ans après sa disparition, nous ne voulons pas seulement dire qu'il nous manque.
Nous voulons continuer à raconter son histoire.
Car en reconnaissant ceux qui nous ont précédés, nous donnons aussi aux générations futures les moyens de comprendre d'où nous venons.
Mohamed Bougueddou
03 août 1928 - 24 septembre 2016
Spéléologiquement, Ammi Mohamed. . . repose en paix.
Retrouvez l'article complet consacré à ce 10ème anniversaire sur notre site web via ce lien 👇
https://scc25.com/mohamed-bouguedou/

Le 13 septembre, une journée internationale pour protéger les grottes et le karstLa création d’une Journée international...
17/09/2026

Le 13 septembre, une journée internationale pour protéger les grottes et le karst
La création d’une Journée internationale des grottes et du karst, célébrée chaque année le 13 septembre, est l’aboutissement d’une mobilisation scientifique, institutionnelle et associative menée à l’échelle mondiale. Présentée à l’UNESCO par l’UIS - Union Internationale de Spéléologie (UIS), cette initiative vise à faire connaître la valeur scientifique, écologique, hydrologique, culturelle et économique des milieux souterrains, tout en renforçant leur protection.
Les grottes et les paysages karstiques constituent de véritables archives naturelles. Ils abritent des fossiles, des espèces endémiques, des traces de civilisations anciennes et des témoignages essentiels de l’évolution géologique et climatique. Les aquifères karstiques fournissent également de l’eau potable à plus d’un milliard de personnes. Pourtant, ces environnements fragiles demeurent souvent mal connus, exposés à la pollution, à l’érosion, à l’urbanisation et à une exploitation insuffisamment maîtrisée.
L’instauration d’une journée annuelle permettrait donc de coordonner les actions de sensibilisation, d’éducation, de recherche scientifique, de conservation et de gestion durable. Elle encouragerait notamment l’organisation d’ateliers, de séminaires, de programmes scolaires, d’activités de découverte et de campagnes publiques consacrés à la spéléologie, à la biodiversité souterraine, aux ressources en eau et au patrimoine karstique.
Pourquoi le 13 septembre ?
Le choix du 13 septembre repose sur plusieurs arguments. Cette date évite les chevauchements avec les autres journées internationales, correspond à une période favorable à l’organisation d’activités dans de nombreux pays et n’était pas encore attribuée par l’ONU ou l’UNESCO à une célébration comparable. Elle rappelle également la fondation de l’Union internationale de spéléologie en septembre 1965 et, surtout, la première présentation officielle de cette organisation à l’UNESCO, à Paris, le 13 septembre 2021.
La proposition a été inscrite à l’ordre du jour provisoire de la 222e session du Conseil exécutif de l’UNESCO à la demande de l’Algérie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Bulgarie, de la Croatie, de l’Égypte, de l’Équateur, du Guatemala, du Luxembourg, de Malte, du Mexique, de Monaco, du Portugal, de la Serbie, de la Slovaquie et de la Slovénie. Elle bénéficiait du soutien écrit de 15 organisations internationales, de huit organisations régionales, de représentants de 38 pays membres de l’UIS, ainsi que de nombreuses institutions nationales, conférences, personnalités et de la nation Haïda du Canada.
Les organisations internationales participantes
Parmi les organisations internationales ayant soutenu l’initiative figurent :
- Le Groupe de spécialistes du géopatrimoine de l’UICN-CMAP.
- Le Groupe de travail sur les grottes et le karst de l’UICN-CMAP.
- Le Conseil international des sciences.
- Le réseau CaveMAB.
- L’Association internationale des hydrogéologues et sa Commission sur le karst.
- L’Union géographique internationale.
- La Société internationale de photogrammétrie et de télédétection.
- L’Union internationale pour l’étude du quaternaire.
- L’Union internationale des sciences du sol.
- L’Association internationale des géomorphologues.
- L’Association internationale pour la conservation du patrimoine géologique, ProGEO.
- La Société internationale de biologie souterraine.
- Le Centre international de recherche sur le karst sous l’égide de l’UNESCO, à Guilin.
- La Chaire UNESCO en géodiversité et géoconservation, associant l’Australie, le Botswana, le Brésil, le Cameroun, le Chili, la Colombie, le Maroc, le Mozambique, le Portugal et l’Uruguay.
L’UNESCO est au cœur de la démarche grâce à ses programmes et dispositifs consacrés au patrimoine mondial, aux géosciences et aux géoparcs, à l’Homme et la biosphère, ainsi qu’à l’hydrologie. Le Centre international de recherche sur le karst en Chine, la Chaire UNESCO consacrée à l’enseignement du milieu karstique en Slovénie et le projet DIKTAS consacré aux aquifères karstiques dinariques illustrent cette coopération.
Les organisations régionales mobilisées
La mobilisation régionale a également réuni :
- L’Union asiatique de spéléologie.
- L’Association australasienne de gestion des grottes et du karst.
- La Division karst de la Société géologique d’Amérique.
- La Fédération européenne de spéléologie.
- La Fédération européenne des géologues.
- Le Bureau européen de l’environnement.
- EuroGeoSurveys.
- L’Association Krasopis, consacrée au karst dinarique.
Les pays représentés par l’UIS
Les représentants des États membres de l’Union internationale de spéléologie provenaient des pays suivants :
- Allemagne.
- Argentine.
- Australie.
- Autriche.
- Bosnie-Herzégovine.
- Brésil.
- Canada.
- Chine.
- Colombie.
- Costa Rica.
- Croatie.
- Espagne.
- États-Unis d’Amérique.
- France.
- Grèce.
- Hongrie.
- Indonésie.
- Iran.
- Irlande.
- Israël.
- Italie.
- Japon.
- Libye.
- Malaisie.
- Maroc.
- Mexique.
- Pays-Bas.
- Pologne.
- Porto Rico.
- République tchèque.
- Roumanie.
- Royaume-Uni.
- Serbie.
- Slovénie.
- Suède.
- Suisse.
- Venezuela.
- Viet Nam.

Le document mentionne plusieurs organisations pour certains pays, notamment le Canada, la Croatie, l’Espagne, la Serbie et l’Italie. Pour l’Algérie, la contribution est portée par le Spéléo Club Constantine – SCC25.
Les institutions nationales participantes
L’initiative a également reçu l’appui d’organisations et d’institutions nationales réparties dans 25 pays. Parmi elles figurent notamment :
- En Algérie : le Spéléo Club Constantine – SCC25.
- En Allemagne : l’Académie bavaroise des sciences et le Deutscher Naturschutzring.
- En Autriche : la Société géographique autrichienne.
- En Belgique : le Groupe Interclub de Perfectionnement par la Spéléologie, le Domaine des Grottes de Han et Speleo Technico VZW.
- Au Botswana : le Département des musées et monuments nationaux.
- Au Brésil : le Conseil du patrimoine spéléologique de l’État de São Paulo, la Fondation culturelle Pascoal Andreta, le Centre d’études de biologie souterraine, la Société brésilienne de recherche sur les chauves-souris et le Conseil fédéral de biologie.
- En Bulgarie : l’Association bulgare pour le tourisme spéléologique et l’écotourisme.
- Au Canada : la Société géographique royale du Canada et le Centre de recherche de la vallée de Bulkley.
- En Chine : l’Institut des ressources de la montagne de Guizhou, le Centre international de recherche sur le karst et l’Institut d’hydrobiologie de l’Académie chinoise des sciences.
- En Croatie : l’Académie croate des sciences et des arts, l’Université de Zagreb, l’Institut pour l’environnement et la nature, ainsi que plusieurs sociétés croates de géomorphologie, de géographie, de géotechnique et de géologie.
- En Espagne : l’Institut catalan de spéléologie et des sciences du karst et l’Institut de recherche de la grotte de Nerja.
- Aux États-Unis d’Amérique : le Réseau des réserves de biosphère, la Réserve de biosphère de Mammoth Cave et le Service géologique de Floride.
- En France : l’Association française de karstologie.
- En Indonésie : la Faculté de géographie de l’Université Gadjah Mada.
- En Iraq : la Société iraquienne de géopatrimoine et d’archéologie, le Service géologique de l’Iraq, plusieurs départements universitaires et sociétés géologiques du Kurdistan.
- En Italie : l’Institut italien de spéléologie, les fédérations spéléologiques régionales, les sociétés géologiques et minéralogiques, l’ISPRA, des universités, des parcs nationaux, des réserves naturelles et de nombreux clubs et associations spéléologiques.
- Au Mexique : Karst Lab México.
- Aux Philippines : le Comité national des grottes.
- Au Portugal : le Service géologique portugais.
- À Porto Rico : Gruta Troglodita Norman Veve et Ciudadanos del Karso.
- En République tchèque : l’Association des géomorphologues tchèques et l’Institut de géologie de l’Académie des sciences tchèque.
- En Roumanie : l’Institut de spéléologie Emil Racoviță et la Fondation Emil G. Racoviță.
- En Serbie : l’Université de Belgrade, le géoparc mondial UNESCO de Djerdap et le parc national de Djerdap.
- En Slovénie : l’Académie slovène des sciences et des arts, les grottes de Škocjan, l’Institut de recherche sur le karst, la Chaire UNESCO de sensibilisation au karst, l’Université de Ljubljana, le Service géologique slovène et plusieurs sociétés scientifiques.
- Au Zimbabwe : l’Université du Zimbabwe.
Une initiative soutenue par la société civile
La démarche a aussi reçu l’appui de la nation Haïda, représentée par Haïda Gwaii, en Colombie-Britannique, ainsi que celui de particuliers, de chercheurs, de responsables scientifiques, de représentants politiques et de conférences internationales. Parmi les événements mentionnés figurent la 5e Conférence asiatique transdisciplinaire sur le karst, organisée en 2024 à Yogyakarta, et la 5e Réunion internationale SOS Proteus, tenue à Kranj, en Slovénie. Le magazine britannique *Descent* figure également parmi les soutiens
La diversité des participants témoigne du caractère mondial et interdisciplinaire de l’initiative. Scientifiques, spéléologues, hydrogéologues, géologues, biologistes, institutions universitaires, organismes publics, associations environnementales, communautés autochtones et acteurs du patrimoine se sont réunis autour d’un objectif commun : faire reconnaître les grottes et le karst comme des patrimoines essentiels à la vie, à la connaissance et au développement durable.
L’instauration du 13 septembre comme journée annuelle donnerait ainsi une visibilité internationale à ces milieux souvent invisibles, tout en encourageant les États, les collectivités, les chercheurs, les organisations non gouvernementales et les communautés locales à agir concrètement pour leur préservation.
https://scc25.com/le-13-septembre-une-journee-internationale-pour-proteger-les-grottes-et-le-karst/

Note explicative sur la proposition de Journée internationale des grottes et du karst (13 septembre)Il s’agit d’un docum...
17/09/2026

Note explicative sur la proposition de Journée internationale des grottes et du karst (13 septembre)
Il s’agit d’un document officiel de l’UNESCO, plus précisément d’une note explicative destinée au Conseil exécutif de l’Organisation. Ce texte (référence 222 EX/43, daté du 19 septembre 2025) a été soumis à la 222e session du Conseil exécutif à Paris, à la demande conjointe de 15 pays membres.
Son objet est de proposer la proclamation d’une « Journée internationale des grottes et du karst », célébrée chaque année le 13 septembre. Le document expose :
- La justification scientifique, écologique, hydrologique, culturelle et économique de cette journée.
- Les bénéfices attendus en matière de sensibilisation, d’éducation, de recherche, de conservation et de gestion durable des milieux souterrains.
- L’alignement de l’initiative avec les programmes de l’UNESCO (patrimoine mondial, géoparcs, Homme et biosphère, hydrologie) et avec plusieurs Objectifs de développement durable (ODD 6, 8, 11, 13, 15).
- La liste détaillée des soutiens obtenus : organisations internationales, organisations régionales, pays membres de l’Union internationale de spéléologie (UIS), institutions nationales, peuples autochtones, conférences et personnalités.
En annexe, le document contient un projet de décision que le Conseil exécutif est invité à adopter, puis à transmettre à la Conférence générale de l’UNESCO pour une proclamation officielle.
En résumé, c’est une proposition formelle d’instauration d’une journée internationale, accompagnée de tous les arguments et soutiens nécessaires pour convaincre les instances décisionnelles de l’UNESCO.
Lien du site : https://scc25.com/note-explicative-sur-la-proposition-de-journee-internationale-des-grottes-et-du-karst-13-septembre/
Lien de téléchargement du document :https://scc25.com/wp-content/uploads/2026/09/118_Note-explicative-sur-la-proposition-de-Journee-internationale-des-grottes-et-du-karst-13-septembre.pdf

Bir Djenneb, le « Puits du Diable » de Boukadir : un gouffre entre géologie et mémoireDans la commune de Boukadir, une v...
14/09/2026

Bir Djenneb, le « Puits du Diable » de Boukadir : un gouffre entre géologie et mémoire
Dans la commune de Boukadir, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Chlef, s’ouvre l’un des sites les plus marquants du patrimoine souterrain algérien. Bir Djenneb, aussi appelé Bir El Djin ou, plus simplement, le « Puits du Diable », est une dépression circulaire de plusieurs dizaines de mètres de diamètre et d’une profondeur qui dépasse aujourd’hui les cinquante mètres. Au-delà de ses dimensions, ce gouffre porte des récits qui traversent plus d’un siècle d’histoire. Un dossier de recherche récemment compilé par le Spéléo Club Constantine (SCC25) en reprend les sources, presse, documentation spéléologique, témoignages locaux, pour en proposer une chronologie plus rigoureuse.
Un sinkhole, pas un simple trou
Bir Djenneb n’est pas une cavité isolée. Il s’agit d’un sinkhole : une dépression formée par la dissolution progressive des calcaires messiniens et l’effondrement des vides souterrains. C’est en ces termes que le géologue Abdelhak Mahdjoub, professeur à l’université de Chlef, a décrit le phénomène lors des recherches menées sur le site. Le gouffre n’est d’ailleurs pas unique dans la région. En juin 1988, un effondrement comparable, une fosse d’environ soixante mètres de diamètre, avait déjà brisé la RN4 non loin de là, avant d’être comblée. Des structures similaires existent ailleurs dans le monde, du Texas à Oman. Les mesures varient selon les époques. Une description de 1947 (Jean Birebent) indiquait une profondeur d’environ 63 mètres, avec un conduit plus étroit descendant encore plus bas. Lors de l’exploration de 2021, les spéléologues ont atteint 53 mètres : le fond s’est progressivement comblé de colluvions, de terre et de débris.
2016 : une antériorité à rétablir
Jusqu’ici, la presse présentait souvent l’expédition d’octobre 2021 du Club de spéléologie et de sports de montagne de Béjaïa (CSSMB) comme la première exploration du gouffre. Le dossier du SCC25 corrige ce point. Une vidéo mise en ligne le 17 mai 2016 documente la descente de Dahbya, spéléologue du Spéléo Club d’Alger, jusqu’au niveau inférieur du puits. Il s’agit, à ce jour, du plus ancien témoignage audiovisuel attestant qu’une descente jusqu’au fond a été menée à bien. Cette antériorité ne clôt pas le dossier : des tentatives plus anciennes, remontant à la période coloniale, sont évoquées par la tradition orale, sans archive encore confirmée. Elle rétablit cependant un fait : bien avant 2021, la spéléologie algérienne avait déjà atteint le fond de Bir Djenneb.
2021 : de l’exploration à l’étude scientifique
Les 29, 30 et 31 octobre 2021, le CSSMB, en coordination avec des enseignants-chercheurs en géologie, a réalisé la première étude multidisciplinaire complète du site. Coupe topographique, coupe géologique, prélèvements de roches, de terre et d’ossements animaux destinés à des laboratoires universitaires : l’objectif était d’obtenir des datations, notamment au carbone 14, pour préciser l’âge des dépôts. Les spéléologues ont atteint 53 mètres. L’écart avec les 63 mètres historiques reste une hypothèse à vérifier plutôt qu’un fait établi.
Un site chargé de mémoire
Bir Djenneb ne se résume pas à des mètres et à des strates. La tradition locale l’associe à deux épisodes douloureux de la période coloniale. En 1890, deux militaires (ou chasseurs) français seraient descendus dans le puits et n’en seraient jamais remontés. Des condamnés auraient ensuite été envoyés récupérer leurs corps ; eux aussi auraient disparu. En 1957, plusieurs habitants de la région, cinq ou huit selon les témoignages, parmi lesquels des noms reviennent régulièrement (Djaafer Abed, Attou Tahar, Aïssa Serandi, Abderrahmane Serandi et d’autres), auraient été exécutés par les forces coloniales et précipités dans le gouffre. Les sources divergent sur le nombre exact des victimes. Cette divergence invite à la prudence : le dossier du SCC25 distingue soigneusement mémoire orale et faits archivistiquement établis, sans rien ôter à la gravité de ce que le site commémore.
Une documentation ouverte
Convaincu que la connaissance de tels sites appartient à toute la communauté spéléologique et à ceux qui s’intéressent au patrimoine souterrain algérien, le Spéléo Club Constantine met l’intégralité de son dossier, localisation, chronologie des explorations, données scientifiques, sources et fiche spéléologique, librement en téléchargement sur son site. Ce travail n’a pas vocation à clore le sujet. Plusieurs questions restent ouvertes : la profondeur originelle exacte, la nature des dépôts qui ont partiellement comblé le gouffre, l’existence éventuelle de conduits latéraux, ou encore la confirmation par les archives des événements de 1890 et de 1957. Le club invite clubs, chercheurs et détenteurs d’archives (photographies, topographies, carnets d’exploration) à apporter tout élément complémentaire. La préservation de ce patrimoine reste, pour la spéléologie algérienne, un travail collectif et de longue haleine.
Spéléo Club Constantine — SCC25 dossier de recherche disponible en téléchargement sur notre site 👇.
https://scc25.com/bir-djenneb-le-puits-du-diable-de-boukadir/

Une journée qui devrait nous faire réfléchir…Aujourd’hui, 13 septembre 2026, est célébrée pour la première fois la Journ...
13/09/2026

Une journée qui devrait nous faire réfléchir…
Aujourd’hui, 13 septembre 2026, est célébrée pour la première fois la Journée internationale des grottes et du karst, proclamée par l’UNESCO. Une journée consacrée non seulement à la beauté des mondes souterrains, mais surtout à leur connaissance, leur étude, leur protection et leur transmission.
Et pourtant, en regardant ce qui se partage aujourd’hui autour de la spéléologie en Algérie, une question vient naturellement à l’esprit : avons-nous parfois oublié ce qu’est réellement la spéléologie ?
La spéléologie ne devrait pas se résumer à entrer dans une grotte, prendre quelques photographies, puis repartir. Elle ne se résume pas davantage aux sorties de plein air, au canyoning, à l’escalade ou à la randonnée — activités qui peuvent naturellement faire partie de la vie d'un club, mais qui ne définissent pas à elles seules la spéléologie
Explorer n'est que le début.
Après l’exploration viennent l’observation, la topographie, la documentation, l’étude du milieu, la connaissance du karst, de l’eau souterraine, de la faune, de la géologie et de l’histoire des cavités. Et surtout vient la responsabilité de **préserver et de transmettre ce que nous avons découvert**.
Une grotte n’est pas simplement un endroit où l’on va faire une sortie. C’est un morceau de notre patrimoine naturel, scientifique et parfois historique. Certaines cavités renferment des informations qui ont traversé des milliers, voire des millions d’années.
Alors, en cette première Journée internationale des grottes et du karst, peut-être devons-nous nous poser collectivement cette question :
Sommes-nous simplement des visiteurs des cavités, ou sommes-nous réellement les dépositaires d’un patrimoine que nous avons le devoir de connaître, de protéger et de transmettre ?
La réponse à cette question déterminera peut-être ce que sera la spéléologie algérienne de demain.
Bonne Journée internationale des grottes et du karst à toutes et à tous.
https://scc25.com/une-journee-qui-devrait-nous-faire-reflechir/

13/09/2026

Célébration de la première journée internationale des grottes et du karst

Contribution à la connaissance de la répartition des chauves-souris (Chiroptera) en AlgérieEntre 2011 et 2026, une étude...
05/09/2026

Contribution à la connaissance de la répartition des chauves-souris (Chiroptera) en Algérie
Entre 2011 et 2026, une étude menée sur 70 sites dans 19 willaya d'Algérie a permis d'identifier 19 espèces de chauves-souris sur les 27 connues dans le pays. Les observations révèlent des extensions géographiques significatives pour plusieurs espèces, notamment le rhinolophe euryale et l'oreillard de Hemprich. En apportant 18 18 nouvelles données.
L'étude est disponible sur le portail documentaire en ligne de l'éditeur scientifique international Springer Nature via ce lien :
https://link.springer.com/article/10.1007/s10344-026-02139-y

Algeria is the largest country in Africa and for the most part has not yet been surveyed for bat species. To contribute to the knowledge of the distribution of Algerian bat fauna, between 2011 and 2026 we surveyed 70 sites from 19 provinces across the country, mostly roost sites but also using mist....

Ce chapitre final lève le voile sur les mystères les plus profonds de Constantine. Entre découvertes majeures et révélat...
24/08/2026

Ce chapitre final lève le voile sur les mystères les plus profonds de Constantine. Entre découvertes majeures et révélations finales, ce récit passionnant vient clore une aventure humaine et scientifique hors du commun. Plongez une dernière fois au cœur de cette histoire et découvrez pourquoi cette grotte demeure marginalisée et abandonnée, au carrefour d'intérêts personnels et de sombres enjeux.
Cliquez ici pour accéder à l'aventure complète : https://scc25.com/je-vous-dirai-tout-sur-la-grotte-de-ras-douames-6eme-et-dernier-episode/

24/08/2026

La spéléologie est un plaisir avant tout. C'est une invitation à l'émerveillement, une immersion silencieuse dans les profondeurs de la Terre où le temps semble s'arrêter. Au-delà de l'aspect sportif, elle permet de découvrir des paysages souterrains d'une beauté fragile, sculptés par l'eau et les millénaires. Qu'il s'agisse de parcourir d'immenses galeries ou de se faufiler dans d'étroits passages, chaque exploration est une aventure humaine unique qui exige humilité, respect de l'environnement et esprit d'équipe. C'est en explorant ces mondes cachés que l'on prend conscience de la richesse et de la vulnérabilité de notre patrimoine naturel.

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