28/05/2024
Que dire ?
Oui, que dire quand on vit dans un patelin où les choses vont de plus en plus mal pour le citoyen ? Oui, que dire si ce n’est que l’espoir d’une vie meilleure s’amenuise de jour en jour et d’heure en heure ! Rien si ce n’est se plaindre et pleurer tout son soûl, pleurer jusqu’à perdre la vue pour ne plus rien voir, rien de tous ces comportements bestiaux, sauvages et vils. Pleurer toutes les larmes de son corps pour se noyer dedans et disparaître à jamais, quitter ce bled où les voyous, les tordus et les incultes s’accaparent, chaque jour qui passe, de vos biens de votre espace de vie et foulent à leurs pieds toutes les valeurs qui vous ont été inculquées par les anciens.
Oui, l’amertume et le dégoût vêtent mes propos, sinon comment expliquer qu’une cabane clôturée de Zimmerman surmonté de barbelés, donnant sur la plus belle rue de la cité, répondant au doux nom de Rue de la République, abritant une modeste association protectrice de l’environnement, soit victime d’un acte abject , un vol tout simplement ?
Oui, un vol, le troisième du genre. J’ai envie de dire viol, car tel est notre sentiment. Ce n’est pas n’importe quel vol, malgré le fait que tous les vols sont blâmables et illégaux. Le vol d’une citerne de 1000 litres.
Une citerne, me diriez-vous !
Oui, une citerne en plastique nécessaire, non vitale pour toutes ces jeunes pousses que les membres de ladite association essayent tant bien que mal de faire pousser et grandir afin de sauvegarder et de perpétuer les espèces rares qui font le charme du Jardin public cher à la population et aux retraités de notre ville.
Vraiment, il y a beaucoup de questions que le simple quidam que je suis se pose. Quant aux réponses, je n’en ai point. Alors, sous l’emprise de la colère et de l’incompréhension, je ne peux me permettre que d’être grossier et vulgaire pour crier haut et fort que les bât**ds, les sauvages, les incultes, les va-nu-pieds ont, une énième fois, frappé et personne n’a rien vu, bien sûr !
Comment peut-on concevoir que l’on puisse sortir une citerne d’une couleur vive, grande comme tout, du jardin et par-dessus la clôture, à une heure impossible, t**d le soir ou la nuit, sans que personne n’ait rien vu ou entendu ?
Alors, comme dirait l’autre, je me suis mis à la recherche d’un thé en suppos, car il ne suffit plus de le boire dans ce bled pour rester éveillé, il faut se le fo**re là où il faut.
Et, pour finir sur une note bien de chez nous : Hanou vos soubassements ya moins que rien !