07/02/2025
L'Association Espoir pour le Développement de la Wilaya de Bejaia
Organise une journée d'étude le 15 février 2025 sous le thème :
« Les relations Algéro-française, entre le poids de l’histoire et les enjeux du moment »
La montée en puissance de l’extrême droite française s’accompagne par des attaques sournoises et haineuses contre l’Algérie.
Son alliance récente avec le macronisme, sans boussole politique fixe, annonce des lendemains incertains pour les relations entre les deux pays.
Née dans le giron de l’OAS, l’extrême droite française reste franchement revancharde.
A défaut d’une condamnation du fait colonial, avec ses atrocités et ses crimes contre l’humanité, comme était le cas pour le nazisme et le fascisme, les néocolonialistes français redoublent de férocité et désirent maintenir une relation de subordination avec ce qu’ils appellent « les anciennes colonies »
Ébranlés par le processus d’approfondissement des indépendances africaines, qui agit en profondeur depuis quelques années et qui les dépossède de rentes qu'ils avaient l'habitude de percevoir sur le dos des peuples du continent, ils refusent d’amender leur vision et de se rendre à l’évidence qu’une nouvelle ère politique est en train de s’installer durablement.
Les positions constantes de l’Algérie dans son soutien à la décolonisation du Sahara Occidental et au droit du peuple palestinien à disposer de sa terre et de son destin, les dérangent profondément. Leur refus d'un référendum qui permettrait au peuple sahraoui de choisir son avenir, comme prévu par le droit international, dit long sur leurs véritables valeurs « démocratiques et humaines »
Pour eux, un pays « ami » est un pays soumis !
Pour eux, l'Algérie, dont la doctrine et la culture politique sont le produit d’un mouvement de libération qui avait sonné le glas du colonialisme en Afrique, doit être sanctionnée, à défaut d’être détruite !
Dans leurs errements politiques, ils nient les enfumades d’Ouled Riah à Moutghanem en 1845, les génocides de Laghouat en 1852, de Sétif, de Guelma et de Kherrata en 1945, et les tueries collectives partout en Algérie. Ils défendent les coupeurs de têtes et les amateurs du musée des crânes humains dont celui de Chérif Boubaghla, ce natif de Saïda qui a conduit une résistance légendaire contre le colonialisme français en Kabylie. Ils refusent d’assumer les conséquences désastreuses des essais nucléaires à Reggan, et s’évertuent, ironie de l’histoire, d'hypothétiques aides financières pour le développement économique de l’Algérie, alors qu’ils avaient toujours cherché à l'entraver par tous les moyens possibles.
Impliquant le parlement Européen, qui avait observé un silence de marbre face aux massacres des populations civiles à Ghaza et à l’emprisonnement arbitraire de Christian Tein, chef du FLNKS, les néocolonialistes français persistent dans leur campagne haineuse contre notre pays.
Afin de cerner ces points et de centrer le débat, que la majorité de la presse française tente de dévier, l'Association Espoir pour le Développement de la Wilaya de Bejaia organise une journée d’étude thématique, le 15 février 2025, à la Bibliothèque de la Lecture Publique Tahar Amirouchen de Bejaia, à partir de 10h.
Comité d’Organisation :
Coordination de la rencontre : Brahim TAZAGHART
Président du comité d’organisation : Ouali HAMOUDI
Modérateurs : Moussa BOUKRIF
Samir BENIKEN
Programme de la journée
9h30 : Ouverture officielle de la rencontre
Premier Panel
Modérateur : Samir Beniken
10h – Dr Noureddine Zerkaoui, chef de département histoire à l'université de Bejaia : " Les relations algéro-française, le poids de l'histoire "
10h 20– Dr Hosni Kitouni, historien : " Crimes de la colonisation ou crimes de l'Etat français ? Pour une responsabilité de l'Etat français dans les crimes commis par la France coloniale"
10h40 – Lazhari Labter, écrivain : "Laghouat 1852, 'Am El-Khalia ou l'année de l'anéantissement"
Débat
Deuxième Panel :
Modérateur : Pr Moussa Boukrif
11h30 – Djamel Boukrine, consultant : "L'hypothétique aide financière française au développement de l'économie algérienne, de quoi s'agit-il vraiment ?"
11h50 – Dr Rachid Boughidene, enseignant à la faculté des sciences économiques à l’université de Bejaia : « Les accords de l’Algérie avec l’Union Européenne »
12h10 – Ali Sahel, président du réseau algéro-africain pour le dialogue et le bon voisinage : : « Le rôle de la société civile dans la nouvelle politique africaine ».
12h30 – Soufiane Hadji, journaliste : " Le différend algéro-francais à la lumière de la couverture médiatique française "
Débat
Lecture des recommandations
Clôture de la journée d'étude