Le Comité international pour le développement des peuples (CISP) est une organisation de la société civile engagée dans la coopération internationale et la lutte contre l’exclusion sociale depuis 1983. Dès 1984, et ce au commencement de l’organisation, le CISP s’est inquiété de la situation que vivaient les sahraouis, notamment dans les camps dédiés aux réfugiés à Tindouf en Algérie. Le soutien d
u CISP au peuple Sahraoui s’est déployé sur plusieurs volets, notamment le secteur de la santé, de l’éducation, de la distribution de fournitures scolaires, la réhabilitation des écoles ainsi que le monitoring de la distribution des produits alimentaires. Vers la fin des années 1990, alors que le nord de l’Algérie est traversé par les évènements de la décennie noire, le CISP s’est mobilisé, dans un premier temps, autour d’interventions auprès des personnes victimes de cette violence, en particulier à Bentalha. L’interaction entretenue avec les camps de Tindouf, ainsi que la connaissance progressive du contexte local, ont permis au CISP de rester à l’écoute des multiples préoccupations de la société algérienne. Par conséquent, de plus en plus de projets ont fleuri avec pour axe central la « cohésion sociale » passant par le renforcement des compétences des professionnels et des acteurs de la société civile. Grâce à sa coopération avec de nombreux acteurs locaux, à la fois publics et privés, le CISP a pu garantir une présence sur les pôles principaux de l’Algérie. Et ceci en partant de l’idée que les administrations publiques et les communautés locales sont les responsables privilégiés pour le développement de leurs territoires. Au centre de l’action du CISP Algérie, il y a la conviction que l’accès à la formation et aux diverses expertises pour la création de relais, est essentiel dans la construction sociale sur la base de valeurs universelles de citoyenneté positive, de paix et de vivre ensemble. Les projets du CISP Algérie, visent non seulement à répondre aux besoins prioritaires et résoudre des problèmes réels dans les territoires et les domaines d'action, mais aussi comme moyen d'identifier, de formuler ou de renforcer les politiques sectorielles spécifiques et la cohésion entre les acteurs étatiques et les citoyens acteurs sociaux. Les axes d’intervention du CISP en Algérie:
Les axes d’interventions du CISP Algérie représentent les piliers sur lesquelles repose la philosophie des activités menées. Le point culminant demeure le soutien des ressources algériennes, qu’elles soient associatives et/ou institutionnelles. Les axes moteurs des actions du CISP Algérie sont formulés comme suit :
Le renforcement des acteurs de la société civile comme acteurs actifs dans la gestion de la Cité. Le soutien des différentes OSC avec une volonté de promouvoir une meilleure cohésion sociale ;
Le renforcement et amélioration du dialogue entre les acteurs de l’Etat et les acteurs sociaux avec une attention particulière auprès des jeunes générations ;
La promotion d’espaces de dialogue, de débats, de réflexion permettant une confrontation positive, le partage des responsabilités ;
La sensibilisation pour la lutte contre les violences faites aux femmes et contre les discriminations envers les minorités ;
Le soutien au développement local et à l’insertion socioéconomique des migrants algériens de retour au pays. La volonté du CISP en Algérie de promouvoir la cohésion sociale en luttant contre les discriminations et l’exclusion, en renforçant les organisations de la société civile et leur collaboration avec le secteur public, constitue un réel engagement physique et intellectuel qui mobilise toute son équipe. Une attention particulière est consacrée à la création d’outils pédagogiques et de plaidoyer permettant de capitaliser et de garder traces de ce qui s’est construit avec les différents acteurs impliqués dans les activités. Nous pouvons reprendre les plus récents, tels la boite pédagogique « Graine de citoyens », l’éventail des jeux de coopération, les carrés du GENRE, un syllabus sur la formation aux DH et à la citoyenneté active, la publication d’une enquête sur la plus value de la société civile. Enfin ses sources de financements sont obtenus au travers de contributions et de financements de bailleurs de fond, en l’occurrence la Commission européenne, les instituions des Nations Unis, la coopération décentralisée italienne, et les services de coopérations des ambassades présentes en Algérie.