19/09/2026
Hommage à Jean Marc Ela
Parce que l’oubli est la ruse du diable, rendons hommage ce matin à Jean-Marc Ela.
Né le 27 septembre 1936 à Ebolowa, il est certainement l’un des plus brillants esprits qu’a connu le Cameroun. A la fois prêtre, théologien, universitaire,anthropologue, sociologue; il a largement contribué à la sociologie et aux sciences sociales africaines.
En tant que missionnaire, il s’est longuement engagé aux côtés des communautés paysannes du Nord-Cameroun. Il y a mené des campagnes d’alphabétisation et y a lutté contre les injustices à l’égard des Kirdi.
Menacé de mort à cause de son obstination à vouloir faire la lumière sur l'assassinat en 1995 du père jésuite Engelbert Mveng, Jean-Marc Ela s'exile au Canada où il va enseigner dans plusieurs universités.
Tout comme le père Engelbert Mveng, il militait pour une théologie adaptée aux besoins, aux contextes et aux croyances africaines. Il est le père de la théologie africaine de la libération notamment à travers deux œuvres théologiques majeures : « Le cri de l’homme africain » (1980) et de « Ma foi d’Africain » (1985).
Il a laissé une importante réflexion théologique sur la nécessité pour le christianisme de s'inculturer aux traditions africaines.
Jean-Marc Ela meurt en exil à Vancouver le 26 décembre 2008 à l'âge de 72 ans.
Voici ce que disait Jean-Marc Ela sur le Cameroun de Paul BIYA.
"Le Cameroun semble échapper à toute catégorie de l'entendement. Ce qui arrive à ce pays relève de "l'inimaginable", de "l'incroyable" et de "l'impossible".
Tout se passe, en définitive, comme si, sous le règne de M. Paul Biya, le Cameroun tout entier avait basculé dans le "hors norme", la "déraison" ou la "folie"."
Une analyse d’une actualité décoiffante !!
La terre est sale! Si è ne mvit !
Arol KETCH - 19.09.2026
Rat des archives