27/10/2025
Dénonciation des des manifestants pacifiques au Cameroun!
L’ONG Avocats Sans Frontières Humanitaires du Cameroun - Asfh-Cam tient à exprimer sa profonde préoccupation face aux récentes violations des droits des manifestants
pacifiques dans certaines régions du Cameroun, particulièrement dans
la ville de Douala qui a vu au moins 04 manifestants tués.
Nous constatons une répression disproportionnée des garantis par le droit international, notamment le et .
Le droit international, particulièrement le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), garantit à chaque individu le droit à la vie, de se réunir pacifiquement et d’exprimer ses opinions sans crainte de représailles.
Cependant, nous observons une montée inquiétante des actes de violence et d’intimidation à l’encontre de ceux qui exercent ces droits fondamentaux. Les
arrestations arbitraires, l’usage excessif de la force par les autorités et les restrictions illégitimes imposées aux manifestations sont des violations inacceptables des conventions internationales auxquelles le Cameroun fait partie.
Nous appelons les autorités Camerounaise à respecter la loi numero 90/54 du 19
décembre 1990 sur le maintien de l’Ordre Public qui interdit l’usage des armes
dans les opérations de maintien de l’ordre public. Il est impératif que les
gouvernements comprennent que la dissidence pacifique ne doit pas être
criminalisée et que les manifestants ont le droit de faire entendre leur voix sans
craindre des représailles.
Avocats Sans Frontières Humanitaires du Cameroun - Asfh-Cam appelle également la
communauté internationale à faire preuve de vigilance et à condamner ces violations. Nous devons tous pour défendre les droits de ceux qui s’engagent pour la justice et l’égalité. Les citoyens ne doivent pas être réduits au silence pour avoir osé exprimer leurs préoccupations sur le processus électoral.
Nous demandons instamment que :
1. Tous les manifestants arrêtés soient libérés immédiatement et sans conditions.
2. Les autorités mettent fin à l’usage disproportionné de la force et respectent le
droit de réunion pacifique et la loi sur le maintien de l’Ordre.
3. Les dialogues ouverts entre les gouvernements et les citoyens soient encouragés afin de résoudre pacifiquement les conflits.
Nous restons solidaires de tous ceux qui se battent pour leurs droits et nous continuerons à agir jusqu’à ce que ces droits soient pleinement respectés.