07/08/2026
À Ebolowa, la jeunesse universitaire face au VIH : l’association SAF aux avant-postes de la sensibilisation*
Ebolowa, du 5 au 9 août 2026 Pendant que les stades du complexe multisports de l’Université d’Ebolowa vibrent au rythme des Finales Nationales des Jeux Universitaires (FINAJU), une autre compétition, silencieuse mais tout aussi vitale, se joue en marge des terrains : celle de la santé publique. Aux côtés du Groupe Technique Régional de lutte contre le Sida (GTR-SIDA) du Sud Cameroun, l’association SAF a répondu présente pour porter un message essentiel auprès des milliers d’étudiants venus de tout le pays : se protéger, se dépister, se responsabiliser face au VIH et aux infections sexuellement transmissibles.
❤️Une jeunesse rassemblée, une opportunité à saisir*
La première édition de cette nouvelle formule des Jeux Universitaires a réuni onze universités d’État, des instituts privés et des établissements sous tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur, autour du complexe multisports flambant neuf de l’Université d’Ebolowa. Athlétisme, football, basketball, handball, volleyball, lutte traditionnelle : cinq jours durant, la capitale régionale du Sud est devenue le théâtre de l’excellence sportive universitaire camerounaise.
Mais qui dit grand rassemblement de jeunes dit aussi opportunité unique de sensibilisation. C’est précisément le pari fait par le GTR-SIDA du Sud, qui a mobilisé ses partenaires de terrain dont l’association SAF pour transformer cet événement sportif en une véritable caravane de santé publique.
❤️SAF, un partenaire de terrain engagé*
Sur le terrain, l’équipe de SAF s’est fondue dans l’effervescence des Finaju pour aller à la rencontre des étudiants : stands d’information, échanges directs, distribution de préservatifs et orientation vers les structures de dépistage. Une approche de proximité, loin des discours moralisateurs, qui mise sur le dialogue et l’écoute pour lever les tabous encore nombreux autour du VIH et des IST chez les jeunes.
Ce choix n’a rien d’anodin. La région du Sud demeure, selon les données de l’enquête CAMPHIA, l’une des plus touchées du pays par le VIH, avec plusieurs dizaines de milliers de personnes infectées. Chez les 15-24 ans, la maîtrise des moyens de prévention reste encore insuffisante à l’échelle nationale. Autant dire que chaque campus, chaque événement rassemblant la jeunesse universitaire est un terrain d’action prioritaire.
❤️Une alliance entre sport, santé et engagement communautaire*
En s’associant activement au GTR-SIDA, SAF illustre une conviction simple : la lutte contre le VIH/SIDA ne se gagne pas seulement dans les hôpitaux et les laboratoires, mais aussi dans les tribunes, les carnavals étudiants et les moments de vie collective où la parole circule librement. Profiter de l’énergie et de la visibilité des Finaju pour glisser un message de prévention, c’est parier sur l’impact démultiplié d’une jeunesse qui, une fois informée, devient elle même vecteur de sensibilisation auprès de ses pairs.
Cette synergie entre le monde sportif universitaire et les acteurs de la santé communautaire s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le Cameroun, qui vise l’atteinte des objectifs “triple 95” d’ici 2030 : 95 % des personnes séropositives connaissant leur statut, 95 % sous traitement, et 95 % avec une charge virale indétectable.
❤️Un engagement à poursuivre au-delà des terrains*
Si les Finaju 2026 s’achèvent le 9 août, l’action de SAF aux côtés du GTR-SIDA ne s’arrête pas au coup de sifflet final. Elle s’inscrit dans un travail de fond, mené tout au long de l’année sur les campus et dans les communautés du Sud Cameroun, pour que la prévention devienne un réflexe et non une exception.
En choisissant d’investir le terrain là où se trouve la jeunesse dans le sport, la fête, la compétition SAF rappelle une évidence trop souvent oubliée : *la meilleure sensibilisation est celle qui rencontre les gens là où ils sont, avec les mots qu’ils comprennent.*