19/02/2025
J’avais eu la chance de tomber et de bien choisir mes employés. Pour moi, c’était la première réussite. Je veillais tellement bien à leur façon de travailler et il faut être honnête, j’en étais satisfaite.
Au début, je me chargeais d’accueillir les clients avant de le rediriger vers le responsable du rayon recherché.
Mais avec l’affluence, je ne pouvais plus me charger de recevoir tout le monde.
C’était un travail assez plaisant mais aussi facile contrairement à ce que j’attendais.
La seule chose c’était qu’on restait debout pendant des heures mais après lorsqu’on rentrait après un bon repos, tout allait bien.
Un soir, mon téléphone sonna et c’était ma mère… Je n’avais plus parler avec eux depuis mon arrivée, il n’y avait que Chimene avec qui ma relation devenait plus saine, qui passait son temps à me donner de leur nouvelle.
Alors, ce soir, j’avais hésité de décrocher mais ils me manquaient et j’avais envie de leur dire que tout allait bien, même si je savais que Chimene le leur disait déjà assez.
J’ai tout de même décroché pour les écouter…
- Lindsay, bonsoir, comment tu vas ? C’est ton papa.
- Ah papa. Je vais très bien et vous ?
- On se porte bien ta mère et moi. Le téléphone est sur haut parleur donc elle t’écoute.
Puis ma mère balança aussi un bonsoir ma fille auquel j’avais répondu avec un léger sourire. Oui ça faisait plaisir de les entendre.
- Nous savons que tu es partie étant fâché et c’est pourquoi nous hésitions à t’appeler. Néanmoins, aujourd’hui nous avons décidé de le faire.
- Oui. Je vous écoute.
Mon père n’arrivait plus à parler, alors ma mère prit le relais.
- Ecoute Lindsay, malgré tout ce qui peut se passer tu es notre fille. On sait que par moment, nous nous sommes mal comportés envers toi mais sache que nous t’aimons énormément. Le même amour que Chimene. Alors, cette distance qui s’est installé entre nous ne nous plaît guère car on réalise en fait que tu nous manques.
- Il a fallu que je parte pour que vous vous en rendiez compte ou alors il a fallu que Chimene vous parle ?
- Ce n’est pas important. La seule chose à faire est de passer au dessus de tout ça. Une famille reste une famille. Des gens viendront de l’extérieur mais notre sang ne changera jamais. Ta sœur et toi, êtes nos enfants et on n’en aura plus d’autres. Restez réunis est ce qui mieux pour nous.
Ça c’était la prise de parole de mon père…
- Je ne refuse pas que vous nous avez montré beaucoup d’amour même comme par moment, il y’avait des différences mais comme tu l’as dit papa, une famille c’est une famille.
- Merci de m’avoir écouté ma fille. C’est tout ce que je voulais que tu nous dises. Ça fait plaisir.
J’étais heureuse et prête à passer au dessus de tout ça. A quoi ça sert de rester le cœur rempli d’amertume lorsqu’on a de l’amour à donner.
Mon père me demandait comment ça allait au boulot et je lui répondais. A mon tour , lorsque je leur demandais comment ça se passait au pays, il me disait qu’il avait été malade mais grâce à Chimene, il a retrouvé la santé.
- Elle m’a envoyé de l’argent et je suis allé à l’hôpital.
- Je vois. Tu sais, tu pouvais me demander aussi. Je gagne assez d’argent contrairement à Chimene qui ne travaille pas.
- Oui, elle ne travaille pas encore mais son mari si. Du coup, ce n’est pas un soucis.
- Vous n’avez pas le droit de déranger ce couple papa. Moi, je travaille et je n’ai aucune situation, alors vous pouvez m’appeler pour me demander ce genre de choses. D’ailleurs, je vous ferez un petit geste demain, ça c’est pour arroser mon boulot.
- Merci mais ce n’est pas la peine Lindsay. On sait que tu n’es pas chez toi alors tu ferais mieux d’économiser.
- Ça ne me dérange pas. T’inquiète papa.
- D’accord.
Nous avons encore bavardé un peu et ensuite, il fallait que je dorme et eux aussi.
Maintenant, j’avais remarqué une chose. Bien que j’avais retrouvé le dialogue avec mes parents, ils ne me demandaient jamais de l’argent et c’est toujours moi qui forçait à leur donner.
Le pire dans l’histoire c’est ce soir où j’ai appris que maman avait fait une crise cardiaque et que depuis trois jours elle se trouvait à l’hôpital.
Je me rappelle, mon père m’avait juste dit qu’elle était malade. Et si j’étais au courant, c’est parce que Chimene était venue m’en parler parce que ce fardeau reposait sur elle.
- Lindsay, je t’assure que je connais Gires, même s’il ne parle pas, il est à bout. Les parent nous ont fait dépenser énormément d’argent.
J’étais tellement gênée et je me posais la question de savoir pourquoi ils refusaient de m’inclure… Etais je une inconnue ?
- Lindsay envoie moi de l’argent afin que je puisse continuer de payer les soins de maman.
- D’accord. Je te fais un virement demain avant 12h.
- Merci beaucoup.
Effectivement à 11h12, j’envoyais de l’argent à ma sœur et j’avais fait mine de ne même pas être au courant. Même quand mon père m’appelait et que je lui demandais où était maman, il me répondait qu’elle était sortie ou endormie.
Je n’insistais alors pas du tout.
Jusqu’à ce qu’elle se remette, cette tragédie m’avait été cachée et je ne sais pour quelle raison.
Néanmoins, j’ai continué de vivre et de travailler.
Trois mois plus t**d alors, je sortais du boulot, j’avais décidé de prendre un verre avec mes employés, c’est moi qui offrais après la fermeture.
On venait tout juste de s’asseoir, lorsque mon téléphone se mit à sonner. C’était papa , ensuite maman puisque je ne décrochais pas.
Ils insistaient tellement qu’à un moment, j’ai décroché.
- Oui maman.
Sa voix tremblante au téléphone dans un rythme cadencé s’apprêtait alors à m’annoncer cette tragique nouvelle…
- Lindsay, ta sœur, ta sœur vient de mourir…
A SUIVRE....
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