31/05/2025
DISCOURS D’OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE
Monsieur le Recteur/son Représentant de l’Université de Yaoundé 2-Soa ;
Messieurs les Vice-Recteurs ;
Monsieur/Madame le (la) Secrétaire général(e) ;
Messieurs les Chefs d’établissement ;
Monsieur le Doyen de la FSJP ;
Monsieur le Chef de Département de Science Politique ;
Chers collègues ;
Chers Promotionnaires ;
Chers étudiants ;
Mesdames et messieurs
Deux événements majeurs retiennent l’attention en cette année 2025 : l’élection présidentielle et la célébration des 20 ans d’instauration de la Science Politique au niveau 1.
Avant d’y arriver, permettez-moi, Monsieur le Recteur, mesdames et messieurs, de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue dans cette somptueuse salle des thèses de notre auguste « Technopole des sciences sociales ».
Monsieur le Recteur, mesdames et messieurs, il y a de cela 20 ans nous commencions cette aventure scientifique en chancelant. Aujourd’hui, la science politique s’est affirmée avec attrait et résilience.
L’université de Yaoundé II Soa est la matrice formatrice et émancipatrice de cette discipline qui oscille entre attraction et répulsion, rejet et acceptation, dénonciation et adoubement. Nous faisons le constat que cette discipline est victime du contexte camerounais où certains esprits lui demandent de donner ce qu’elle n’a pas ni ne pourrait avoir, d’être ce qu’elle n’est pas ni ne saurait être. La confusion largement entretenue entre la science politique et le/la/le(s) politique(s) est un biais qui tend à l’indexer. Or, elle ne fait que s’intéresser aux phénomènes de pouvoir.
Les 20 ans nous offrent donc l’agréable occasion, de faire, non pas un plaidoyer pro domo, mais de nous arrêter et de regarder à travers le rétroviseur pour tenter une évaluation de l’enracinement de cette discipline. Même si la dynamique n’est pas véritablement suivie dans toutes les facultés des sciences juridiques et politiques par l’instauration de cette discipline en première année, nous pouvons affirmer que la science politique ne forme pas les chômeurs. L’évaluation de la situation de cette première cuvée et celles qui ont suivi permet de dire que les velléités d’étouffement de cette filière n’ont pas arrêté sa progression. Les produits de science politique ont envahi tous les domaines de la société camerounaise et vont bien au-delà du triangle national.
Ils sont promoteurs d’entreprises, opérateurs économiques, experts, diplomates, journalistes, douaniers, enseignants du supérieur, cadres contractuels d’administration, professeurs des lycées, conseillers d’orientation, Professeurs d’éducation physique et sportive, officiers dans les forces armées et police, administrateurs civils, Prêtres, Pasteurs, etc.
Au-delà de cette tendance générale positive, il faut relever que les produits de science politique, pour ne prendre que la promotion de 2005, n’ont pas été totalement absorbés. Il y a lieu de continuer la lutte pour essayer de les absorber tous. Parmi eux, deux Docteurs résilients qui n’ont pas encore été recrutés.
Par ailleurs, nous plaidons pour que les questions de science administrative, de politiques publiques, commencent à figurer dans le répertoire des épreuves lors des concours administratifs.
La promotion 2005, qui célèbre ses 20 ans aujourd’hui, utilise la plateforme de l’Université de Yaoundé 2 Soa pour, d’une part, encourager les parents et jeunes diplômés de l’enseignement secondaire à s’intéresser à la science politique afin de comprendre les enjeux du monde contemporain, et, d’autre part, à émanciper complètement cette discipline par la création des Instituts d’Études politiques (IEP). Les études politiques et stratégiques sont la voie royale d’introduction de l’Afrique dans le circuit d’émancipation politique qui l’attend.
Monsieur le Recteur, mesdames et messieurs, nous avons connu des MAÎTRES qui ont fait de nous ce que nous sommes. Nous voulons leur rendre un vibrant hommage en commençant par ceux qui nous ont précédés dans l’au-delà : les Professeurs ALETUM TABUWE Michael, Louis-Paul NGONGO, Michel KOUNOU, Luc Armand ATANGA, Jean Daniel ABA, André KAYO SIKOMBE ; Docteur Marcel NSIZOA, François TABI AKONO. Parmi les vivants, nous avons : les professeurs Luc SINDJOUN, Joseph-Vincent NTUDA EBODE, Jean NJOYA, Ibrahim MOUICHE, Louis-Martin NGONO, Nadine MACHIKOU, Yves-Paul MANDJEM, AKONO ATANGANE Eustache, Alain FOGUE, Guy MVELE, Eric Mathias OWONA NGUINI, Magellan OMBALA, Joseph KOUDJOU, Yacouba MOLLUH, …
Monsieur le recteur, mesdames et messieurs, la science politique est utile et le sera davantage dans les années à venir. La conférence de ce matin vous permettra de jauger la capacité de ses produits à réfléchir et à formuler des propositions à même de rendre service à la nation. Elle porte sur les Réflexions plurielles autour de la science politique et met en relief la riche diversité qui nous caractérise, et surtout les champs de prédilection de tout un chacun.
Vive la Science Politique ;
Vive le Département de Science Politique ;
Vive la FSJP ;
Vive l’Université de Yaoundé 2 Soa
Vive le Cameroun.
Je vous remercie !