30/08/2024
🌿Un jour, une Candace 🌿
Les Amazones bamiléké
En période du maquis, les femmes de l'Ouest-Kamerun, se transformèrent en Amazones. Participants de façon armées aux combats, mais aussi espionnes, agents de liaison, spécialistes de la divination; elles n'ont pas appelé au repos.
"Voici désormais que les femmes passent à l'action. (...) Après les « garces de l'Udefec » stigmatisées par Lamberton, voici désormais les« meutes » de femmes bamiléké. « On assiste a une nouvelle tactique de la part de la subversion: l'utilisation de meutes féminines s'opposant par le nombre aux forces de l'ordre», peut-on lire dans un bulletin de renseignements . Les officiers français signalent un « inquiétant rassemblement » de femmes le 23 octobre 1959. Quelques jours plus t**d, ils doivent en affronter cing cents autres le long d'une route à Mbouda. Puis huit cents le lendemain sur le terrain d'aviation de Bafoussam . (...) Quand les hommes n'abattaient pas des arbres pour couper les routes, c'étaient les femmes, « surtout les vieilles mamans », qui venaient entraver la progression des convois militaires. Parfois même, elles se mettaient torse nu. "Voilà, écrasez-nous si vous voulez", disaient-elles aux miliaires. Parfois même elles attaquaient, à coups de jets de bouteilles pleines de
piment sur les militaires, ce qui les faisait tousser.
Ces développements inattendus amènent le Haut Commissaire à prendre la plume pour préciser la « conduite à tenir vis-à-vis des femmes », prescrivant l'emploi d'« armes d'efficacité progressive : grenades lacrymogènes, grenades offensives, armes individuelles
Le mot d'ordre est clair : « Il ne peut être question de faire anéantir un petit détachement de nos forces par une de ces bandes »
Face à ces manifestations de courage et de détermination, les militaires français, désespérément de convaincre un jour cette population considérée de plus en plus comme uniformément "rebelle"
Extrait du livre Livre : Kamerun, une guerre cachée aux origines de la Françarique, Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa
La photo ci-dessous est celle de DJOUKA Elisabeth, une combattante nationaliste photographiée par les forces de sécurités en février 1969, puis en 2022.
Hommage leur sera rendu ce samedi 14 septembre, Salle Akwaba 8 rue Livio, Strasbourg, 20h
https://www.helloasso.com/associations/au-sentier-des-anges-events/evenements/election-miss-belles-d-afrique-grand-est-2024