31/03/2026
Crimes dits “passionnels” : une violence qu’aucune émotion ne peut justifier
Les faits relayés ces derniers jours rappellent une réalité préoccupante : dans nos familles, nos couples et nos communautés, certaines tensions non résolues peuvent dégénérer en violences extrêmes.
Il est important de le dire avec clarté :
un conflit amoureux, une trahison, une jalousie ou une colère ne justifient jamais le passage à l’acte.
Derrière ces drames, on retrouve souvent un mélange dangereux de souffrance émotionnelle, d’incapacité à gérer la rupture ou la frustration, d’isolement, et parfois de détresse psychologique profonde. Lorsqu’aucun espace de parole, d’écoute ou d’accompagnement n’existe, le pire peut survenir.
Ce sujet concerne tout le monde. Il ne s’agit ni d’hommes contre femmes, ni de femmes contre hommes. Il s’agit de violence, et la violence doit être prévenue, dénoncée et traitée à la racine.
Ce que nous devons renforcer collectivement :
— l’éducation à la gestion des émotions
— l’apprentissage du dialogue dans le couple
— l’accompagnement psychologique et social en période de crise
— la vigilance de l’entourage face aux signes avant-coureurs
— une culture de responsabilité, de respect et de protection de la vie humaine
Le grand défi n’est pas seulement de réagir après un drame.
Le vrai défi est de bâtir une société où l’on apprend à demander de l’aide avant qu’il ne soit trop t**d.
Prévenir la violence commence par une conviction simple :
aucune douleur affective ne doit conduire à ôter une vie.