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ACLVF Cameroun Être une femme autonome, c’est avoir le courage de s’imposer en s’opposant.

C’est affirmer sa liberté, revendiquer ses droits et refuser toute forme de dépendance.

Derrière ces chiffres, ce sont des vies brisées, des familles endeuillées et des enfants qui perdent leur mère.Les viole...
30/08/2026

Derrière ces chiffres, ce sont des vies brisées, des familles endeuillées et des enfants qui perdent leur mère.

Les violences faites aux femmes ne sont pas des faits divers. Elles constituent une urgence sociale qui exige prévention, protection, accompagnement des victimes et justice.

À l’ACLVF, nous refusons que la violence et les féminicides deviennent une normalité.

FÉMINICIDES AU CAMEROUN : AU-DELÀ DES T-SHIRTS, DES MARCHES ET DE L’ÉMOTIONAu moins 9 féminicides documentés entre le 8 ...
30/08/2026

FÉMINICIDES AU CAMEROUN : AU-DELÀ DES T-SHIRTS, DES MARCHES ET DE L’ÉMOTION

Au moins 9 féminicides documentés entre le 8 et le 25 août 2026, et plusieurs autres femmes tuées dans des circonstances violentes au cours du même mois. La CRTV faisait également état d’au moins huit femmes tuées en moins de dix jours.

Face à cette situation, le MINPROFF appelle son personnel à porter, chaque vendredi, un T-shirt portant le message « STOP AUX FÉMINICIDES ET INFANTICIDES », avant d’étendre cette mobilisation à l’ensemble du territoire.

Nous ne sommes pas contre les T-shirts. Nous ne sommes pas contre les marches. Nous ne sommes pas contre la sensibilisation. Mais nous sommes en droit de nous demander : après la marche, après le T-shirt, après le buzz… qu’est-ce qui change réellement pour les femmes ?

Dans un pays où il n’existe toujours pas de loi-cadre spécifique sur les violences faites aux femmes et aux filles, où l’accès à la justice et aux mécanismes de protection reste difficile, la réponse aux féminicides ne peut pas être uniquement symbolique.

Nous avons besoin que l’État assume pleinement ses responsabilités : adopter et appliquer un cadre juridique clair, renforcer la protection des victimes, garantir l’accès à la justice, financer durablement les structures d’accueil et d’accompagnement, et soutenir les associations qui travaillent quotidiennement auprès des femmes victimes de violences.

Nous avons également besoin d’agir en amont : éduquer les enfants dès le plus jeune âge au consentement, à l’égalité et aux relations non violentes ; intégrer ces questions dans les programmes scolaires ; travailler avec les familles et les communautés ; et s’attaquer aux normes patriarcales qui banalisent encore le contrôle, la domination et la violence envers les femmes.

Parce qu’une marche ne protège pas une femme qui rentre chez elle auprès d’un conjoint violent.
Un T-shirt ne remplace pas un refuge. Un hashtag ne remplace pas un avocat. Une campagne ne remplace pas une justice accessible.

Chaque année, nous assistons à la même mécanique : un drame, une indignation, des campagnes, des images… puis l’émotion retombe. Mais la violence, elle, reste.

Nous ne voulons pas que les féminicides deviennent un nouveau buzz qui disparaît avec le temps.

Nous voulons des lois. Des budgets. Des mécanismes de protection. Une justice qui fonctionne. Des associations soutenues. Une éducation au consentement. Une véritable politique de prévention.

Parce que les femmes ne demandent pas seulement qu’on dise STOP aux féminicides.

Elles demandent de pouvoir vivre.

04/06/2026
No comment.....
29/03/2026

No comment.....

Le problème, ce n’est pas que les femmes font plus.C’est qu’elles doivent penser à tout.Tant que les hommes attendront q...
22/03/2026

Le problème, ce n’est pas que les femmes font plus.
C’est qu’elles doivent penser à tout.

Tant que les hommes attendront qu’on leur demande,
ce ne sera pas un partage…
ce sera une charge.

On parle souvent de la violence de genre à travers ce qui est visible : les agressions physiques, les viols, le harcèlem...
17/03/2026

On parle souvent de la violence de genre à travers ce qui est visible : les agressions physiques, les viols, le harcèlement se**el. Ce sont ces formes extrêmes qui suscitent l’indignation, les réactions publiques, les condamnations. Mais se limiter à cela, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg.

Car la violence de genre ne commence pas là.

Sous la surface, il existe tout un ensemble de comportements, de normes et de mécanismes invisibles : les humiliations, le contrôle, les menaces, le chantage, les stéréotypes, les blagues sexistes, la dévalorisation constante. Ces formes de violence sont souvent minimisées, banalisées, voire invisibilisées. Pourtant, elles constituent le terreau sur lequel les violences les plus graves prennent racine.

Un féminicide, comme une agression physique, ne surgit jamais de nulle part. Il s’inscrit dans une continuité. Dans une accumulation progressive de violences invisibles qui, à force d’être tolérées ou ignorées, deviennent un système.

C’est pourquoi il est essentiel de déplacer notre regard.

Reconnaître uniquement ce qui est visible ne suffit pas. Il faut apprendre à identifier, nommer et déconstruire ce qui se passe en dessous de la surface. C’est dans cette partie immergée que se joue la prévention réelle des violences. C’est là que l’on peut agir avant qu’elles ne deviennent irréversibles.

Travailler sur l’invisible, c’est donner aux personnes les outils pour comprendre, repérer et refuser ces mécanismes dès leur apparition. C’est aussi remettre en question les normes sociales qui les rendent possibles.

Parce que lutter contre les violences de genre, ce n’est pas seulement réagir.
C’est surtout prévenir.

8 mars au Cameroun : entre pagnes et silenceChaque année, le 8 mars revient avec son lot d’images, de couleurs et de cél...
11/03/2026

8 mars au Cameroun : entre pagnes et silence

Chaque année, le 8 mars revient avec son lot d’images, de couleurs et de célébrations. Au Cameroun, les réseaux sociaux se remplissent de photos de pagnes, de défilés, de poses élégantes et de commentaires admiratifs sur les modèles portés pour l’occasion. On parle du pagne officiel, de sa couleur, de son design, de la créativité des couturières et de l’originalité des tenues. Mais derrière cette effervescence visuelle, une question s’impose : que reste-t-il du sens profond du 8 mars ?

La Journée internationale des droits des femmes n’est pas née pour célébrer un tissu. Elle est née de luttes, de revendications, de mobilisations pour l’égalité, la justice et la dignité. Elle devrait être un moment de réflexion collective sur la condition des femmes, sur leurs droits, sur les violences qu’elles subissent encore trop souvent dans le silence. Pourtant, au Cameroun, cette dimension politique et sociale semble s’effacer chaque année un peu plus derrière le spectacle des pagnes.

Pendant que l’attention se porte sur les tenues et les défilés, la réalité quotidienne des femmes reste largement invisibilisée. Les violences domestiques, les mariages précoces, les discriminations dans l’accès à l’éducation, à l’emploi ou aux responsabilités publiques continuent de marquer la vie de nombreuses femmes et filles. Ces problèmes sont bien réels, mais ils semblent rarement au centre des discussions publiques le 8 mars.

Les slogans officiels — « non aux violences faites aux femmes et aux filles » — reviennent chaque année. Mais à force d’être répétés sans véritables politiques publiques derrière, ils finissent par sonner comme une forme d’hypocrisie. Car lutter réellement contre les violences et les inégalités exige plus que des discours : cela demande des lois appliquées, des budgets dédiés, des campagnes nationales de sensibilisation et un soutien réel aux organisations qui travaillent sur le terrain.

Or ces associations, qui se battent quotidiennement pour les droits des femmes, manquent souvent de moyens et de visibilité. Leur travail reste marginalisé, alors même qu’il constitue l’un des rares espaces où les réalités vécues par les femmes sont réellement prises au sérieux.

La responsabilité de l’État est donc engagée. Lorsqu’un pays affirme vouloir protéger les femmes, cela doit se traduire par des actions concrètes et durables. L’absence d’engagement politique fort face à ces enjeux donne le sentiment d’un État largement absent, alors même que la situation de nombreuses femmes continue de se détériorer.

Mais cette question ne concerne pas uniquement les autorités. Elle interpelle aussi la société dans son ensemble, et les femmes elles-mêmes. Sommes-nous conscientes de ce que représente réellement le 8 mars ? Savons-nous encore qu’il s’agit d’une journée de lutte avant d’être une journée de célébration ?

Il ne s’agit pas de condamner le fait de porter un pagne, de se retrouver ou de célébrer. La culture et la convivialité font partie de la vie sociale. Mais lorsque la fête devient le centre et que la lutte disparaît, le sens même de cette journée se perd.

Le 8 mars devrait être un moment pour écouter les femmes, pour dénoncer les injustices, pour faire entendre les voix trop souvent réduites au silence. Il devrait être un espace où l’on questionne les structures qui perpétuent les violences et les inégalités, et où l’on exige des changements concrets.

Tant que cette réflexion restera marginale, le risque est grand de voir le 8 mars se transformer, année après année, en un simple rituel social : un défilé de pagnes qui occulte les luttes, les souffrances et les espoirs de millions de femmes.

Et pourtant, derrière les tissus colorés et les images festives, la question demeure entière : quand parlerons-nous enfin sérieusement des droits des femmes ?

10/03/2026
Nous avons eu l’honneur de recevoir la visite du Sous-préfet d’Okola sur notre stand. Un soutien institutionnel importan...
10/03/2026

Nous avons eu l’honneur de recevoir la visite du Sous-préfet d’Okola sur notre stand. Un soutien institutionnel important qui encourage et renforce nos activités sur le territoire.

Adresse

Centre Social Minga, Derrière Le Bureau Du Service Des Affaires Sociales
Okola

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