17/05/2026
OCCUPATION DES TERRES A GRANDE ÉCHELLE, QUE DEVIENT LES DROITS FONCIERS COUTUMIERS ?
Face à l'expansion des investisseurs, les populations rurales, souvent tributaires des droits coutumiers, subissent des déguerpissements sans compensation adéquate, ce qui engendre parfois des frustrations sociales.
Le choc des modèles fonciers coutumiers découlerait de la confrontation entre deux visions opposées :
a) La vision coutumière et communautaire :
Pour les communautés locales et autochtones, la terre est un patrimoine transgénérationnel, un espace de vie et le socle de leur identité.
b) La vision mercantile de l'investisseur :
La terre est perçue comme un instrument de développement économique, marchand et financier.
La principale faiblesse des populations locales réside dans le manque d'enregistrement formel de leurs terres dans les livres de la Conservation foncière. La majorité des espaces ruraux étant régis par le droit positif, ces terres sont souvent considérées juridiquement comme vacantes ou appartenant au domaine national.
Ce qui facilite leur attribution légale à des investisseurs sans le consentement préalable et éclairé des occupants des terres ancestrales.
Les enjeux ont pour conséquence la menace sur les moyens de subsistance, notamment les déguisements qui privent les paysans de leur unique facteur de production.
L'Association GREDEVEL a été conviée à cette réflexion majeure le 16 mai 2026 à Garoua.
La réflexion s'artulait autour de : CONCERTATION PLURI-ACTEURS SUR LE THEME : LE FONCIER RURAL FACE A L'OCCUPATION A GRANDE ÉCHELLE DES TERRES : QUE DEVIENT LES DROITS FONCIERS COUTUMIERS ?
La rencontre a été organisée par le CED avec l'appui de ses partenaires au Développement.