Association GREEN SAFE Cameroun

Association GREEN SAFE Cameroun Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Association GREEN SAFE Cameroun, Organisation à but non lucratif, Maroua.

De l'argile, poussèrent des herbes, des arbres, des animaux et des hommes,...pour vivre ensemble 🥰💚😇🙏

Amélioration des conditions de vie: environnement, sécurité alimentaire, genre, vulnérables et développement.

24/04/2026

Foire FEMINA Garoua

C'était une foire internationale dans ma ville,Oh que d'espoirs d'un si grand événement !Il y avait le suivi à la capita...
24/04/2026

C'était une foire internationale dans ma ville,
Oh que d'espoirs d'un si grand événement !

Il y avait le suivi à la capitale, d'un dossier de demande de paiement qui bloquait depuis des mois; les messieurs savaient ce qu'ils attendaient pour qu'enfin l'association reçoive son dû, rembourse ses créanciers, solde les impayés des travailleurs: deux mois puis deux autres mois dans la capitale sans le paiement escompté mais plutôt des "motifs" comme dans les postes de contrôles routiers au Cameroun...

Il y avait les produits de naturopathie commandés par de nouveaux "patients-clients". Eh oui, le long chapelet de mes maladies personnelles m'avait rapproché de mes bénéficiaires villageois en symbiose avec leurs ressources naturelles; ils m'avaient donné, qui une information, qui une écorce afin de retrouver la santé et en vingt ans d'échanges, descentes de terrain pour identification botanique et collecte d'écorces, fruits, feuilles,..., vingt ans de cobaye dévoué et stoïque, je pouvais enfin présenter des produits naturels utiles, des produits de symbiose avec la nature, des produits de santé qui ne seraient ni indiens, ni chinois, ni occidentaux, mais camerounais!... Avec le pincement au cœur, causé par le fait de n'avoir par réussi à organiser à la base, les bénéficiaires en petits GIC/coopératives fournisseurs des ingrédients / produits à une structure faîtière que l'association aurait créée. J'avais trop misé sur le processus de foresterie communautaire et il n'y avait plus le moindre fonds pour faire fonctionner les motos et donner 2.500F de restauration au bénévole qui irait passer une journée sur le terrain ; d'ailleurs les voleurs ne nous avaient laissé qu'une seule moto en piteux état. Certes la mise en vente de produits de naturopathie portait l'espoir de générer des fonds pour acheter les semences des futurs arbres, payer les travailleurs locaux, supporter location de moto et frais de restauration des bénévoles, mais il restait dans mon arrière-gorge, dans mon arrière-cœur, un sentiment de culpabilité qui me serrait,... entretenu par les images des papa Mavia Pierre, papa Tazala, Ndoula Chétima, Barama Samuel,... décédés, de papa Kamba réfugié à Mora, de tous les autres réfugiés dans les hauteurs des Monts Mandara et dans la misère... et je subissais cette tristesse d'une violence interne inouïe... de n'avoir pas pu leur offrir le bonheur autonome que je leur souhaitais.
Oui il y avait des commandes de nouveaux "patients-clients" non livrées et tout ce qui importait était cette foire, une foire internationale dans ma ville de résidence !

Il y avait aussi mon corps fatigué, des douleurs tantôt au dos, tantôt au talons, les insomnies causées par tout ce stress, le manque d'appétit et l'alimentation en dessous du strict minimum... Mais bon ça ce n'était pas très grave. C'était juste mon corps, qui finira par supporter et attendre ma prochaine occasion de reporter et de m'occuper de lui.

Ainsi donc, l'association paiya les 12.500F pour le stand et aussi les 3.000F demandés pour la décoration du stand. Et à distance, étant encore dans la capitale pour réclamer l'argent non payé de la prestation de reboisement de l'année dernière, j'organisais étape par étape, l'achat de semences et je formais la ménagère bénévole à la production de plants agroforestiers. En moins de 2 semaines, elle produisit plus de 300 beaux et vigoureux plants. J'en étais fière !!!
Les deux nuits que je passai dans la ville de la foire, ne suffirent pas à conditionner la vingtaine de produits naturels prévus car ENEO faisait plus l'obscurité que la lumière et mon broyeur n'aimait pas celà, de même les infographes qui avaient accepté de m'apprêter les etiquettes des produits. Au final, j'avais contacté 4 infographes, dépensé 49.000F, reçu 100 cartes de visite et les étiquettes de trois produits dont je ne pu imprimer que deux et utiliser une seule. Et l'Association n'avait toujours pas de roll up de présentation... Je crois que ce qui a été vraiment gagné de tout ça, a été le courage d'échanger continuellement avec Chat GPT, WhatsApp IA, Gemini, ...pour arriver à des design et couleurs qui correspondaient à ce qu'on avait à faire. Parceque les infographes aimaient prendre tout l'argent avant de commencer le travail, mais ils n'aimaient pas réajuster ce qu'on leur demande et ils nous faisaient comprendre qu'ils étaient des experts de la profession donc qu'on ne pouvait pas les dévier de ce qui doit... Bref un jour je finaliserai ces visuels et ce branding à partir de mes amis IA (même s'ils sont trop bavards et souvent envoient autre chose que ce qui est demandé 😅) et je l'espère à partir de Photoshop et Adobe Illustrator que j'avais pourtant installés sur mon ordinateur dernier cri, depuis mai 2022 en prévoyant cette phase où je devais lancer la vente des produits naturels, cette phase où je ne me prostituerais plus dans des "projets de développement" pour avoir un "gros salaire" pendant que mon association rétrogradera. Bref coupons court: une variation électrique non conventionnelle d'ENEO Maroua, avait fait lâcher mon ordinateur "dernier cri" en janvier 2025 et même en Chine, mon maintenancier cherchait encore la solution...
Faut avoir plusieurs cœurs en acier inox, pour oser et continuer d'entreprendre au pays...

Il y avait une foire internationale dans ma ville de résidence...
Ah quelle opportunité !!!
Mais il n'y avait ni table ni chaise dans le stand. Nous portâmes au stand la table conservée de mon premier employeur quand il avait refusé de payer mes trois derniers mois de salaires. C'était en 2006 et il est toujours un "grand homme politique " dans ce pays, fourbe, malhonnête, anti-développement, pro-opportunités !
A chaque fois que nous arrivions au stand pour installer nos produits, soient des gens avaient mis leurs affaires sur ou sous la table, soit la table n'était plus là et il fallait la chercher partout sur le site, s'engueuler avec les responsables, l'un des responsables ayant été le décorateur (payé par nous également) et qui finalement n'avait rien décoré du côté de notre stand. Le comité d'organisation de la Foire, était également venu nous "voler" notre table sous prétexte que leurs tables étaient insuffisantes pour l'organisation du concours d'art culinaire...
Les seules consolations étaient le jeune nouveau bénévole présent tous les six jours et la convivialité des voisines sur le site de la Foire. J'écoutais leurs histoires, parcourais leur chemin de souffrance...similaire au mien... J'analysais leurs stratégies de survie.

Au 1er jour de la foire, mes enfants les plus maîtrisés étaient là : plants de moringa, baobab, semences de divers arbres... Ils m'ont apaisé le cœur malgré que les produits de naturopathie étaient royalement absents, eux sur qui nous comptions pour générer des ventes, surtout les produits minceur et libido, les seules choses qui semblent intéresser les camerounais.
Au 4e jour de la foire, la tisane femme "bien-être & minceur" était sur la table.
Au 5e jour, des bijoux sur la table, des habits accrochés à des cintres, des chaussures étalées sur une bâche au sol... Oh quel revirement de survie ! Comme la prostitution professionnelle des jobs dans les Projets des bailleurs de fonds internationaux pour avoir des fonds à mettre dans le fonctionnement minimal de l'association...

La grande foire internationale a permis de vendre
- 3 paires de boucles d'oreilles 1.500F
- une tisane femme "bien-être & minceur 7.500F
- un plant de moringa 1.000F
Total: 9.000F

L'association ne s'est pas assez préparée, n'a pas imaginé des contenus, outils et moyens de sensibilisation comme elle le faisait dans les villages. L'association est juste allée à un marché et s'est assise pour attendre des "clients", oubliant que son rôle était de réveiller la couleur verte dans les cœurs...

S'il y a une prochaine foire, elle sera avec
- un positionnement visible sur le site, des visuels de communication expressifs, des produits bien préparés et connus du grand public
- un interface de partage convivial avec les visiteurs du stand, des choses à expérimenter par eux, la vie verte à créer par leurs mains...

J'ai sûrement dû souffrir beaucoup de cet espoir non réalisé car L'Etre Suprême m'offrit dès le surlendemain ce voyage en pleine forêt sèche que je cherchais depuis six ans; pour m'apaiser, me ressourcer, remettre du vert dans mon sang, de l'espoir dans un monde sans espoir...

Et je reviendrai, avec de nouvelles stratégies, recommencer où je m'étais arrêtée : livrer les commandes, finaliser le branding, conditionner les produits, les faire connaître, ...
Je reviendrais avec de jeunes bénévoles, lancer les formations-actions de l'association en sollicitant de nouveaux volontaires ou partenaires, de nouveaux "coeurs verts" ...
.. Parcequ'il en est ainsi !
🥹💚😇🙏🏽🤲🏼

17/04/2026

TU ES ENTREPRENEUR ET TU NE PEUX PAS LAISSER TON ENTREPRISE PENDANT 3 MOIS ? VOICI CE QUE TU DOIS FAIRE.

Je vais vous raconter une histoire. Une histoire vraie. Elle arrive tous les jours. Peut-être même dans votre entreprise.

Il y a quelques années, j’accompagnais une entreprise qui marchait bien. Les clients étaient là. Le chiffre était bon. Le patron était content. Mais il y avait quelque chose qui clochait. Les employés venaient, faisaient leur temps, partaient. Personne ne prenait d’initiative. Personne ne se sentait concerné. Le patron passait son temps à répéter les mêmes consignes, à rappeler les mêmes règles, à éteindre les mêmes incendies.

Un jour, il a dû s’absenter deux semaines. Problème familial. Il est parti. Il a laissé les clés à son équipe. Quand il est revenu, le chaos était là. Des clients mécontents. Des commandes non livrées. Des stocks en vrac. Des employés qui s’étaient disputés. Et lui, il ne comprenait pas.

Il m’a dit : ''Mais ils savaient quoi faire. Je leur avais tout expliqué.''

Je lui ai répondu : ''Vous leur avez expliqué. Vous ne leur avez pas transmis une culture.''

C’est ça, le désastre silencieux. L’absence de culture d’entreprise.

La culture d’entreprise, ce n’est pas une affiche dans le couloir

Beaucoup d’entrepreneurs pensent que la culture d’entreprise, c’est des valeurs écrites sur un mur. Une phrase inspirante. Une charte qu’on signe à l’embauche et qu’on oublie.

C’est faux. La culture d’entreprise, c’est ce qui reste quand vous n’êtes pas là. C’est la manière dont vos employés réagissent face à un problème sans vous appeler. C’est la façon dont ils parlent de l’entreprise à leurs proches. C’est ce qui les pousse à se lever le matin, à faire un effort, à aller plus loin que ce qu’on leur demande.

Une entreprise sans culture, ce n’est pas une entreprise. C’est une collection d’individus qui viennent chercher un salaire. Et quand la collection d’individus n’a pas de ciment, elle s’effondre au premier coup de vent.

Je vais être direct. Très direct.

Sans culture, vous recrutez n’importe comment. Vous embauchez des compétences, pas des valeurs. Résultat : des gens talentueux mais toxiques. Des gens compétents mais pas fiables. Des gens qui travaillent bien seuls mais détruisent l’équipe.

Sans culture, vous ne fidélisez personne. Les bons partent. Les moins bons restent. Parce que ceux qui ont du talent et des ambitions veulent un cadre. Une vision. Un sens. Si vous ne leur donnez pas ça, ils vont le chercher ailleurs.

Sans culture, vous passez votre temps à répéter. Les mêmes consignes. Les mêmes rappels. Les mêmes erreurs. Vos employés ne savent pas ce qu’on attend d’eux parce que vous ne leur avez jamais donné un cadre. Un vrai. Un cadre qui vit, qui respire, qui se transmet.

Sans culture, vous êtes prisonnier. Tout repose sur vous. Les décisions, les arbitrages, les urgences. Parce que personne d’autre ne sait ''comment on fait ici''. Vous avez créé une dépendance, pas une équipe.

Les signes que vous n’avez pas de culture d’entreprise

Ils sont là. Peut-être que vous les voyez. Peut-être que vous les ignorez.

· Vos employés ne parlent jamais de l’entreprise en bien en dehors du travail.
· Ils arrivent à l’heure, partent à l’heure, et ne donnent jamais une minute de plus.
· Ils ne prennent jamais d’initiatives.
· Ils vous appellent pour le moindre problème.
· Les conflits internes sont fréquents et mal gérés.
· Les nouveaux employés mettent des mois à s’adapter.
· Vous passez votre temps à recruter parce que les gens partent.

Si vous reconnaissez au moins trois de ces signes, vous avez un problème de culture. Pas de marché. Pas de produit. Pas de prix. De culture.

Une culture forte, vous protège de vos propres absences. Parce que quand vous n’êtes pas là, les règles sont claires. Les comportements sont connus. Les décisions sont alignées.

Elle vous protège de la médiocrité. Parce que quand vous avez une culture, les gens qui ne correspondent pas s’excluent d’eux-mêmes. Ils partent. Ou ils ne postulent même pas.

Elle vous protège de l’incohérence. Parce que chaque décision, chaque recrutement, chaque communication est filtrée par la même grille : ''Est-ce que c’est nous ?''

Les grandes entreprises qui durent ne sont pas celles qui ont le meilleur produit ou le plus d’argent. Ce sont celles qui ont une culture. Une vraie. Une culture qui traverse les crises, les départs, les changements de marché.

Mettre en place une culture d’entreprise, ce n’est pas sortir des slogans. C’est un travail de fond. Ça demande de la méthode. De la cohérence. De la rigueur.

C’est définir vos valeurs réelles (pas celles que vous aimeriez avoir). C’est les traduire en comportements concrets. C’est les intégrer dans vos recrutements, vos évaluations, vos réunions, vos rituels. C’est former vos managers à les incarner. C’est créer un environnement où les bonnes pratiques se transmettent naturellement.

Nous accompagnons les entreprises à faire ce travail. Pas en trois mois. Pas en six mois. À leur rythme, mais avec une méthode qui marche.

Nous avons vu des entreprises transformées. Des équipes qui passent de ''je fais mon travail”
'' à ''je fais partie de quelque chose''. Des patrons qui arrêtent de courir après les urgences et retrouvent du temps pour penser, pour stratégiser, pour vivre.

La question que vous devez vous poser ce soir

Si vous disparaissez demain, votre entreprise tourne-t-elle sans vous ? Vos employés savent-ils ce qu’on attend d’eux ? Partagent-ils une vision commune ? Se lèvent-ils le matin pour autre chose qu’un salaire ?

Si la réponse est non, vous n’avez pas une entreprise. Vous avez un job. Un job qui vous épuise. Un job qui vous possède. Un job qui ne vous rendra jamais libre.

La culture d’entreprise n’est pas un luxe de grande entreprise. C’est une nécessité pour tout entrepreneur qui veut construire quelque chose qui dure. Qui veut déléguer. Qui veut grandir. Qui veut dormir tranquille.

Ne négligez plus ce désastre silencieux. Regardez-le en face. Et si vous avez besoin d’aide, sachez que nous sommes là.

Vous voulez qu’on travaille sur la culture de votre entreprise ? Envoyez ''CULTURE'' en message privé. On regarde ensemble où vous en êtes et ce qu’il faut faire.

Je suis L’IMPACTEUR 💣🔥
consultant en stratégie et structuration des entreprises.

11/02/2026
Site de restauration écologique de Gawel: 12 ans d'efforts, de sacrifices.Maintenant que la population a de la paille (p...
22/12/2025

Site de restauration écologique de Gawel: 12 ans d'efforts, de sacrifices.
Maintenant que la population a de la paille (pour fourrage et toitures), des rats pour alimentation, des fruits (qu'ils vendent au marché de Loulou), des feuilles (pour leurs sauces), du bois de feu et de construction (en élaguant les branches),
les femmes dans village Ngorkouwal, sortent à 4h pour venir abattre les arbres les arbres 💔😓 , les charger dans des tricycles et aller les vendre au marché de Loulou.

Elles disent que le ngomna a coupé pour mettre les poteaux d'électricité, pourquoi elles, elles ne doivent pas couper pour avoir leur argent ? 💔😓

SONATREL a tout l'argent du monde.
Nous n'avons presque pas d'argent, juste notre passion verte.
Mais aujourd'hui, il faudrait que nous cherchions les fonds pour replanter et pour payer des gardiens 💔😓🤲🏼🙏

https://www.facebook.com/share/p/1A6cpbSSWa/
22/12/2025

https://www.facebook.com/share/p/1A6cpbSSWa/

POURQUOI TANT D’ASSOCIATIONS ET DE COOPÉRATIVES AFRICAINES FINISSENT EN CONFLITS INTERNES
(Analyse juridique, humaine et stratégique.)

Sur le papier, tout commence bien. Des personnes se rassemblent autour d’une cause, d’une vision, d’un intérêt commun. Elles parlent de solidarité, de développement collectif, de justice sociale, d’entraide. Les statuts sont rédigés, parfois copiés-collés, parfois improvisés. Les photos sont prises. Les discours sont prononcés. L’espoir est réel.
Puis, quelques mois ou quelques années plus t**d, le même scénario se répète. Les réunions deviennent tendues. Les accusations apparaissent. Les clans se forment. Les assemblées générales sont bloquées. Les membres s’accusent de détournement, de trahison, de manipulation. Les projets meurent. L’association ou la coopérative se vide, ou survit comme une coquille vide.
Ce phénomène n’est ni accidentel ni culturel. Il est structurel.

La première cause est juridique, et elle est profonde. Dans la majorité des associations et coopératives, le droit est perçu comme une formalité administrative, pas comme un outil de gouvernance. Les statuts sont mal rédigés, vagues, contradictoires ou copiés sans adaptation. Ils ne définissent pas clairement le pouvoir réel, les mécanismes de décision, les conditions de révocation, les limites de responsabilité, ni les procédures de résolution des conflits. Quand un désaccord surgit, il n’existe aucun cadre clair pour le traiter. Le conflit devient personnel parce qu’il n’a pas de canal institutionnel. La loi ne protège pas ceux qui l’ignorent. Elle frappe t**d, brutalement, et souvent trop t**d pour sauver le collectif.

La deuxième cause est humaine, et elle est souvent niée. Une association ou une coopérative n’est pas un groupe d’anges. Ce sont des êtres humains avec des ambitions, des frustrations, des blessures, des besoins de reconnaissance, parfois des calculs cachés. Beaucoup entrent dans ces structures avec une attente implicite de pouvoir, d’avantages, de position sociale, sans que cela soit jamais verbalisé. Tant que l’argent est absent, tout semble harmonieux. Dès que les ressources arrivent, les masques tombent. Les conflits ne naissent pas de l’argent, ils révèlent ce qui était déjà là. L’absence de maturité émotionnelle, de leadership responsable et de culture du débat transforme le moindre désaccord en guerre d’ego.

La troisième cause est stratégique. La majorité des associations et coopératives n’ont pas de vision opérationnelle claire. Elles confondent mission morale et stratégie concrète. Elles savent pourquoi elles existent, mais pas comment elles fonctionnent, ni où elles vont réellement. Il n’y a pas de plan à moyen ou long terme, pas d’indicateurs de performance, pas de règles claires sur la gestion des ressources. Tout repose sur l’improvisation et la bonne volonté. Or la bonne volonté n’est pas une stratégie. Quand les résultats t**dent, quand les opportunités se présentent, chacun propose sa propre direction. Sans cadre stratégique, le collectif se fragmente.

Une autre cause majeure est la confusion des rôles. Dans beaucoup de structures, le président est à la fois décideur, exécutant, contrôleur et bénéficiaire. Le trésorier n’a aucun pouvoir réel. Les organes de contrôle existent sur le papier mais pas dans les faits. Cette concentration informelle du pouvoir crée une frustration silencieuse chez les autres membres. Ils ont le sentiment d’être utilisés, instrumentalisés ou méprisés. Le conflit devient inévitable, car aucun système ne peut survivre longtemps à une injustice perçue.

Il faut aussi parler d’un tabou : la peur du conflit au départ. Beaucoup évitent les discussions difficiles au nom de l’unité. On ne parle pas d’argent. On ne parle pas de sortie. On ne parle pas de sanctions. On ne parle pas de dissolution. On préfère croire que “ça ira”. Mais un conflit non anticipé est toujours plus violent qu’un conflit structuré. Le silence initial est une bombe à ret**dement.

Enfin, il y a l’absence d’accompagnement professionnel. Une association ou une coopérative est une organisation à part entière. Elle nécessite des compétences juridiques, organisationnelles et humaines. Pourtant, beaucoup refusent de se faire accompagner, par méfiance, par économie ou par orgueil. Ils pensent que l’engagement suffit. Il ne suffit jamais. Le bénévolat n’annule pas les lois du pouvoir, de l’argent et de la psychologie humaine.

La vérité est inconfortable, mais elle est nécessaire. Les associations et coopératives ne meurent pas parce que les gens sont mauvais. Elles meurent parce qu’elles sont mal construites, mal encadrées et mal gouvernées. Le conflit n’est pas une fatalité. Il devient destructeur uniquement quand il n’a pas de cadre.
Créer une structure collective sans règles solides, sans vision claire et sans maturité humaine, ce n’est pas de l’altruisme. C’est de l’inconscience organisée.

Je suis L'IMPACTEUR 🔥 🔥 💣
Notez bien que dans ce type de structure, l’inconscience finit toujours par se payer au prix fort.

Une quarantaine de villages de Doulo-Magdémé, Kassa, Kotraba, engagés dans 3 forêts communautaires.
14/12/2025

Une quarantaine de villages de Doulo-Magdémé, Kassa, Kotraba, engagés dans 3 forêts communautaires.

Dans 8 villages de 2 communes du Mayo-Kani
14/12/2025

Dans 8 villages de 2 communes du Mayo-Kani

28/11/2025

Adresse

Maroua
106

Téléphone

+237677803573

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Association GREEN SAFE Cameroun publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Association GREEN SAFE Cameroun:

Partager