12/01/2026
Notre Projet Together 4 Cameroon est de Retour.
S’inscrire, Voter, Rester debout
car s'abstenir c'est déjà PERDRE.
Depuis une dizaine de jours, les inscriptions sur les listes électorales ont officiellement repris dans les antennes , dans le département de la Menoua, cette reprise a été effective.
Pourtant, sur le terrain, le constat est sans appel : peu d’engouement, moins d’affluence, de mois en moins d’intérêt. Les centres d’inscription sont ouverts, mais les citoyens tardent à s’y rendre. Beaucoup ne cherchent même plus à retirer leur carte d’électeur.
D’autres encore ne s’intéressent plus du tout aux prochaines élections notamment les législatives et municipales à venir. Ce silence n’est pas anodin. Il traduit un malaise collectif profond.
En tant que jeune, Je comprends cette fatigue démocratique. Je comprends la frustration, la colère contenue, le sentiment d’avoir été une fois de plus ignorés, voire méprisés. La dernière élection présidentielle a laissé des traces. Beaucoup ont eu l’impression que leurs espoirs avaient été piétinés, que leur voix n’avait pas compté, que le jeu était joué d’avance et sans eux. Face à cela, le boycott, le retrait, l’indifférence semblent apparaître comme des formes de protestation légitimes.
Ne plus voter, ne plus s’inscrire, ne plus participer devient, pour certains, la seule manière de dire non.
Mais c’est précisément là que réside le danger!!!
Renoncer aujourd’hui à l’engagement citoyen, c’est offrir une victoire silencieuse à ceux qui profitent de notre découragement. C’est accepter de sortir du jeu pendant que d’autres y entrent, y restent, organisés, disciplinés, déterminés.
L’histoire récente nous l’a déjà montré. En 2020, le boycott massif des élections législatives et municipales par une partie de la population n’a pas paralysé les institutions. Il n’a pas provoqué de rupture. Il a simplement laissé le champ libre. Le Parlement s’est rempli, les conseils municipaux se sont installés, les décisions ont continué à être prises, mais sans ceux qui avaient choisi de s’absenter.
Refaire la même erreur aujourd’hui serait céder une nouvelle fois le terrain. Ce serait confondre le refus de participer avec un acte de résistance, alors qu’il s’agit bien souvent d’un abandon. Les élections législatives et municipales ne sont pas des élections nationales abstraites. Elles sont locales, concrètes, proches. Elles concernent nos communes, nos quartiers, nos routes, nos marchés, nos écoles, nos centres de santé. Les acteurs sont connus, visibles, accessibles. Les décisions se prennent à l’échelle locale et peuvent être suivies, observées, contestées plus facilement. À ce niveau, la vigilance citoyenne a un véritable poids. À ce niveau, chaque voix compte davantage qu’on ne le croit.
Il ne s’agit pas pour moi de nier les difficultés du contexte, ni de faire semblant que tout va bien. Il s’agit de refuser que la déception se transforme en résignation. Car le jour où nous cessons de nous inscrire, de voter, de nous intéresser à la chose publique, c’est ce jour-là que nous perdons réellement. Pas avant.
À travers le projet Together for Cameroon de la fondation Ebert et monde avenir nous faisons le choix inverse. Celui de rester debout. Celui de continuer à encourager les inscriptions sur les listes électorales, malgré le découragement ambiant. Celui de sensibiliser, d’expliquer, de former les jeunes à la participation citoyenne municipale et législative, afin que chacun sache ce qu’il peut faire, comment il peut agir, même dans un contexte difficile comme le nôtre. Notre ambition est claire : contribuer à atteindre 10.000.000 d’électeurs inscrits d’ici la fin de l’année et renforcer une citoyenneté active, consciente et responsable.
S’inscrire sur une liste électorale n’est pas un acte naïf. Voter n’est pas un geste inutile. Ce sont des outils imparfaits, certes, mais ce sont les seuls leviers institutionnels dont disposent les citoyens pour peser, surveiller, interpeller et, à terme, transformer. Les abandonner, c’est renoncer à toute capacité de participer de prise de décision.
Aujourd’hui plus que jamais, le Cameroun a besoin de citoyens engagés, pas de citoyens absents. De jeunes qui questionnent, qui observent, des femmes qui participent, plutôt que de ceux qui se retirent en silence. La frustration est légitime. Le découragement est humain. Mais l’abandon serait une erreur stratégique et historique.
S'abstenir s'est déjà PERDRE.
AMT_Citoyenne
Adeline Marie TSOPGNI
Symaro Mebego
Ebert stiftung
Jackson Le Roi Magbou
Leonel goucmo officiel