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L'ACRO ou Association pour le cinéma dans la région de l'Ouest-Cameroun est une organisation ayant pour mission première la promotion et la valorisation du 7e Art dans la Région de l'Ouest-Cameroun.

28/10/2024

ÉLÉMENTS DE DRAMATURGIE

ACTE 17: LE CONFLIT

Le conflit au cinéma est un élément central de la narration. Il est souvent considéré comme le moteur de l’intrigue et le catalyseur du développement des personnages. Sans conflit, une histoire manquerait de tension, d'enjeux, et de dynamique, car ce sont les obstacles auxquels sont confrontés les personnages qui les forcent à agir, à changer et à évoluer. Le conflit peut se manifester de différentes manières, mais il a toujours pour fonction de mettre le protagoniste face à des défis, que ce soit contre d'autres personnages, contre lui-même, ou contre des forces extérieures.

Types de conflit au cinéma

1. Conflit externe :

Le conflit externe oppose le personnage principal à des forces extérieures à lui. Cela peut être un autre personnage, une institution, la nature, ou même des forces surnaturelles.

Sous-types de conflit externe :

Conflit entre personnages (Personnage contre personnage) :

C'est le type de conflit le plus courant, où le protagoniste est en opposition directe avec un ou plusieurs antagonistes. L’opposant peut avoir des objectifs ou des désirs qui contrecarrent ceux du héros.

Exemple : Le Silence des agneaux où Clarice Starling doit arrêter le tueur en série Hannibal Lecter.

Conflit contre la société (Personnage contre la société) :

Ici, le personnage principal lutte contre des institutions sociales, des lois ou des normes culturelles qui l'oppressent ou le limitent. Ce type de conflit permet souvent de traiter des thèmes sociaux ou politiques.

Exemple : V for Vendetta où le héros combat un régime totalitaire.

Conflit contre la nature (Personnage contre la nature) :

Le protagoniste est opposé à des forces naturelles, comme les catastrophes naturelles, les animaux sauvages, ou les conditions de survie. Ce type de conflit teste souvent les limites physiques et mentales du personnage.

Exemple : The Revenant où le personnage de Leonardo DiCaprio lutte pour survivre dans un environnement hostile.

Conflit contre des forces surnaturelles ou divines (Personnage contre le surnaturel) :

Le héros doit faire face à des éléments surnaturels, comme des esprits, des monstres ou des divinités. Ce type de conflit est fréquent dans les films de science-fiction, de fantasy ou d'horreur.

Exemple : Ghostbusters où les personnages doivent affronter des entités paranormales.

2. Conflit interne (Personnage contre lui-même) :

Le conflit interne concerne les luttes émotionnelles, morales ou psychologiques du personnage. Il est souvent lié à des dilemmes, des faiblesses, des peurs ou des désirs contradictoires. Ce type de conflit permet une exploration plus profonde du caractère du protagoniste et est souvent au cœur des récits dramatiques.

Exemple : Black Swan, où le personnage de Natalie Portman lutte contre ses propres peurs, ses angoisses et sa quête de perfection, au point de sombrer dans la folie.

3. Conflit mixte :

Beaucoup de films combinent à la fois des conflits internes et externes. Le personnage est confronté à un conflit externe, mais c'est son conflit interne qui influence la manière dont il y fait face.

Exemple : Dans The Dark Knight, Batman est en conflit avec le Joker (conflit externe), mais il lutte également avec des dilemmes moraux sur la manière d’exercer sa justice (conflit interne).

Fonctions du conflit au cinéma

1. Créer de la tension et du suspense :

Le conflit est la source de tension dramatique dans un film. Les enjeux élevés, les défis croissants, et les obstacles qui se dressent devant le protagoniste créent une anticipation chez le spectateur, qui attend de voir comment les personnages vont résoudre leurs problèmes.

2. Développer les personnages :

C’est souvent à travers le conflit que les personnages révèlent leur véritable nature. En affrontant des obstacles, ils montrent leur courage, leur faiblesse, leur résilience, ou leur vulnérabilité. Le conflit pousse les personnages à évoluer, à changer et à s’adapter.

3. Avancer l’intrigue :

Le conflit sert de catalyseur pour faire avancer l’intrigue. Chaque obstacle surmonté ou affronté fait progresser l’histoire, et les choix faits par le personnage dans le conflit déterminent la direction que prendra le récit.

4. Révéler des thèmes sous-jacents :

Les conflits, qu’ils soient internes ou externes, permettent d'explorer des thèmes plus profonds, comme la lutte pour la liberté, la justice, la survie, l’amour, ou le sacrifice. Par exemple, un conflit interne sur la culpabilité ou la rédemption peut révéler des questions morales ou philosophiques centrales au film.

5. Impliquer émotionnellement le spectateur :

Les conflits permettent au spectateur de s’identifier aux personnages. Plus le conflit est intense ou complexe, plus le public s’investit émotionnellement, car il ressent la tension, l'incertitude, ou même l’empathie pour les personnages en difficulté.

Exemples célèbres de conflits au cinéma

1. Conflit externe : Gladiator (2000) :

Maximus (Russell Crowe) est en conflit avec l’empereur Commodus (Joaquin Phoenix), qui a trahi sa famille et son empire. Ce conflit est alimenté par un désir de vengeance et de justice, se déroulant à travers des scènes épiques de combat et de stratégie politique.

2. Conflit interne : Fight Club (1999) :

Le narrateur (Edward Norton) lutte contre lui-même, ou plus précisément contre une version alternative de lui-même (Tyler Durden, joué par Brad Pitt), qui représente ses désirs refoulés et son rejet des conventions sociales. Le film explore des thèmes comme l’identité, l’aliénation et le consumérisme.

3. Conflit mixte : The Godfather (Le Parrain, 1972) :

Michael Corleone (Al Pacino) est en conflit avec d'autres familles mafieuses (conflit externe) et en même temps, il lutte contre sa propre moralité et son désir de se détacher du monde criminel de sa famille (conflit interne). La manière dont il résout ces deux conflits façonne son évolution en tant que personnage.

4. Conflit contre la société : 12 Angry Men (12 hommes en colère, 1957) :

Un homme dans un jury lutte contre les autres membres pour prouver qu'il y a un doute raisonnable dans l'affaire d'un jeune homme accusé de meurtre. Ce conflit explore la justice, la vérité et le biais social dans le système judiciaire.

5. Conflit contre la nature : Gravity (2013) :

Le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) est piégée dans l’espace après que sa navette spatiale a été détruite. Elle lutte pour survivre face aux dangers de l’environnement spatial hostile et, à un niveau plus profond, contre son propre désespoir.

La résolution du conflit

Le conflit au cinéma culmine souvent dans une résolution où le personnage principal surmonte (ou échoue à surmonter) les obstacles auxquels il est confronté. Cette résolution peut se manifester de plusieurs façons :

1. Victoire : Le protagoniste triomphe de son conflit externe (par exemple, il vainc son antagoniste) et/ou de son conflit interne (il surmonte ses peurs ou change moralement).

Exemple : Dans The Lord of the Rings: The Return of the King, Aragorn et ses alliés vainquent Sauron, et Frodo surmonte ses faiblesses pour détruire l’Anneau.

2. Échec : Le protagoniste échoue face au conflit, souvent en raison de ses propres faiblesses ou des forces extérieures qui sont trop puissantes.

Exemple : Dans Chinatown, le détective privé Jake Gittes échoue à sauver la victime du pouvoir corrompu.

3. Compromis : Le conflit se résout par un compromis, souvent ambigu. Le protagoniste peut avoir gagné quelque chose, mais à un prix élevé.

Exemple : Dans The Dark Knight, Batman sauve Gotham, mais doit assumer la responsabilité des crimes de Harvey Dent, ce qui le condamne à être perçu comme un hors-la-loi.

Le conflit est donc la force motrice des récits cinématographiques, contribuant à la structure narrative, au développement des personnages et à l'engagement du spectateur.

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28/10/2024

CONCOURS DE SCÉNARIOS

Le Festival du Cinéma européen de Lille est de retour avec deux concours phares pour mettre en lumière les talents de demain !

✨ Nouvelle Compétition : Concours de Scénarios – Séries✨

En partenariat avec Festival SERIES MANIA , nous lançons cette année un concours dédié aux bibles de séries. Si vous êtes scénariste et avez un projet de série en développement, c’est l’occasion de le soumettre et de le présenter devant un jury de professionnels de l’industrie ! La finale aura lieu lors de la journée de clôture de Séries Mania, le 28 mars 2025. 🚀

🎥 Concours de Scénarios – Courts Métrages 🎥

La 26ème édition de notre célèbre Concours de Scénarios – Courts Métrages revient ! Ce concours est ouvert à tous les scénaristes, qu’ils soient amateurs ou confirmés. Les meilleurs scénarios seront sélectionnés et jugés par un jury de professionnels. La finale se tiendra à Lille pendant la 41ème édition du Festival du Cinéma européen. 🎬

📅 Ouverture des candidatures ce vendredi !

Ne manquez pas cette opportunité unique de faire connaître votre talent ! Toutes les infos et inscriptions sur notre site.

https://seriesmania.com/festival/festival-2025-lappel-a-series-est-ouvert/?_gl=1*uvkcuw*_up*MQ..*_ga*MTk5OTc1MjAwMy4xNzI5NzQ1NjA5*_ga_P7Z49NBZ1V*MTcyOTc0NTYwOS4xLjEuMTcyOTc0NTY3MC4wLjAuMA..

28/10/2024

ÉLÉMENTS DE DRAMATURGIE

ACTE 18: LA FAUSSE PISTE

La notion de "fausse piste" au cinéma désigne un procédé narratif dans lequel le réalisateur ou le scénariste manipule les attentes du spectateur en le dirigeant délibérément vers une conclusion erronée.

Ce mécanisme est couramment utilisé dans les films de suspense, de thriller ou de mystère pour créer des surprises et des retournements de situation.

Le principe repose sur l'idée que le public suit naturellement certaines hypothèses en fonction des indices visuels, sonores ou narratifs présentés.

Une fausse piste utilise ces indices pour orienter ces suppositions dans la mauvaise direction, souvent afin de préparer un twist ou une révélation inattendue.

Ce processus peut s'appuyer sur des personnages suspects, des objets, des dialogues ambigus ou des événements qui semblent critiques mais qui, en réalité, sont sans lien avec l'intrigue principale.

Un exemple célèbre est le film Psycho (1960) d'Alfred Hitchcock, où l'on croit que Marion Crane, le personnage principal, sera au centre de l'intrigue, jusqu'à ce qu'un événement choquant bouleverse cette attente.

Le but de la fausse piste est non seulement de créer de la tension et de l'intrigue, mais aussi de maintenir l'engagement du spectateur en lui offrant un défi intellectuel : deviner ce qui va réellement se passer tout en jouant avec ses attentes.

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28/10/2024

ÉLÉMENTS DE DRAMATURGIE

ACTE 19: LE SCHÉMA ACTANTIEL

Le schéma actantiel, élaboré par le sémioticien Algirdas Julien Greimas, est un modèle d'analyse narrative qui permet de décomposer et de comprendre les rôles et relations entre différents éléments d'un récit. Ce schéma identifie six actants répartis en trois paires, chacun ayant un rôle spécifique dans la progression de l'histoire. Voici les six actants principaux :

1. Le Sujet : le personnage principal ou l'élément qui cherche à atteindre un objectif.

2. L'Objet : ce que le sujet cherche à atteindre ou obtenir. Cela peut être un bien matériel, un état, ou une condition.

Exemple : Dans un conte, le héros (le Sujet) part à la recherche du trésor (l'Objet).

3. Le Destinateur : l'élément ou la personne qui pousse le sujet à accomplir sa quête. Il donne un sens ou une raison à l'action.

4. Le Destinataire : celui qui profite de la quête accomplie par le sujet. Cela peut être le sujet lui-même ou un autre personnage.

Exemple : Dans certaines histoires, le Destinateur est une prophétie, et le Destinataire est le peuple qui bénéficiera de la réussite du héros.

5. Les Adjuvants : les alliés, aides ou forces qui facilitent l'accomplissement de la quête par le sujet.

6. Les Opposants : les forces ou personnages qui tentent de contrecarrer la quête du sujet.

Exemple : Dans un récit de super-héros, les Adjuvants peuvent être les alliés ou les gadgets du héros, tandis que les Opposants sont les méchants.

Ce schéma actantiel est très utile pour analyser divers types de récits, que ce soit dans la littérature, le cinéma, les contes ou les mythes, en structurant les rôles fondamentaux et les relations de pouvoir et d'influence entre eux.

Ci-dessous, ALGIRDAS JULIEN GREIMAS (1917-1992)

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28/10/2024

ÉLÉMENTS DE DRAMATURGIE

ACTE 20: LE SCHÉMA QUINAIRE DE PAUL LARIVAILLE

Le schéma quinaire est un modèle narratif développé par Paul Larivaille, critique littéraire et spécialiste des structures narratives. Ce modèle permet de décomposer un récit en cinq étapes clés, souvent utilisées dans l'analyse des contes, des romans, et des récits en général. Ce schéma vise à identifier les phases importantes de l'action dans une histoire.

Voici les cinq étapes du schéma quinaire :

1. Situation initiale : Le cadre de départ du récit, où les personnages, le lieu, et la situation de base sont présentés. Cette étape présente souvent un équilibre ou un état de stabilité avant que l'intrigue ne se mette en place.

2. Élément perturbateur : Un événement ou un incident vient troubler la situation initiale. Cet élément déclenche le mouvement de l'histoire et introduit une tension ou un conflit, qui nécessitent une résolution.

3. Action de transformation : Les personnages prennent des décisions et entreprennent des actions pour résoudre le conflit ou pour rétablir l'équilibre. Cette phase comprend des actions majeures, des efforts ou des luttes, et est souvent le cœur de l'intrigue.

4. Résolution : Cette étape marque la fin de l'action de transformation. Le conflit ou la perturbation trouve ici une solution, et les personnages atteignent leurs objectifs, ou l'histoire trouve un point culminant.

5. Situation finale : Un retour à une forme de stabilité, mais souvent différente de la situation initiale. Elle marque la fin du récit et montre l'effet de la transformation sur les personnages et leur environnement.

Comme un exemple vaut mieux que 1000 mots, je vais utiliser le schéma quinaire sur un livre de mon enfance : "Zékéyé et le serpent python" de Nathalie Dieterlé.

Il s’agit d’une histoire sympa où un enfant tente de sauver son village d’un python mangeur d’hommes.

Situation initiale : il y a très longtemps au Cameroun, un python terrorisait un village forçant les habitants à dormir les pieds écartés pour ne pas se faire avaler. Au sein de ce village existe un garçon minuscule dont personne ne fait attention : Zékéyé.

Complication : Un jour, Zékéyé décide de tuer le serpent Python pour que les membres de son village cessent de l’ignorer

Action : Zékéyé demande l’aide de trois personnes successives (le guerrier le plus fort, le guerrier le plus rusé, le sorcier du village). Ils se font tous manger, à l’exception du sorcier, qui donne au garçon le conseil d’enrouler ses jambes dans des feuilles de bananier pour se protéger du serpent. Zékéyé suit son conseil et attend la venue du serpent.

Résolution : le serpent tente de manger Zékéyé par les jambes, mais celui-ci est protégé par les feuilles de bananier et il lui coupe la tête

Situation finale : Zékéyé est acclamé par le village et les villageois peuvent enfin dormir les pieds serrés.

En somme, le schéma quinaire de Paul Larivaille est souvent utilisé pour analyser des récits classiques et pour mieux comprendre la progression de l'intrigue et des enjeux narratifs dans divers genres littéraires.

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28/10/2024

ÉLÉMENTS DE DRAMATURGIE

ACTE 21: LA NARRATION EN 22 ÉTAPES

La "narration en 22 étapes" de John Truby, décrite dans son ouvrage The Anatomy of Story, est un modèle détaillé de construction narrative conçu pour aider les auteurs à créer des histoires cohérentes, riches et émotionnellement engageantes. Contrairement aux structures narratives traditionnelles en trois ou cinq actes, le modèle de Truby décompose l’histoire en un ensemble de 22 étapes spécifiques qui permettent de façonner des personnages profonds, des intrigues captivantes et des arcs thématiques marqués.

Les 22 étapes de John Truby : un aperçu

1. Besoin et désir du protagoniste : Le personnage principal commence avec un besoin profond (souvent inconscient) qui est essentiel à sa croissance personnelle, ainsi qu'un désir conscient qui motive ses actions tout au long de l’histoire.

2. Faiblesse et problème : Ces faiblesses ou problèmes initiaux du personnage créent des obstacles internes, souvent liés à des failles psychologiques, qui le freinent dans sa quête.

3. Incitation (lancement de l'intrigue) : Un événement déclencheur se produit, bouleversant l'équilibre initial de la vie du protagoniste et l’obligeant à réagir.

4. Désir (objectif conscient) : Le protagoniste se fixe un objectif concret qui devient le fil conducteur de son voyage.

5. Antagoniste : L'antagoniste (ou l'opposant) est introduit, représentant une force qui s’oppose activement à l’accomplissement du désir du protagoniste.

6. Premier révélateur : Une première révélation ou prise de conscience se produit, permettant au protagoniste de comprendre un nouvel aspect de sa situation.

7. Plan : Le protagoniste élabore une stratégie pour atteindre son objectif, s’engageant activement dans l'intrigue.

8. Conflit : Il rencontre des obstacles, ce qui provoque des conflits externes ou internes qui le mettent au défi.

9. Attaque : Le protagoniste entreprend une action audacieuse, tentant de surmonter l’antagoniste ou d’atteindre son objectif par un acte de force.

10. Renforcement du conflit : Le conflit s'intensifie, mettant le protagoniste à l’épreuve de façon croissante.

11. Deuxième révélateur : Une nouvelle révélation modifie la compréhension du protagoniste, l’amenant souvent à réévaluer son plan.

12. Acte majeur : Le protagoniste prend une décision décisive qui démontre son engagement profond envers son objectif.

13. Attaque complète : Dans cette étape, le protagoniste intensifie ses efforts, s'attaquant à son problème ou à l’antagoniste de façon directe.

14. Troisième révélateur et réévaluation : Cette étape dévoile une autre révélation cruciale qui force le protagoniste à reconsidérer sa stratégie.

15. Exécution finale du plan : Le protagoniste met en œuvre sa stratégie, croyant être proche de la victoire.

16. Défaite apparente : Juste avant le point culminant, le protagoniste connaît un échec ou un revers majeur.

17. Révélation finale : Un dernier retournement de situation ou une prise de conscience permet au protagoniste d’avoir une vision totale de son problème ou de sa situation.

18. Nouvel équilibre : L’histoire approche de sa conclusion, le protagoniste s’adapte aux changements résultant de ses actions.

19. Affrontement : Le protagoniste et l’antagoniste se rencontrent pour un affrontement final décisif.

20. Résolution du besoin : Le besoin profond initial du protagoniste est finalement résolu, bouclant ainsi son arc de transformation.

21. Équilibre restauré : L’histoire se conclut avec un nouveau statu quo, dans lequel les conséquences des événements sont acceptées.

22. Clôture thématique : L'histoire se termine en intégrant les thèmes principaux, offrant une conclusion morale ou émotionnelle qui résonne avec le spectateur ou le lecteur.

Importance du modèle de Truby

La méthode en 22 étapes de Truby est particulièrement appréciée pour son approche psychologique des personnages et pour son équilibre entre la structure et la liberté créative. Elle n’est pas destinée à être rigide, mais plutôt à guider les auteurs vers une narration plus nuancée et organique, offrant ainsi une profondeur psychologique et thématique qui engage les spectateurs ou lecteurs de manière durable.



28/10/2024
À lire absolument 👌
09/10/2024

À lire absolument 👌

ÉLÉMENTS DE DRAMATURGIE

ACTE 2: LA STRUCTURE EN 22 ÉTAPES

La structure narrative en 22 étapes de John Truby, auteur et consultant en scénarisation, est un modèle très détaillé qui aide à structurer les histoires, en particulier les scénarios de films. Contrairement à la structure traditionnelle en trois actes (début, milieu, fin), la méthode de Truby se concentre sur le développement progressif des personnages, en mettant l’accent sur leurs désirs, leurs faiblesses, leurs transformations et leurs confrontations avec des forces opposées.

Cette approche se veut plus organique et dynamique, car elle ne divise pas l’histoire en sections rigides, mais cherche plutôt à créer un flux narratif fluide où chaque étape mène naturellement à la suivante. Les 22 étapes de Truby couvrent tout le cheminement d’un personnage, de son désir initial à sa transformation finale, en passant par une série de crises, de dilemmes et de choix.

Les 22 étapes de John Truby

1. Faiblesse et besoin :

Le personnage principal a une faiblesse qui le retient ou le détruit intérieurement. Il doit également avoir un besoin (souvent inconscient) qui est lié à cette faiblesse, et qu’il doit accomplir pour évoluer. Ce besoin est émotionnel, moral, ou psychologique.

2. Désir :

Le désir est ce que le héros veut consciemment (un objectif concret) et qui motive ses actions tout au long de l’histoire. Ce désir est souvent en opposition à son besoin.

3. Problème initial :

C'est la situation ou l'obstacle qui déclenche l'intrigue. Un événement perturbe l’équilibre du protagoniste, et il doit désormais agir pour résoudre ce problème.

4. Allié(s) :

Le héros rencontre ou est accompagné par un allié qui l’aide dans sa quête. Cet allié a souvent ses propres motivations et objectifs, mais il est essentiel pour la progression du héros.

5. Révélation du Fantasme / Fausses croyances :

À ce stade, le personnage agit souvent en fonction d’une illusion ou d’une fausse croyance qui le guide dans ses actions. Il peut croire qu'atteindre son désir lui apportera ce dont il a besoin, ce qui est souvent faux.

6. Plan :

Le protagoniste élabore un plan pour atteindre son désir. C’est une étape où il prend des décisions concrètes sur la manière de procéder face aux obstacles qui se dressent devant lui.

7. Opposants :

Ici, l'histoire introduit l’opposant principal (le personnage antagoniste ou la force adverse), ainsi que d’autres forces qui s’opposent au protagoniste. Cet opposant désire aussi quelque chose qui est directement ou indirectement en conflit avec le désir du héros.

8. Premier conflit :

Le premier conflit direct entre le protagoniste et son opposant se produit ici. Cet affrontement est souvent mineur, mais il sert de prélude aux conflits plus importants qui suivront.

9. Drive (Poussée) :

Le héros prend la décision de s’engager pleinement dans la quête de son objectif, accélérant ainsi l’intrigue. C’est ici qu'il met en action son plan de manière plus sérieuse.

10. Attaque initiale :

Le protagoniste attaque son problème de manière directe, mais rencontre généralement un obstacle ou échoue. Cet échec l'oblige à ajuster son plan.

11. Changement / Rebellion :

À ce stade, le personnage commence à s’adapter ou à changer en raison des échecs précédents. Il peut aussi se rebeller contre les forces qui l'entravent ou contre ses propres fausses croyances.

12. Complications :

Les événements se compliquent. De nouveaux obstacles ou opposants apparaissent, forçant le protagoniste à revoir ses plans et stratégies.

13. Attaque principale :

Le héros lance une attaque majeure contre son opposant ou contre l’obstacle principal, souvent avec plus de ressources ou de connaissances qu’auparavant.

14. Échec / Recul :

Le protagoniste subit un échec important. Cet échec peut être émotionnel, psychologique ou physique, et il force le personnage à repenser ses actions et ses désirs.

15. Révélation :

Une révélation majeure se produit ici. Le personnage prend conscience d’une vérité essentielle, souvent liée à sa faiblesse ou à son besoin initial. C’est un moment de clarté qui change sa perception.

16. Dilemme moral :

Le héros fait face à un dilemme moral ou éthique. Il doit choisir entre deux options difficiles, souvent entre ce qui est bien et ce qui est facile. Ce choix a des conséquences déterminantes pour la suite.

17. Nouveau désir / Motivation :

Suite à la révélation et au dilemme moral, le protagoniste ajuste son désir. Il peut changer d'objectif ou de manière de l’atteindre, motivé par une nouvelle compréhension de lui-même ou du monde.

18. Plan final :

Le héros élabore un plan final, souvent plus risqué ou ambitieux que le premier, pour surmonter l'obstacle principal et atteindre son désir.

19. Climax (Affrontement final) :

C’est le point culminant de l’histoire, où le protagoniste et l’antagoniste s’affrontent directement. C’est le moment de la confrontation ultime, où le destin du héros se décide.

20. Révélation finale :

Après le climax, une dernière révélation survient, souvent en lien avec le besoin initial du héros. Le personnage comprend enfin la vérité essentielle qu’il devait découvrir pour évoluer.

21. Nouvelle vie :

Le héros adopte une nouvelle vie ou attitude en fonction de la révélation finale. Il a évolué ou s'est transformé, ce qui influence ses actions et son comportement.

22. Résolution :

L’histoire se conclut par une résolution qui montre les conséquences finales des actions du protagoniste et de ses choix. C’est ici que l’on voit si le héros a comblé son besoin initial.

Différences avec la structure traditionnelle en trois actes

Contrairement à la structure classique en trois actes, qui repose souvent sur des moments clés prédéterminés (comme le point culminant ou la résolution), la structure de Truby est beaucoup plus axée sur le développement organique des personnages. Elle met l’accent sur leurs transformations internes, et comment ces changements influencent la progression de l’intrigue. Truby considère que chaque histoire doit avoir une progression naturelle et éviter les structures trop artificielles ou formelles.

Utilité de la structure en 22 étapes

Cette structure est particulièrement utile pour :

Les récits complexes avec de nombreux personnages et sous-intrigues.

Les films à développement de personnage où l’accent est mis sur la transformation psychologique et morale.

Les récits longs, comme les séries ou les sagas cinématographiques, où le développement progressif et détaillé des personnages est essentiel.

John Truby propose une approche approfondie pour construire une histoire en tenant compte non seulement de l’intrigue, mais aussi des émotions, des relations et des dilemmes moraux des personnages. Sa méthode est souvent adoptée par des scénaristes cherchant à créer des récits riches, multidimensionnels, et où la structure narrative sert l’évolution intérieure du protagoniste.

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30/09/2024

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LES MÉTIERS DU CINÉMA

ÉPISODE 25: LE/LA SCRIPTE

Le métier de scripte au cinéma est essentiel à la production d’un film. Il s'agit d'un rôle à la fois technique et artistique, centré sur la continuité et la cohérence de la narration visuelle et sonore.

Principales responsabilités du scripte :

1. Suivi de la continuité : Le scripte est chargé de vérifier que les détails restent cohérents d'une scène à l'autre, que ce soit les costumes, le maquillage, les accessoires, ou encore les mouvements des acteurs. Si un acteur tient un verre de la main droite dans une scène, il doit le faire dans la même main lors des plans suivants.

2. Gestion des raccords : Le scripte note chaque détail de chaque prise afin de garantir que, lors du montage, les scènes puissent être assemblées de manière fluide. Cela inclut les positions des acteurs, les angles de caméra, les dialogues, etc.

3. Chronométrage des scènes : Il ou elle mesure la durée des prises et des scènes pour s'assurer que le film reste dans les limites de la durée prévue et pour anticiper les besoins du montage.

4. Suivi du scénario : Le scripte est en charge de s'assurer que les dialogues et les actions se déroulent conformément au scénario. Il ou elle collabore étroitement avec le réalisateur pour signaler les écarts éventuels.

5. Rapports de tournage : À la fin de chaque journée, le scripte rédige un rapport détaillant les prises tournées, les éventuelles erreurs, et les éléments à reprendre si nécessaire. Ce rapport est crucial pour le montage et pour éviter les erreurs de continuité.

6. Coordination avec d'autres départements : Le scripte travaille en étroite collaboration avec le réalisateur, le directeur de la photographie, les acteurs, et les techniciens pour garantir que tout reste harmonieux au cours du tournage.

Compétences requises :

Un sens aigu de l'observation et du détail.

De solides connaissances en techniques cinématographiques.

Des compétences en organisation et gestion du temps.

Une bonne communication pour interagir avec les autres membres de l'équipe.

Le rôle de scripte, bien qu'il soit souvent dans l'ombre, est crucial pour la fluidité et la qualité finale du film.

Ci dessous, Sarah Y. Mason considérée comme la première scripte de l'histoire du cinéma, métier qu'elle inventa pour le tournage du film Arizona de Douglas Fairbanks en 1918

30/09/2024

LES GENRES CINÉMATOGRAPHIQUES

ÉPISODE 7: LE FILM D'HORREUR

Le genre **horreur** au cinéma est conçu pour provoquer la peur, l’angoisse et une montée d'adrénaline chez les spectateurs. Il explore souvent des thèmes sombres et tabous, comme la mort, le surnaturel, ou les forces maléfiques, en jouant sur les peurs profondes et les émotions primaires. Le genre horreur peut inclure des éléments surnaturels ou psychologiques, et met fréquemment en scène des personnages confrontés à des situations de danger extrême.

# # # Caractéristiques des films d'horreur :

1. **Provoquer la peur et le malaise** : Les films d’horreur cherchent à créer un climat d’angoisse et à effrayer le public en utilisant des éléments comme le suspense, les jumpscares, les scènes violentes, ou des atmosphères oppressantes.

2. **Créatures monstrueuses et forces surnaturelles** : Ce genre présente souvent des créatures mythiques (vampires, loups-garous, zombies), des démons, ou des esprits, mais peut aussi inclure des humains psychologiquement dérangés (tueurs en série, psychopathes).

3. **Atmosphère inquiétante** : Les décors et l’éclairage jouent un rôle central dans l’horreur. Les lieux sombres, abandonnés ou isolés (comme des maisons hantées, des forêts inquiétantes ou des asiles) contribuent à l'atmosphère de danger imminent.

4. **Effets sonores et visuels** : Les films d'horreur utilisent souvent des sons stridents, des silences soudains, ou des effets visuels troublants (comme des mouvements rapides ou saccadés) pour renforcer l'angoisse.

# # # Sous-genres de l'horreur :

1. **Horreur psychologique** : Ce sous-genre se concentre sur la détresse mentale et émotionnelle des personnages, jouant sur la peur de perdre la raison, ou la perception de ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Exemples : **"Psychose"**, **"Shining"**.

2. **Horreur surnaturelle** : Les films d'horreur surnaturelle impliquent souvent des fantômes, des démons, ou des possessions. Exemples : **"L'Exorciste"**, **"Poltergeist"**.

3. **Slasher** : Ce sous-genre suit un tueur qui traque et élimine des victimes, souvent de manière brutale et sanglante. Exemples : **"Halloween"**, **"Vendredi 13"**.

4. **Horreur corporelle (body horror)** : Ces films exploitent les peurs liées à la transformation physique ou à la déformation du corps humain. Exemples : **"La Mouche"**, **"The Human Centipede"**.

5. **Horreur gothique** : Ce sous-genre met l’accent sur des atmosphères sombres et mélancoliques, souvent dans des décors anciens et mystérieux, avec des histoires de malédictions ou de créatures immortelles. Exemples : **"Dracula"**, **"Frankenstein"**.

6. **Horreur gore (splatter)** : Ce sous-genre se caractérise par une violence graphique et explicite, souvent avec une quantité excessive de sang et de mutilation. Exemples : **"Saw"**, **"Hostel"**.

7. **Horreur found footage** : Ce style se présente comme des images "retrouvées", souvent avec des caméras portatives ou un style documentaire, donnant l'impression que les événements horrifiques sont réels. Exemples : **"Le Projet Blair Witch"**, **"Paranormal Activity"**.

# # # Exemples de films d'horreur célèbres :

- **"L'Exorciste" (1973)** : Un classique de l'horreur surnaturelle, où une jeune fille est possédée par un démon, et un prêtre tente de l'exorciser. C’est un des films les plus effrayants et influents du genre.

- **"Halloween" (1978)** : Ce slasher de John Carpenter est l'un des premiers films du genre, avec Michael Myers, un tueur masqué, traquant des adolescents à Halloween.

- **"Shining" (1980)** : Réalisé par Stanley Kubrick, ce film explore l'horreur psychologique, suivant la descente dans la folie de Jack Torrance dans un hôtel isolé et hanté.

- **"Saw" (2004)** : Un exemple d'horreur gore, où des personnages sont piégés dans des situations horribles et doivent prendre des décisions macabres pour survivre.

- **"The Conjuring" (2013)** : Ce film explore l’horreur surnaturelle en s’inspirant d’événements prétendument réels, avec des enquêteurs du paranormal confrontés à une famille hantée par un esprit maléfique.

# # # Thèmes récurrents dans l’horreur :

1. **La peur de l’inconnu** : L’horreur exploite souvent la peur de ce que l’on ne peut pas voir ou comprendre. Les fantômes, les créatures invisibles, ou les forces maléfiques non identifiables en sont des exemples.

2. **La vulnérabilité humaine** : Les personnages des films d’horreur sont souvent des individus ordinaires confrontés à des forces qu’ils ne peuvent pas contrôler ou combattre, créant un sentiment d’impuissance.

3. **La mort et la mortalité** : L’horreur met fréquemment l’accent sur la peur de la mort, que ce soit par la violence, la maladie, ou les forces surnaturelles. La mort est un élément central de nombreux récits d’horreur.

4. **La folie** : Les films d’horreur psychologique explorent souvent la frontière entre la santé mentale et la folie, avec des personnages qui perdent le contact avec la réalité.

5. **La possession et la transformation** : Qu’il s’agisse de possessions démoniaques, de transformations physiques, ou de mutations, la perte de contrôle sur son propre corps ou esprit est un thème commun.

# # # Impact et importance du genre horreur au cinéma :

Le cinéma d'horreur, tout en étant souvent marginalisé par rapport à d'autres genres, a une base de fans dédiée et continue d'attirer un large public en raison de sa capacité à explorer les peurs humaines profondes. Le genre a également connu une grande évolution avec le temps, passant de l'horreur classique (comme les monstres de l’âge d’or d'Universal avec **Frankenstein** et **Dracula**) à des approches plus contemporaines et expérimentales.

Le genre horreur permet aux réalisateurs de jouer avec la psyché humaine, tout en testant de nouvelles techniques cinématographiques pour provoquer des émotions fortes. Il reste un genre polyvalent qui, bien que parfois controversé en raison de son contenu violent ou choquant, continue d’avoir un impact culturel important.

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