08/02/2026
PLUS DE 100 MORTS ET DES MILLIERS DE TRAUMATISMES EN SEULEMENT 2 MOIS
Plusieurs cas accidents de la circulation survenus sur l’autoroute A1 et Routes Nationales ainsi que sur les routes urbaines et ont coûté la vie à une centaines personnes et des milli de traumatismes entre Décembre 2025 à Février 2026.
Si les usagers de la route doivent faire preuve de prudence chaque fois qu’ils circulent le long du réseau routier Camerounais, ceux-ci doivent faire d’autant plus attention lorsqu’ils sortent de jours comme de nuits.
Qu’ils soient conducteurs de bus de transport en commun, conducteurs de transport de marchandises, conducteurs de véhicules de tourisme et conducteurs de motos ou usagers vulnérables, tous doivent redoubler de prudence lorsqu’ils circulent sur les différents réseaux routiers nationals, s’ils ne veulent pas rejoindre les statistiques déjà trop importantes des usagers de la route ayant perdu la vie suite à un accident de la route.
Les accidents de la route impliquant des automobilistes ;
D’après les derniers informations sur les accidents qui se sont déroulés en fin d'année 2025 et en début d'année 2026, la circulation de nuit est particulièrement dangereuse pour les automobilistes. Alors qu'elle ne représente qu’environ 19% du trafic routier, ce ne sont pas moins de 64% des automobilistes, selon une source de la gendarmerie nationale en 2015, environ 54% dès accidents ont lieu la nuit, ces accidents de la route se produisent entre minuit et 5 h du matin.
Si ces chiffres sont aussi alarmants, c’est notamment parce qu’un certain nombre de facteurs viennent généralement aggraver les conséquences des accidents de la route de nuit. Ainsi, les agents des forces de l’ordre constatent généralement une augmentation de l’absence de port de la ceinture de sécurité. D’autres facteurs viennent encore aggraver ces statistiques, comme la consommation d’alcool ou de produits stupéfiants, la fatigue et la somnolence; facteurs liés au conducteur (âge, sexe, niveau d’alcoolémie, nombre de personnes présentes à bord du véhicule); facteurs liés à l’état de la route et du véhicule (configuration de la route, qualité du revêtement et équipements de sécurité routière, puissance du véhicule, vitesse maximale de celui-ci); facteurs liés au trafic et à l’environnement (densité et composition du trafic, vitesse moyenne des véhicules, et conditions climatiques). qui sont décelés dans certains cas d'accidents mortels de la route.
Il faut également noter la plupart des conducteurs ont un problème de vue, lancé en Avril 2017, par le ministère des transports de la campagne « AU VOLANT, LA VUE C’EST LA VIE » avait démonter que 90% des conducteurs au Cameroun ont des problèmes de vue, or il faut savoir que 90% des informations nécessaires à la conduite passe par la vue.
Selon l'OMS, il a été démontré que la vitesse était un facteur de risque capital dans les accidents de la circulation et qu’elle avait une influence à la fois sur le risque d’accident et sur la gravité des traumatismes occasionnés.
L’excès de vitesse est défini comme un dépassement de la vitesse maximale autorisée, tandis qu’une vitesse inadaptée s’entend d’une vitesse qui n’est pas adaptée à l’état de la route et aux conditions de circulation. Les vitesses excessives et inadaptées sont responsables d’un fort pourcentage d’accidents graves ou mortels. Dans les pays à haut revenu, la vitesse contribue à hauteur d’environ 30% au nombre de morts sur la route, tandis que dans certains pays à revenu faible ou intermédiaire, on estime qu’elle est le principal facteur incriminé dans près de la moitié des accidents de la circulation.
La régulation de la vitesse des véhicules peut empêcher la survenue d’accidents et réduire les conséquences de ceux-ci lorsqu’ils se produisent, en diminuant la gravité des traumatismes subis par les victimes.
Au Cameroun, la réhabilitation de la RN4 Yaoundé-Bafoussam a enregistré un taux élevé des accidents de la circulation, l'excès de vitesse serait l'une des causes dû à la nouvelle chaussée et il en est de même pour l’autoroute A1 et A2.
Des accidents régulièrement enregistrés sur nos autoroutes, les équipements de sécurité routière doivent jouer un rôle prépondérant qui est celui de protéger les vies humaines.
Les cas les plus mortels sont les effets harpons qui sont dû à une mauvaise pose de Glissière de Sécurité.
Les glissières de sécurité sont des aménagements de sécurité destinés à garantir la sécurité de tous les usagers de la route en permettant d'éviter à la fois les sorties de route comme la possibilité de renvois du véhicule vers d'autres voies de circulation en cas de choc. Risque d'effet "harpon" est le fait que la glissière n'est pas correctement ancrée (ou munie d'un musoir homologué), elle peut pénétrer dans l'habitacle du véhicule en cas de choc, causant des accidents très graves, voire mortels. Une extrémité de file de glissière de sécurité mal posée ou inadaptée représente un risque majeur de sécurité, pouvant entraîner un effet de « harponnage » du véhicule au lieu de l'arrêter ou de le dévier. Elle nécessite des performances d'impact spécifiques pour éviter des blessures graves lors de chocs frontaux ou latéraux.
Il faut savoir que les supports des glissières de sécurité n'ont pas un rôle de protéger et Les extrémités queues de carpe ne sont plus recommandé ainsi que le déport au sol des files de glissière comporte des risques qui augmentent le renversement du véhicule en cas d’une sortie de route.
Il y'a plusieurs solutions pour les extrémités de fil, pour une protection maximale, l'extrémité doit être équipée d'un musoir de protection conforme à la classe de vitesse de la route.
Une formation et la sensibilisation à la sécurité routière est donc fondamentale, car la méconnaissance du véhicule ou même des effets liés à la vitesse, à la fatigue, à la somnolence et aux effets de l’alcool augmentent fortement le risque d’accident sur l'ensemble de nos routes en ville comme sur les Routes Nationales.
Ces formations permettront aux usagers d’identifier rapidement les sources de risques d’accidents tant sur l’aspect physiologique que mécanique. Ils apprendront ou recevront les mesures de prévention à appliquer pour garantir leur sécurité et celle des autres usagers de la route. Car il ne suffit pas de respecter le code de la route pour se conformer à l’ensemble des normes assurant une sécurité routière maximale. D’autres règles sont à connaître pour circuler tranquillement, concernant l’équipement de la voiture ou une réglementation spécifique dans certaines situations. Un seul objectif : limité le plus possible les risques d’accident.
KAHE FEUKOU Isidore
Président Exécutif de PYRAMIDE PREVENTION
Consultant en Sécurité Routière