14/07/2026
: un qui , quelles pour le ?
L'Arabie saoudite démontre qu'un territoire largement désertique peut restaurer localement ses écosystèmes grâce à une volonté politique, des investissements massifs et des innovations technologiques. Depuis le lancement de la Saudi Green Initiative en 2021, le Royaume a considérablement accéléré ses actions de lutte contre la désertification. En 2026, plus de 159 millions d'arbres avaient été plantés et un million d'hectares de terres dégradées restaurés, contre 95 millions d'arbres et 111 000 hectares en 2024. Ces résultats sont confirmés par les bilans officiels et par les observations satellitaires montrant une augmentation de la couverture végétale dans plusieurs régions agricoles.
Toutefois, ce reverdissement demeure localisé. L'Arabie saoudite reste un pays désertique où la végétation dépend fortement de l'irrigation, du dessalement de l'eau de mer et, dans certaines zones, de l'exploitation des nappes souterraines. Les progrès environnementaux sont donc réels, mais leur durabilité repose sur une gestion rigoureuse des ressources en eau et sur l'amélioration continue de l'efficacité de l'irrigation.
Pour la zone sahélienne d'Afrique, cette expérience constitue une source d'inspiration, mais non un modèle à reproduire à l'identique. Le Sahel ne dispose pas des mêmes ressources financières... En revanche, il peut s'appuyer sur des solutions mieux adaptées à son contexte : la restauration des terres dégradées, la Régénération Naturelle Assistée (RNA), les ouvrages de collecte des eaux de pluie (cordons pierreux, demi-lunes, zaï), l'agroforesterie, les systèmes d'irrigation économes en eau et la gouvernance participative des ressources naturelles.
La principale est qu'un durable ne pas uniquement de la d'arbres, mais d'une stratégie intégrée associant gestion durable de l'eau, restauration des sols, choix d'espèces adaptées au climat, innovation scientifique et implication des communautés locales. Pour le Sahel, l'objectif n'est pas de transformer le désert en forêt, mais de renforcer durablement la résilience des paysages et des populations face au changement climatique.