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Christadelphes Cameroun - Christadelphians Cameroon les frères et sœurs en Christ, au Cameroun.

Nombre d'églises : 37, dont Bamenda, Buea, Bosug, Benakuma, Buea, Douala, Fontem, Kumba, Limbe, Mbengwi, Wum, Wey (environ 500 membres au total)

L'Ancien Testament préfigure le Nouveau Testament.La lecture de l'Ancien et du Nouveau Testament est essentielle pour qu...
24/08/2026

L'Ancien Testament préfigure le Nouveau Testament.

La lecture de l'Ancien et du Nouveau Testament est essentielle pour quiconque souhaite comprendre pleinement le message de la Bible, car le Nouveau Testament cite, développe et accomplit constamment l'Ancien. Cependant, on considère souvent certaines parties de l'Ancien Testament – ​​notamment la Loi de Moïse – comme sévères, dépassées et superflues, remplacées par la Nouvelle Alliance du Christ. Ce n'est pas le cas. Certes, nous ne sommes plus tenus d'observer des lois telles que la circoncision et les sacrifices d'animaux. Mais il est indéniable que nombre de commandements donnés dans la Loi restent pertinents dans le cadre du culte.

Un exemple éloquent en est la relation entre le Lévitique (Ancien Testament) et l'Épître de Jacques (Nouveau Testament). Le Lévitique faisait partie de la Loi mosaïque et posait les fondements de la sainteté, de l'alliance, du sacrifice, de la justice, de la miséricorde et de l'amour du prochain. Cela peut surprendre ceux qui pensent que ces concepts ont été redéfinis dans le Nouveau Testament. Il est évident que Jacques (le frère de Jésus-Christ) supposait que ses lecteurs connaissaient déjà ces préceptes grâce à la révélation divine antérieure. Sans l'Ancien Testament, le langage du Nouveau Testament s'amenuise, ses exigences éthiques perdent leur fondement et le récit de l'œuvre du Christ est amputé de la longue histoire de la transformation du peuple de Dieu par Dieu.

Le Lévitique 19 est au cœur de l'éthique de l'Ancien Testament. Il commence par l'appel de Dieu : « Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu » (Lévitique 19,2). Ce chapitre déploie ensuite une riche vision de la sainteté, incarnée dans la vie quotidienne. Il prescrit le respect dû aux parents (v. 3), la sollicitude envers les pauvres par le biais des lois sur le glanage (vv. 9-10), la sincérité dans la parole – « Tu ne mentiras point » (v. 11) – et met en garde contre la calomnie : « Tu n'iras point répandre de calomnies parmi ton peuple » (v. 16). Ce chapitre insiste sur une justice impartiale : « Tu ne commettras point d’injustice dans tes jugements ; tu ne favoriseras point le pauvre, et tu ne t’inclineras point devant le grand » (v. 15). Au cœur de ce chapitre se trouve le commandement fondamental : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (v. 18). Le chapitre se poursuit par des instructions sur l’amour de l’étranger (vv. 33-34) et sur l’intégrité dans les affaires, notamment par l’utilisation de poids et de mesures honnêtes (vv. 35-36). Ce chapitre révèle le caractère de Dieu et son désir que son peuple reflète sa sainteté de manière concrète et relationnelle.

Jacques reprend ces concepts essentiels et les applique directement à l’Église primitive, démontrant ainsi que l’éthique chrétienne n’est pas une invention nouvelle, mais la continuation et l’accomplissement de la loi morale divine établie de longue date. Lorsque Jacques exhorte les croyants à se garder « sans tache du monde » (Jacques 1.27), il s’appuie sur l’appel du Lévitique à la sainteté, car Dieu est saint. Son insistance à prendre soin des veuves et des orphelins (Jacques 1:27) fait écho aux commandements du Lévitique enjoignant de laisser le glan à la misère et de protéger les plus vulnérables (Lévitique 19:9-10). La ferme mise en garde de Jacques contre le favoritisme envers les riches (Jacques 2:1-4) est une application directe de l'instruction du Lévitique de ne pas être partial dans ses jugements (Lévitique 19:15). Son enseignement approfondi sur le pouvoir de la langue – de bénir et de maudire (Jacques 3:5-10) – s'appuie sur les commandements du Lévitique interdisant de mentir (Lévitique 19:11) et de répandre des calomnies parmi le peuple (Lévitique 19:16).

Plus frappant encore, Jacques cite explicitement Lévitique 19:18, qualifiant le commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » de loi royale (Jacques 2:8). Cela montre que Jacques considère le Lévitique 19 non pas comme obsolète, mais comme le fondement éthique de la vie chrétienne sous le Christ Roi. Même sa condamnation des employeurs qui exploitent leurs employés – « Le salaire des ouvriers… crie » (Jacques 5:4) – reflète l’insistance du Lévitique sur des pratiques commerciales honnêtes (Lévitique 19:35-36). En tout cas, Jacques ne crée pas une nouvelle éthique chrétienne, mais applique l’éthique de l’alliance du Lévitique à la vie de l’Église.
Ce lien profond entre Lévitique 19 et Jacques démontre l'unité de l'Écriture. Le Nouveau Testament ne remplace pas l'Ancien ; il l'accomplit. L'Ancien Testament donne les contours de la justice, et le Nouveau Testament révèle comment ces contours se manifestent en Christ et chez son peuple. Le même Dieu qui a appelé Israël à la sainteté appelle l'Église à la sainteté. Le même commandement d'aimer son prochain constitue le fondement de la vie chrétienne. La Bible est un seul récit avec un seul Dieu, une seule vision morale, un seul dessein d'alliance et une seule espérance de rédemption. Se limiter à la lecture du Nouveau Testament engendre une foi superficielle, car sans l'Ancien Testament, nous perdons les racines de la sainteté, la gravité du péché, la profondeur de la justice, ainsi que la continuité et l'immuabilité du caractère et des desseins de Dieu.

Ensemble, Lévitique 19 et Jacques enseignent que la sainteté n'est pas une option, que l'amour est concret et non sentimental, et que Dieu se soucie profondément de la vie quotidienne – de nos paroles à nos relations d'affaires, jusqu'à l'accueil des étrangers. Ils démontrent que l’Évangile n’abolit pas la loi morale, mais l’accomplit, donnant aux croyants la force de vivre la justice que Dieu a toujours exigée. Pour comprendre l’épître de Jacques, il faut comprendre le Lévitique. Pour comprendre le Christ, il faut comprendre l’histoire qu’il accomplit. Pour comprendre l’Évangile, il faut comprendre l’alliance qu’il accomplit. La lecture des deux Testaments est donc essentielle pour saisir toute la beauté, la profondeur et l’unité de la Parole de Dieu.

Cardiff Christadelphians

Reading both the Old and New Testaments is essential for anyone who wants to understand the full message of the Bible, because the New Testament continually quotes, builds upon, and fulfils the Old. However, people often consider parts of the Old Testament – especially the Law of Moses to be harsh, outmoded and disposable – replaced by the New Covenant of Christ. This is not the case. Certainly, we no longer are expected to keep laws such as circumcision and animal sacrifice. But it is undeniable that many of the commands given in the law are still relevant in worship.
One example of where this is evident is in the relationship between the Old Testament book of Leviticus and the New Testament book of James. Leviticus was part of the Mosaic Law and provided the foundational categories of holiness, covenant, sacrifice, justice, mercy, and neighbour-love. This may be surprising to those who think these concepts freshly defined in the New Testament. But it is evident, James (the brother of Jesus Christ) expected his readers to already know them from God’s earlier revelation. Without the Old Testament, the New Testament’s language becomes thin, its ethical demands lose their roots, and its portrayal of Christ’s work lacks the long story of God shaping His people.
Leviticus 19 stands at the heart of Old Testament ethics. It begins with God’s call: “Be holy, for I the LORD your God am holy” (Leviticus 19:2). The chapter then unfolds a rich vision of holiness expressed in everyday life. It commands honour for parents (v.3), care for the poor through gleaning laws (vv.9–10), honesty in speech — “You shall not lie” (v.11) — and warns against slander: “You shall not go about as a talebearer among your people” (v.16). It insists on impartial justice: “You shall do no injustice in judgment; you shall not be partial to the poor nor defer to the great” (v.15). At its centre stands the great command: “You shall love your neighbour as yourself” (v.18). The chapter continues with instructions to love the stranger (vv.33–34) and to maintain integrity in business with honest weights and measures (vv.35–36). This chapter reveals God’s character and His desire for His people to reflect His holiness in practical, relational ways.
James takes these vital concepts and applies them directly to the early church, showing that Christian ethics are not new inventions but the continuation and fulfilment of God’s long-standing moral law. When James urges believers to keep themselves “unspotted from the world” (James 1:27), he is drawing on the call in Leviticus for God’s people to be holy because He is holy. His insistence on caring for widows and orphans (James 1:27) mirrors Leviticus’ commands to leave gleanings for the poor and to protect the vulnerable (Leviticus 19:9–10). James’ strong warning against showing favouritism to the rich (James 2:1–4) is a direct application of Leviticus’ instruction not to be partial in judgment (Leviticus 19:15). His extended teaching on the tongue — its power to bless and curse (James 3:5–10) — rests on Leviticus’ commands not to lie (Leviticus 19:11) or spread tales among the people (Leviticus 19:16).
Most strikingly, James explicitly quotes Leviticus 19:18, calling “You shall love your neighbour as yourself” the royal law (James 2:8). This shows that James sees Leviticus 19 not as obsolete but as the ethical backbone of Christian life under Christ the King. Even James’ condemnation of employers who defraud workers — “The wages of the labourers… cry out” (James 5:4) — reflects Leviticus’ insistence on honest business practices (Leviticus 19:35–36). In every case, James is not creating a new Christian ethic but applying the covenant ethic of Leviticus to the life of the church.
This deep connection between Leviticus 19 and James demonstrates the unity of Scripture. The New Testament does not replace the Old; it fulfils it. The Old Testament gives the shape of righteousness, and the New Testament shows that shape lived out in Christ and His people. The same God who called Israel to holiness calls the church to holiness. The same command to love one’s neighbour forms the backbone of Christian life. The Bible is one story with one God, one moral vision, one covenant purpose, and one hope of redemption. Reading only the New Testament produces a shallow faith, because without the Old Testament we lose the roots of holiness, the seriousness of sin, the depth of justice, and the continuity and unchanging nature of God’s character and purposes.
Together, Leviticus 19 and James teach that holiness is not optional, love is practical rather than sentimental, and God cares deeply about everyday life — from speech to business dealings to the treatment of strangers. They show that the gospel does not abolish the moral law but fulfils it, giving believers the power to live out the righteousness God has always required. To understand James, one must understand Leviticus. To understand Christ, one must understand the story He fulfils. To understand the gospel, one must understand the covenant it completes. Reading both Testaments is therefore essential for grasping the full beauty, depth, and unity of God’s Word.

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