26/11/2025
En tant que femmes engagées dans un leadership lucide et bienveillant, il est essentiel de reconnaître les différentes formes de violences qui peuvent traverser les environnements professionnels, afin de mieux les prévenir, les nommer et les combattre.
1. Comprendre les formes de violence au travail
a) Violence psychologique
Souvent silencieuse, elle vise à fragiliser la personne, à réduire sa confiance ou à la déstabiliser :
propos humiliants, remarques dégradantes ou stigmatisantes ;
moqueries liées à l’apparence, à l’âge, à la situation familiale ou au genre ;
isolement volontaire, exclusion des réunions ou des informations clés ;
dévalorisation répétée du travail accompli ;
pressions, menaces ou injonctions contradictoires.
b) Harcèlement sexuel
Une expression grave de domination et d’atteinte à l’intégrité :
propos ou insinuations à connotation sexuelle ;
attitudes ou comportements déplacés ;
envoi d’images, messages ou contenus non sollicités ;
demandes insistantes de faveurs ou relations sexuelles ;
gestes, contacts ou chantage d’ordre sexuel.
c) Discriminations
Forme structurelle de violence qui limite l’accès aux opportunités :
inégalités de traitement (salaire, promotion, responsabilités) ;
frein à la progression (plafond de verre) ;
marginalisation liée à la maternité, grossesse ou retour de congé ;
attribution de tâches sous-qualifiantes ou dévalorisantes.
d) Violences physiques
Plus rares mais néanmoins possibles :
agressions physiques, bousculades, coups ;
comportements intimidants ;
dégradation de biens personnels.
2. Impacts sur les femmes, les équipes et l’organisation
a) Impacts psychologiques
Les violences créent des blessures invisibles, mais profondes :
stress, anxiété, dépression ;
perte d’estime de soi et de confiance ;
troubles du sommeil ;
risque de burn-out.
b) Impacts professionnels
Elles entravent le plein potentiel des talents :
baisse d’engagement et de performance ;
diminution de la créativité, de l’audace et de l’initiative ;
absentéisme, turnover, démissions subies ;
perte de compétences et d’expertise pour l’organisation.
c) Impacts sociaux et organisationnels
Les violences fragilisent durablement le collectif :
détérioration du climat de travail ;
conflits relationnels ;
perte de cohésion ;
atteinte à l’image interne et externe de l’entreprise.
3. Responsabilité de l’entreprise : un engagement stratégique et humain
Les entreprises qui s’engagent réellement contre les violences contribuent à créer des environnements où les femmes peuvent s’épanouir et exercer un leadership serein.
a) Un cadre protecteur clair
politiques internes fermes contre les violences et discriminations ;
intégration de ces règles dans les procédures, le code éthique et les pratiques RH ;
communication régulière et accessible.
b) Un environnement de travail sécurisé
analyse régulière des risques psychosociaux ;
dispositifs de signalement simples, confidentiels et fiables ;
protection immédiate des victimes et sanctions adaptées.
c) Une tolérance zéro
positionnement clair et visible de la direction ;
sanctions sans distinction de statut ou de hiérarchie ;
cohérence entre les valeurs affichées et les actions concrètes.
d) Une culture inclusive et bienveillante
promotion active de l’égalité professionnelle ;
sensibilisations, formations et ateliers ;
soutien aux réseaux de femmes, espaces de parole et cellules d’écoute.
4. Les postures bienveillantes à cultiver en tant que femmes leaders
Les femmes leaders bienveillantes ont un rôle essentiel de modèle, de protection et d’inspiration.
a) Pour toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs
adopter une attitude de respect en toutes circonstances ;
bannir les propos ou attitudes sexistes, même sous couvert d’humour ;
être attentif·ve aux signaux d’alerte ;
soutenir les personnes victimes ;
signaler les comportements inappropriés.
b) Pour les managers et les femmes leaders
Leur impact est déterminant dans la prévention et la prise en charge des violences :
instaurer un climat d’écoute, de respect et de transparence ;
tenir des échanges réguliers avec les équipes ;
intervenir immédiatement en cas de comportement déplacé ;
accompagner les victimes avec empathie, neutralité et discrétion ;
garantir la confidentialité et l’accès aux ressources de soutien.