14/09/2026
« Bien-aimés dans le Seigneur, j’aimerais commencer ce sermon ce matin par une question fondamentale : Où est ton frère ? Où est ta sœur ? » C’est en ces termes que le Révérend Pasteur Michel Junior DJON MBOM, invité du Pasteur appelé Ernest NDJOCK MAYI a introduit son propos au culte de 11 heures ce dimanche 13 septembre 2026 à la Paroisse Antioche.
Cette question, a-t-il poursuivi, n'est pas nouvelle. Elle a été posée dans le jardin d'Éden, après que Caïn aie tué Abel. Dieu vint vers lui et lui demanda : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ? » Cette question, Dieu la pose encore aujourd'hui dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos lieux de travail. Mais, surtout, il la pose aux chrétiens et à l’Église.
Nous vivons en effet une époque où l'homme est devenu de plus en plus un loup pour son frère. On se compare, on se jalouse, on se soupçonne, on se fait concurrence. On se critique, on se dénonce, on se déteste et on se détruit avec les paroles. Le plus triste, c'est que ces comportements du monde ont envahi l'Église de Christ. Biens aimés, a tristement constaté le Pasteur DJON MBOM, nous pouvons chanter et adorer ensemble le dimanche, puis alimenter la division après le culte. Quelque chose ne va pas, a-t-il constaté, et Dieu nous appelle à revenir au modèle de l'amour spirituel, un amour qui veille activement sur l'autre.
Prenant comme ancrage le texte d’Ézéchiel 33 : 7-9, l’orateur a montré comment constatant qu’Israël s’est éloigné de lui, Dieu a établi le prophète comme sentinelle pour veiller sur ce peuple versatile. La sentinelle a-t-il redit, ne dort pas : elle veille, perçoit le danger et avertit. Le prophète sait que s’il garde le silence devant le péril, Dieu lui demandera des comptes. De la même façon, a inféré le prédicateur, si nous ne veillons pas sur ses enfants, sur son peuple, il ne nous jugera pas seulement sur le mal commis, mais aussi sur le bien que nous avons refusé de faire, par indifférence. La sentinelle ne crie pas non plus « regardez ! Regardez comme il est mauvais ! » Faisons donc attention, a-t-il poursuivi, d’être des sentinelles indifférentes ou celles qui s’érigent en procureurs, car être sentinelle ne signifie pas être un juge. La sentinelle ne pointe pas du doigt pour humilier, elle crie pour préserver d'un danger.
Pourquoi avertir, a interrogé le Révérend DJON MBOM? Dans Romains 13 : 8-10, a -t-il indiqué, Paul nous motive en disant : « Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres. » Paul parle d'une dette d’amour dont nous ne pouvons pas payer ta facture. En effet, si on peut régler une dette financière, il y a une dette qu’on ne finis jamais de payer, c’est celle de l'amour. Tu as aimé hier ? Aime encore aujourd'hui ! Tu as pardonné hier ? Continue à pardonner ! Tu as servi hier ? Continue à servir. L'amour ne fait point de mal au prochain. Si l'on reprend un frère pour l'exposer, l'abaisser ou étaler sa vie sur les réseaux, ce n'est pas de l'amour. Corriger selon Christ, c'est approcher l'autre avec douceur, vérité et le désir sincère de le voir restauré.
Enfin, dans Matthieu 18 : 15-20, a enseigné l’orateur, Jésus fixe la méthode : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. » Le monde cherche à exposer, condamner et « annuler » ; le Royaume cherche à gagner un frère. La démarche chrétienne vise la restauration, pas la victoire dans une dispute. L'Église ne doit donc pas être une meute de plus, mais un refuge de grâce où le péché est dénoncé sans que le pécheur ne soit écrasé. Elle doit pratiquer une grâce qui reconnaît la gravité du péché, tout en offrant un chemin de relèvement.
En tant que disciples de Christ, a terminé le Pasteur DJON MBOM, soyons une génération de chrétiens capables de corriger sans humilier, de pardonner sans banaliser, et de répondre d'un cœur sincère à l'appel de Dieu en disant devant celui qui nous offense : « Seigneur, voici mon frère donne-moi la grâce de l’aimer et de veiller sur lui. »
Thème : « Où est ton frère ? Où est ta sœur ? Qu’es-tu en train de faire de ce dernier ? »
Que Dieu bénisse sa Parole en chaque lecteur de ce sermon. Amen!