Paroisse Antioche Bonamoussadi Douala

Paroisse Antioche Bonamoussadi Douala Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC), Communauté Chrétienne de la Paroisse Antioche de sadi-Dla

Rendus ce dimanche 07 juin 2026 à sept jours de la première phase de l’Opération Construction de l'année 2026 qui doit c...
08/06/2026

Rendus ce dimanche 07 juin 2026 à sept jours de la première phase de l’Opération Construction de l'année 2026 qui doit consacrer la pose de la charpente métallique et l’amorce de la couverture du temple en construction à l’honneur du Seigneur, les chrétiens de la Paroisse Antioche ont été édifiés, comme il fallait s’y attendre, sur l’engagement dans la construction de l’œuvre du Seigneur. Ayant choisi trois extraits de la Parole sainte pour soutenir ses thèses, à savoir 1 Chronique 22 : 14, 1 Corinthiens 3 : 9 et Mathieu 7 : 24, le Pasteur Appelé Ernest NDJOCK MAYI a donné comme thème de sa prédication : « La construction du temple ! ».

Bâtir le temple de Dieu, a indiqué l'homme de Dieu à l’entame de son discours, est avant tout une œuvre spirituelle. Elle exige une préparation minutieuse qui intègre dès le départ la mise à disposition de matériaux de qualité dont avant toute autre chose, la méditation de la Parole, la prière fervente, l’amour et des ouvriers dévoués. Ces ressources doivent s’intégrer dans une vision, une préparation, à l’image de celle du roi David. Ce dernier n’a pas eu le privilège de construire le temple lui-même, en raison de son passé de guerrier. Il a cependant préparé cette œuvre avec un zèle et une attention qui recommandent aux constructeurs de toutes formes de temples d’aujourd’hui à mettre en avant son exemple.

Celui-cipremièrement, prêche l’anticipation. Dieu, a dit l’orateur, ne demande pas aux bâtisseurs la perfection immédiate, mais il honore les cœurs simplement bien disposés et engagés. Deuxièmement, l’investissement. David a rassemblé les matériaux de qualité et de prix (or, argent, bois précieux, etc.) avant de commencer la construction. Pour bâtir, l’œuvre de Dieu aujourd’hui, nous devons nous aussi y investir nos ressources les meilleures, nos talents et notre temps en abondance.

Convoquant le passage de l’épitre de Paul aux Corinthiens (1 Cor. 3 : 9), le prédicateur a enchainé en disant qu’il qu'il, ressort de ce passagea la nécessité de l’unité dans l’édificationCet apocope rappelle que les constructeurs de l’œuvre de Dieu sont ouvriers avec lui, en étant eux-mêmes des édifices érigés par Dieu. Cette vérité biblique traduit que la construction du temple nécessite des efforts collectifs du fait de la diversité des tâches, ainsi qu'une une vision qui capte les activités les plus simples. Cette diversité des tâches dont chacune contribue à son niveau à la constitution du bâtiment complet, montre que chaque membre de l’équipe des constructeurs est important, voire irremplaçable, comme nous le sommes dans le corps de Christ qu’est l’Eglise.

Si l’on pousse la lecture de 1 Corinthiens 3 plus loin, a constaté le prédicateur, on s’aperçoit qu’aux versets 12 et 13, Paul nous rappelle que la solidité de l’ouvrage ne dépend pas de sa beauté extérieure, mais de ses assises. Il nous invite donc, nous les bâtisseurs contemporains, à nous rappeler que nos œuvres seront éprouvées : bâtissons donc les avec de l’or et les pierres précieuses que sont la fidélité, l’amour, la vérité, et non avec le foin et la paille des disputes, des ragots, des rumeurs, de la manipulation, des rancunes, etc. Ce, d’autant plus que la fondation de tout ouvrage est le socle qui maintient celui-ci, a rappelé le Pasteur NDJOCK MAYI. Ce roc c’est Jésus-Christ. Il bâtit et transforme tout, y compris de simples édifices physiques en édifices spirituels. Il transforme ainsi les vies et les foyers des chrétiens-bâtisseurs en des pierres précieuses et vivantes qui s’ajoutent à son édifice spirituel.

En conclusion, a terminé le Pasteur NDJOCK MAYI, le temple de Dieu n’est pas seulement un bâtiment de briques et de ciment. C’est aussi et surtout un ensemble de chrétiens et le corps qu’ils forment, à savoir l’Eglise. Engageons donc nous a-t-il insisté, nous les chrétiens d’Antioche et d’ailleurs, pour bâtir des édifices et des vies solides, fondées sur Christ, pour la gloire de son nom, et que chacun veille ainsi à la manière dont il construit.

« La construction du temple ! »

Que Dieu bénisse sa Parole en chaque lecteur de cette prédication, afin qu’elle fasse son œuvre en lui. Amen !

02/06/2026
Le week-end de la Paroisse Antioche de Bonamoussadi a été meublé par la retraite spirituelle des membres du Conseil pres...
02/06/2026

Le week-end de la Paroisse Antioche de Bonamoussadi a été meublé par la retraite spirituelle des membres du Conseil presbytéral et le culte solennel de clôture de celle-ci le dimanche31 mai 2026. Invité par le Pasteur Appelé Ernest NDJOCK MAYI à prodiguer aux anciens de l’Eglise, Officiers et Administrateurs de la Paroisse, des enseignements sur « la figure du leader chrétien », le Révérend Professeur Ebénézer BISSOHONG BI BISSOHONG a eu également la responsabilité de prêcher en ce dimanche spécial de clôture de la retraite. Ayant choisi de faire lire l’évangile de Jésus-Christ selon Luc au chapitre 16, les 13 premiers versets, il a d’emblée tiré comme thème : « Econome de malheur ou de bonheur, à toi de choisir ! »

Chers frères et sœurs en Christ a-t-il introduit, nous sommes en présence d’un texte biblique qui nous invite à réfléchir sur trois choses; à savoir : Premièrement son identité en tant que parabole, genre littéraire du Nouveau Testament qui est une technique de communication illustrant une vérité morale ou religieuse par une histoire tirée de la vie courante. Donc une histoire connue de tous. Le but de la parabole, a expliqué le prédicateur, est essentiellement pédagogique. Elle cherche à susciter chez le lecteur la confiance sur le règne de Dieu. La parabole de ce matin a-t-il poursuivi, ne porte pas sur des images agricoles comme à l’accoutumée, mais elle s’inscrit dans un domaine économique.

En second lieu, a montré le prédicateur, le texte en méditation présente une particularité : sur les 13 versets qu’il contient, on note que le mot « gérant » est cité huit fois. Cette analyse statistique, a -t-il inféré, réconforte sur le choix du thème ci-dessus cité.

Troisièmement, a poursuivi l’orateur, le terme de « gérant », dans son sens grecque, renvoie à une personne choisie pour répartir ou distribuer des tâches dans une maison. Or dans le livre de la Genèse, l’idée que l’Homme est gérant de la création est pleinement exprimée dès le chapitre 1, du verset 25 au verset 29, et indique qu’effectivement, Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance pour qu’il ait la responsabilité de dominer sur le reste de la création. Dieu lui ordonne en plus, à lui et à la femme, d’être féconds, de se multiplier et de remplir la terre. Partant de cette vérité biblique, qui sont donc les gérants de malheur ?

La réponse du Christ, a indiqué le prédicateur, est claire et sans équivoque : ce sont ceux qui font le mauvais choix, celui de servir le maître « argent ». Pour montrer la laideur et le désastre que cause ce type de maître, à savoir l’amour de l’argent, Jésus dresse une série d’oppositions entre les fils de ce monde et les fils de la lumière ; entre une petite affaire et une grande affaire, entre l’argent trompeur et le bien véritable, entre les biens étrangers et notre bien. Toutes ces oppositions n’ont qu’un seul but : nous faire découvrir que le maître « argent » n’est qu’un menteur, et que consacrer sa vie à le posséder, c’est faire fausse route ! Chers frère et sœurs en Christ a interrogé l’orateur, êtes-vous gérant du malheur ou du bonheur ? C’est à vous de choisir, a-t-il répondu !

Dans la tradition chrétienne effectivement a noté le Pr BISSOHONG, est idolâtre, toute personne qui se met au service d’une créature autre que Dieu et qui devient esclave de cette créature qu’elle affectionne. Pour le gérant de malheur que nous ne devons pas être, l’argent devient l’idole, c’est-à-dire une fin en soi et non un moyen. Ce type de gérant, obsédé par l’envie de gagner de l’argent, n’a plus de temps pour penser à autre chose, parce que l’argent conditionne désormais son humeur : Gérant de malheur ou de bonheur, à toi de choisir !

Le gérant de malheur qui a raté sa vocation en tant que cohéritier de Jésus-Christ dans le Royaume, ne se rend pas compte de la tromperie de l’argent. Frères et sœurs en Christ a interpellé l’orateur, l’argent est trompeur de deux manières : d’abord il nous fait croire qu’il nous assurera du bonheur et pourtant, vient un jour, celui du grand repos, c’est-à-dire de la mort... Où laissons-nous tout ce sur quoi nous comptions ? Quel service nous rendra encore l’argent trompeur ? Y-a-il le moindre intérêt à être le plus riche du cimetière ? Gérant de malheur ou de bonheur, a toi de choisir !

L’argent nous trompe quand il nous fait croire qu’il nous appartient à nous seuls, a affirmé le prédicateur. Jésus ne nous pousse pas à mépriser l’argent, mais plutôt à le mettre au service du royaume, c’est-à-dire au service des autres. Les richesses méritent bien leur nom et il serait stupide et hypocrite de les bouder, car nous n’en sommes pas propriétaires pour notre seul usage. Nous n’en sommes que des intendants. C’est pour cela que le Seigneur Jésus parle de « biens étrangers » : tout ce que nous possédons, nos biens, nos dons, etc., appartiennent à Dieu. Il est bien vrai que s’il n’y a pas grand intérêt à être le plus riche du cimetière, il y a intérêt à être riche pour en faire profiter les humains et les non humains. N’oublions donc pas que nos richesses attesteront et authentifieront la qualité de notre mémoire, car comme le dit le sage Salomon : « La mémoire du juste est en bénédiction, mais le nom des méchants tombe en pourriture » (Proverbes 10 :7). Gérants de malheur ou de bonheur, à toi de choisir !

Dans la phrase «être digne de confiance avec l’argent trompeur », le mot confiance est très important : il est difficile en effet à un homme de faire confiance à son prochain, pourtant, Dieu nous fait confiance. De fait, dans le Grec, langue du Nouveau Testament, le mot « confier » signifie offrir quelque chose de précieux à quelqu’un. Nous sommes des créatures précieuses au yeux de Dieu. C’est pourquoi il nous offre des choses précieuses. Toutes nos richesses de tous ordres nous sont confiées en tant que gérants pour que nous les partagions, pour que nous les transformions en sources de bonheur pour ceux et celles qui nous entourent. Le gérant de malheur, le détourneur de biens de son maître a su utiliser l’argent de ce dernier comme un moyen et non comme une fin. Il a su se faire des amis qui le lui rendront bien, avec malheureusement de l’argent volé...

La question qu’on pourrait se poser a terminé le Révérend Professeur BISSOHONG, est de savoir si Jésus dans ce texte magnifie le voleur, le trompeur ? Pas du tout a répondu l’orateur. Il ne s’agit pas ici de la malhonnêteté de ce gérant que Jésus admirerait, mais de son habileté. Jésus attends de nous que nous soyons nous aussi habiles à trouver des solutions pour combattre la pauvreté autour de nous. Il est vrai que l’envie de gagner de l’argent rend beaucoup de gens très ingénieux. Jesus voudrait que nous mettions la même ardeur dans la recherche de la justice, dans la culture, dans la promotion des valeurs morales et spirituelles, pour nous rendre inventifs. En effet, a-t-il ajouté, le jour où nous consacrerons autant de temps, d’énergie et d’intelligence à combattre la pauvreté qu’à gagner des richesses au-delà du nécessaire, la face du monde changera. Dieu n’envisage pas de changer le monde sans nous, car nous sommes ses co-créateurs ! Mettons donc nos richesses de toutes natures pour recréer l’Eden, le paradis des délices en nous et autour de nous !

Gérants de malheur ou de bonheur, à chacun de nous de choisir!

Que l’Esprit saint nous donne la grâce et la force de distinguer sa voix parmi les multiples bruits qui parasitent l’ambiance de notre chère cité. Amen !

La fête de la Pentecôte a été plus qu’un prétexte pour parler du Saint Esprit ce dimanche à la Paroisse Antioche. En eff...
25/05/2026

La fête de la Pentecôte a été plus qu’un prétexte pour parler du Saint Esprit ce dimanche à la Paroisse Antioche. En effet, les bourrasques de vent qui aspergeaient les chrétiens à l’heure du culte de ce dimanche 24 mai 2024, conséquences du violent orage qui s’est abattu sur la ville Douala, ont convaincu les participants, le Pasteur Appelé Ernest NDJOCK MAYI le premier, que l’Esprit était dans l’air du temple. Il l’a d’ailleurs fort opportunément rappelé dans sa prêche qui s’en est suivie. Tirée de deux livres, à savoir le livre de Joël chapitre 2 versets 28 à 32 dans l’Ancien Testament et les Actes des Apôtres au chapitre 2 les versets 1 à 21 dans le nouveau Testament, cette dernière a commencé par l’évocation du contexte historique de l’intervention du prophète Joël.
En effet, a indiqué le prédicateur, Joël est le 2ème des 12 « petits prophètes ». Il a prophétisé dans le royaume du sud, en Juda. La prophétie du passage lu fait suite à un concours de circonstances qui ne sont pas fortuites : il s’agit d’une invasion de sauterelles mêlée à une grande sécheresse, si désastreuses que les habitants de Juda ont été obligés d’y reconnaître un jugement de Dieu. Mais en fait, comme à son habitude, Dieu se sert de tous ces événements dont Joël est le témoin, pour indiquer qu’effectivement, ce désastre est un jugement divin qui condamne le comportement anormal du peuple. Fort heureusement, a rapidement souligné le prédicateur, il a également été l’occasion pour le prophète d’annoncer la restauration matérielle et spirituelle future, si le peuple jeûnait et priait le Seigneur : l'Esprit Saint se répandra sur toute chair, c’est-à-dire aux repentis d’avant les temps de jugement de tous les âges (vieillards, jeunes gens), de tous les genres (fils, filles) et de toutes les classes sociales (seigneurs, serviteurs, servantes).

En contrepoints de cette annonce de Joël, le passage des Actes des apôtres, a embrayé le prédicateur, tiré de la lettre de Luc adressée à Théophile, voudrait rapporter les évènements tels qu’ils ont été transmis par les témoins oculaires de la vie de Christ. Elle évoque à son tour des évènements qui eux se sont déroulés 50 jours après la résurrection de Jésus et 10 jours après son ascension. Il s’agit de l’effusion de l’Esprit Saint promis par le Christ et le discours de Pierre, qui marquent la naissance de l’Eglise de Christ. Une église ouverte à toutes les nations, car la réception de l’Esprit Saint a ouvert à tous et dans toutes les langues, l’entendement de la promesse divine.
De cette analogie entre le livre de Joël et le passage des Actes des Apôtres, l’orateur a inféré comme thème de sa prédication : « l’Universalité du salut et l’abondance de la grâce divine ».

L’Esprit Saint en effet, a-t-il poursuivi, est puissant et il ne fait pas d’exclusion. La grâce divine qui l’accompagne n’est pas non plus, plus réservée à quelques prophètes ou roi qu’à un quelconque autre enfant de Dieu. Elle est accordée à tous ! Cela se traduit par des dons spirituels qui accompagnent et guident la vie des chrétiens, la vie de tous les croyants. Ces dons, a cependant précisé le prêcheur, doivent, à l’exemple de ce qu’en ont fait les apôtres, participer à l’accomplissement dans la paix et dans l’entente des missions que Jésus-Christ assigne à chaque chrétien. Car en effet, a-t-il achevé, quiconque invoquera le nom du Seigneur dans ces conditions sera sauvé.
Nous devons donc, chers frères et sœurs en Christ, a conclu le Pasteur NDJOCK MAYI, prendre cet enseignement du jour de la Pentecôte comme guide de notre vie de paix, de pardon et de bonheur avec Dieu et avec les autres, car « l’Universalité du salut et l’abondance de la grâce divine » nous sont accordés pour cela.
Que Dieu bénisse en nous cette Parole. Amen !

N.B.: l’intégralité des prédications résumées ici est généralement disponible quelques jours après sur la chaîne YouTube de la Paroisse Antioche.

C’et en posant d’emblée deux postulats évangéliques que le Révérend Pasteur Martin BANACK MBOCK a débuté le sermon qu’il...
18/05/2026

C’et en posant d’emblée deux postulats évangéliques que le Révérend Pasteur Martin BANACK MBOCK a débuté le sermon qu’il a brillamment délivré ce dimanche 17 mai 2026 à la Paroisse Antioche. Invité à suppléer le Pasteur Appelé Ernest NDJOCK MAYI empêché, l’Homme de Dieu a indiqué dans son introduction que l’évangile de Jean nous parle de la nature de Jésus, non comme étant un être temporel qui enseigne et fait des miracles, mais plutôt comme le fils unique de Dieu qui est là depuis la fondation du monde. A l’opposé donc, les autres évangiles évoquent un Homme fait Dieu, qui s’active entre autres pour montrer qu’il est le fils de Dieu venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, quand on observe la vie des chrétiens, qu’ils agissent dans le monde comme dans l’Eglise, on constate qu’ils vivent dans la difficulté de concilier leur vie chrétienne avec les problèmes du quotidien, eux qui ont pourtant l’avantage de marcher avec celui-là qui est venu du Ciel, le Dieu vivant qui peut tout, le Messie qui a autorité sur tout.

A partir de cette introduction, le Prédicateur qui a fait auparavant lire l’évangile de Jean au chapitre 11, le verset 40 et au chapitre 21, les versets 15 à 23 qui mettent en avant la relation de Pierre avec Jésus, a posé un regard sur cet apôtre qui incarne le chrétien qui n’arrive pas à gérer la contradiction évoquée plus haut et a tiré comme thème de son sermon : « C’est quoi ton problème ? Suis Jésus-Christ ! ».

Voilà, a-t-il indiqué, un pêcheur de poissons de Galilée que Jésus a rencontré un jour et a décidé d’en faire un pêcheur d’hommes. Pierre, qui possède un tempérament passionné et impulsif, a cherché constamment dès lors à s’approprier Jésus. En témoignent, son affirmation qu’il est prêt à mourir pour lui, sous-entendant par-là que les autres disciples ne peuvent pas prendre un tel engagement ; et son empressement à courir vers lui, de retour de la pêche miraculeuse, lors de la 3ème apparition du Seigneur ressuscité sur le bord de la mer de Tibériade. Or ayant effectivement suivi Jésus dans la cour du souverain sacrificateur, il a nié le connaitre, dès qu’il a été désigné par une servante comme étant un de ses compagnons. Il est également celui qui a invité cinq autres disciples à retourner à la pêche aux poissons de la mer de Tibériade, après avoir acté la mort de Jésus, mettant ainsi en exergue sa foi chancellante et une tendance à la division du groupe.

L’impression que donne le comportement de Pierre, a indiqué l’orateur, c’est qu’il est auprès de Jésus pour ses propres intérêts, comme beaucoup de chrétiens qui ne viennent pas à l’Eglise pour suivre Jésus, mais pour poursuivre leurs buts propres.

Dans la poursuite de leurs objectifs et de contrôle de l'organisation, ils veulent également, comme Pierre qui demande au Seigneur ce qui arrivera au disciple qu’il aimait bien, maîtriser tout ce qui se dit ou se passe dans l’église. Ils s’inscrivent dans toutes les associations et comités pour ce faire, et y trustent les meilleures places, pour en faire des avant-postes d’observation, de contrôle de la vie de l’Eglise, voire d'engrangement de profits personnels.

Or, a poursuivi le prédicateur, Jésus a appelé Pierre pour lui faire connaître l’amour de Dieu et des autres, un amour inconditionnel, sacrificiel et désintéressé, grâce auquel il pourra paître son troupeau. Il nous appelle de même aujourd’hui pour nous mettre à son service pour les missions qu’il nous confie. Contrairement à Simon Pierre qui s’enquiert des affaires des autres disciples, chacun qui est appelé à gérer une portion de la vie de l'Eglise est invité personnellement à faire face à ses obligations vis-à-vis de Christ, sans lorgner ni interférer sur celles des autres, à partir de la position que le chef de l’Eglise lui attribue dans son organisation.

Cet engagement a averti le prédicateur, n’est pas facile à remplir, car la vie chrétienne, comme indiqué en introduction, est un chemin difficile au cours duquel chacun doit porter sa croix. Pierre refuse de se charger de sa croix. Il n’arrive pas à renoncer à lui-même, car il ne veut pas partager le vie de Jésus avec les autres. Il réfuse de comprendre que pour avoir part à la vie de Christ, il faut renoncer à ce qu’on aime de l’amour charnel des attraits (Eros) et de l’amour fraternel et amical (Philia).
Jésus-Christ a-t-il continué, nous invite nous aussi à nous dépouiller de nous-mêmes, de nos envies et de nos possessions, car celui qui ne les abandonne pas ne peut pas avoir le véritable amour pour son prochain : Un amour patient, plein de bonté, sans envie, sans vantardise et sans orgueil. Un amour qui qui ne cherche pas son propre intérêt, qui n’irrite point et ne soupçonne point le mal (1 Corinthiens 13 : 4-5). Un amour qui est conforme à l'amour de Dieu.

C’est en étant dans cette disposition d’esprit, a conclu le Révérend BANACK MBOCK, que Dieu déverse sur nous ses bénédictions, comme il l’a fait pour Pierre devenu la pierre sur laquelle Jésus-Christ a bâti son église. En effet, au fond, c’est ceux qui ont la foi et qui prient et agissent au nom de Jésus qui reçoivent, qui trouvent et à qui il est ouvert quand ils frappent quels que soient les difficultés rencontrées! (Matthieu 7-7).

« Chrétien d’Antioche et d’ailleurs, quels que soient donc ton ou tes problèmes, suis Jésus-Christ ! ».

Que le Seigneur bénisse sa Parole en nous. Amen !

Le sermon de ce dimanche 10 mai 2026, jour de Sainte Cène à la Paroisse Antioche, était basé sur l’Évangile selon Luc, a...
12/05/2026

Le sermon de ce dimanche 10 mai 2026, jour de Sainte Cène à la Paroisse Antioche, était basé sur l’Évangile selon Luc, au chapitre 24, les versets 13 à 35. Ce passage, bien connu sous le nom des « Pèlerins d’Emmaüs », raconte comment deux disciples désespérés après la mort de Jésus, le rencontrent sans le reconnaître sur la route qui relie Jérusalem à Emmaüs. Ce récit a été l’occasion pour le Révérend Pasteur Michel Junior DJON MBOM, invité spécial du Pasteur Appelé Ernest NDJOCK MAYI, de développer une réflexion profonde sur la vie spirituelle en général, et en particulier sur la crise d'identité spirituelle des deux disciples qui ont oublié ce que le Seigneur a fait au milieu d'eux avant sa disparition, et ce qu'il a dit concernant notamment l’un d’entre eux.

‎Le point de départ du message de l’orateur a été une question centrale qu’il pose à chaque chrétien, à savoir : “Sais-tu encore qui tu es pendant que tu marches ?” L’idée est que la marche sur la route d’Emmaüs symbolise le parcours de vie de chacun. Souvent, a-t-il dit, dans nos déambulations, nous continuons à fonctionner, à avancer, à faire ce qu’on a toujours fait (prier, aller à l’église, croire), tout en étant intérieurement affaiblis, confus ou découragés. Selon lui, il s’agit effectivement du cas de ces deux disciples. Leur déplacement n’est pas seulement géographique. Il est aussi spirituel. Dans leurs cœurs et leurs pensées, Jérusalem représente le lieu de la promesse, de la présence de Dieu et de l’espérance. En s’en éloignant, ils manifestent la déception et la perte de leurs repères, après les événements qu’ils ne comprennent plus, dans cette fuite dans laquelle ils se sont engagés. Ils sont en mouvement certes, mais leur cœur est lourd, leur foi est affaiblie et leur espérance est brisée. Emmaüs, en ce moment, devient le lieu du doute et de la désillusion, de l’absence du Maître protecteur, de la non-présence du Christ caché.

‎Nous insérant dans cette situation, le Prédicateur a montré que beaucoup de croyants vivent des moments similaires : ils continuent d’avancer dans la vie, mais sans avoir la paix intérieure, sans posséder le feu spirituel, remplis de doutes silencieux. Le véritable danger dans ces conditions, a-t-il ajouté, n’est pas simplement de traverser des difficultés, mais surtout de perdre son identité en chemin, en oubliant qui l’on est en Dieu. C’est de vivre une amnésie qui occulte son appel, ses promesses et l’espérance certaine qui en découle.

Empruntant ensuite une démarche analytique, le Prédicateur a mis en évidence trois vérités principales relatives à cette situation :
- Premièrement que la confusion peut effectivement faire perdre son identité au chrétien. En effet, a-t-il étayé, les épreuves, les attentes non réalisées et les déceptions peuvent troubler la perception de soi et celle qu’on a de Dieu. Elles peuvent conduire à un oubli progressif de ce que l’on croyait être certain et de que l’on est spirituellement. Toutefois, a-t-il inféré avec optimisme, cette confusion n’est pas une fin. Elle est une étape passagère.
‎- Deuxièmement a-t-il poursuivi, nous ne devons jamais oublier que Jésus marche avec nous, même quand nous n’en sommes pas conscients ou quand nous ne le reconnaissons pas. Dans le récit, de fait, Jésus rejoint les deux disciples sur le chemin. Ils ne le reconnaissent pas. Cela illustre cette réalité importante : l’absence de ressenti ou de compréhension des choses ne signifie pas l’absence de Dieu. Même dans les moments de doute, de silence ou de distance apparente, Dieu est présent et nous accompagne discrètement.
‎- En troisième lieu a poursuivi l’orateur, la rencontre avec Jésus restaure l’identité. En effet, c’est au moment où Jésus rompt le pain que les disciples le reconnaissent. Cette révélation transforme immédiatement leur état intérieur et leur expérience perceptive : leur tristesse devient joie ; leur confusion devient clarté, et leur lenteur se transforme en empressement. Dans ce dessillement, ils retrouvent une conviction intérieure et “leur cœur ne brûle plus”(verset 32). Ils retournent vers Jérusalem, le lieu de l’accomplissement du salut, en courant, montrant par cela que la restauration du chrétien vient d’une rencontre personnelle avec Jésus.
‎En conclusion, a insisté le prédicateur, l’idée forte à retenir ici et maintenant est que retrouver Jésus, c’est se retrouver soi-même ! C’est être restauré ! C’est reprendre la bonne direction qu’on n’aurait jamais dû abandonner, avec ses repères qui sont : l’identité, la mission et, surtout, l’espérance.
Que le Seigneur bénisse cette Parole en nous.
Amen !

Ce dimanche 03 mai 2026 a été illuminé par un grand évènement : après avoir été brillamment reçu à son examen de qualifi...
05/05/2026

Ce dimanche 03 mai 2026 a été illuminé par un grand évènement : après avoir été brillamment reçu à son examen de qualification, le candidat Guy Marcel MANDENG a été autorisé par le Conseil de la Paroisse Antioche à devenir un de ses membres, au cours d’un culte solennel de consécration pendant lequel il a été porté à la charge d’Ancien de l’Eglise. Le Révérend Eugène Joseph MINKA MI MANGUELLE, ami de la Paroisse et invité d’honneur du consacré et du Pasteur Appelé Ernest NDJOCK MAYI, a eu le privilège d’assurer la prédication du jour. Celle-ci a été bâtie sur trois textes, à savoir : Ezechiel 48: 30-35, 2 corinthiens 6: 1-10 et Jean 8: 1-11. Ayant proposé dès l’amorce de son discours comme thème : « Ma vocation, au service de la réconciliation avec Jésus », le prédicateur a d’emblée indiqué que ces textes invitent chaque participant au culte et en particulier le consacré, à réfléchir sur la qualité de bon serviteur de Dieu dans un contexte de crises multiformes.

De fait, a-t-il commencé à développer, il faut rappeler une vérité de base : c’est l'Éternel qui appelle dans sa mission. C’est ce Dieu que le texte d’Ezekiel présente dans sa réalité spatio-temporelle et atemporelle, car il l'a vu se retirer de son temple à cause des péchés que son peuple commettait dans ses murs. Il a vu ce même Dieu revenir pour être avec ce peuple, figurant la présence divine restaurée, face à un service renouvelé, parfait, à l'image de la ville qui est décrite dans le texte comme étant un cube dont la longueur, la largeur et la hauteur étaient égales (Ezekiel 48 : 16), une forme qui symbolise la stabilité, la sainteté, la beauté et même la perfection, d'où ce nom donné à cette cité: "l' Eternel est ici".

Malheureusement, a remarqué l’orateur, aujourd’hui, beaucoup de serviteurs ne voient plus Dieu chef de son église et donneur d’ordre de mission, dans ce « quartier saint » dont parle encore Ezechiel, là où les serviteurs doivent pourtant exercer leur vocation en son nom. La crainte de Dieu ne se ressent plus. Elle ne transparaît plus dans les différentes actions des chrétiens dans l'église ou en dehors de celle-ci, comme cela devrait être. Pour preuve, a-t-il continué, on peut observer les comportements erratiques et quelques fois même délictuels qu’ils développent au fil des jours et au gré de leurs intérêts, comme si Dieu n'était plus dans son église et qu’il n’avait plus aucune attente dans les services pour lesquels il les a appelés ; et qu’ils ont accepté de remplir selon sa volonté. Hélas!
Hors Dieu est là a-t-il martelé ! Il habite toujours avec son peuple qu’il veut spirituellement restaurer, afin qu’i s’engage dans un service parfait, dans une ville parfaite, la ville sainte.

L’apôtre Paul, dans un vibrant appel, invite les chrétiens à ne pas laisser cette occasion de travailler sous la grâce de Dieu, car dans ce cas le service deviendrait inefficace et sans fruits. Il interpelle chacun pour qu’il travaille avec Dieu, suivant ses desseins. Il exhorte les serviteurs fatigués, perdus, les nouveaux appelés, à ne pas être en reste, afin de ne pas être de ceux qui reçoivent la grâce de Dieu en vain (2 cor 6: 1). Au contraire, il doivent avoir une présence agissante et surtout exigeante, en faveur d’une vocation et un service sans blâme, irréprochables (2Cor 6:2-3). Ils ne doivent jamais perdre de vue le fait que Dieu est le chef de l'ouvrage et eux les maîtres d'œuvre. Chaque serviteur, chaque chrétien, a martelé le prédicateur, doit prendre garde à la manière dont il bâtit sur le roc qu’est Christ, car l'œuvre de chacun sera manifestée à l’aulne de ce fondement (1Corinthiens 10-15)

Intégrant le dernier texte, celui de Jean 8:1-11, l’orateur a montré Jésus-Christ réconciliant une femme avec elle-même, avec ses accusateurs et avec son Dieu, sans omettre de lui rappeler de ne plus pécher. C’est à cet exemple de ministère de la réconciliation que Christ nous convie nous aussi. Comme avec la femme adultère, il met face-à-face notre misère de pécheur et la miséricorde de Dieu, grâce à laquelle nous avons une seconde chance (Luc13:8). Par cette exemple et à l'image de la ville sainte et parfaite dont la longueur, la largeur et la hauteur étaient égales, Jésus prononce trois paroles qui nous indiquent que la vraie vocation des chrétiens-serviteurs que nous sommes est d’être au service chacun de la réconciliation avec lui-même, avec les autres et avec Dieu. Les mots du Seigneur Jésus (Jean 8 : 1) réussissent en effet à réconcilier chaque protagoniste de la scène de la femme adultère avec lui-même en trois mesures, à savoir : par l’introspection rigoureuse (qui représente la profondeur ou la conscience), par la réconciliation avec les autres (qui est la longueur) et, enfin, grâce à la réconciliation avec Dieu (qui mesure la largeur). Oui, a-t-il terminé, cette vocation sans blâme, cette vocation parfaite accomplie par la grâce infinie de Dieu, est possible, si nous sommes à l'écoute de celui qui appelle. Elle est possible, a-t-il conclu, pour le consacré du jour, l’A/E Guy Marcel MANDENG.

« La vocation au service de la réconciliation de l'homme avec Dieu ! »
Que Dieu bénisse sa Parole en nous. Amen!

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Bonamoussadi
Douala

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