13/09/2026
𝗟𝗘𝗦 𝗕Â𝗧𝗜𝗦𝗦𝗘𝗨𝗥𝗦 𝗗𝗨 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗥𝗢𝗨𝗡
𝗘́𝗽𝗶𝘀𝗼𝗱𝗲 𝟮 — 𝗣𝗛𝗜𝗟𝗜𝗣𝗣𝗘 𝗧𝗔𝗚𝗡𝗘 𝗡𝗢𝗨𝗕𝗜𝗦𝗦𝗜
C). 𝗨𝗡𝗘 𝗦𝗘𝗠𝗔𝗜𝗡𝗘, 𝗨𝗡𝗘 𝗘𝗠𝗣𝗥𝗘𝗜𝗡𝗧𝗘
Une semaine s’achève, mais une trajectoire demeure.
De Nkongsamba à Yaoundé, des rues d’Essos au marché Mokolo, Philippe Tagne Noubissi n’a pas commencé avec une grande enseigne. Il a commencé avec le commerce de proximité, l’apprentissage du terrain et une succession d’expériences qui l’ont progressivement conduit vers la grande distribution.
En 2003, l’ouverture du premier DÔVV marque une première étape.
Depuis, l’enseigne s’est développée, multipliant les implantations à Yaoundé et élargissant progressivement son champ d’action.
Avec le complexe de Damas, une nouvelle dimension apparaît : celle d’un projet qui ne se limite plus au supermarché, mais associe commerce, services, hébergement et loisirs.
Derrière cette évolution, il y a donc une histoire d’entreprise, mais aussi une certaine conception de la construction économique.
Celle d’un entrepreneur qui a appris dans le commerce avant de construire dans la distribution.
D’un homme dont le parcours rappelle que les grandes réalisations peuvent parfois prendre racine dans des débuts que rien ne destinait à devenir remarquables.
Mais l’empreinte laissée par un bâtisseur ne se mesure pas uniquement à la taille de ce qu’il a construit.
Elle se mesure aussi à sa capacité à créer des activités, à faire travailler des hommes et des femmes, à prendre des risques et à inscrire son entreprise dans la durée.
Et peut-être surtout à la manière dont il envisage la suite.
Dans une interview consacrée à son parcours et à ses ambitions, Philippe Tagne Noubissi déclarait :
« Il y a pas mal de choses encore à atteindre. […] Pourquoi pas moi demain ? »
Une phrase qui dit beaucoup de sa vision : ne pas considérer ce qui a déjà été construit comme un aboutissement, mais comme une étape parmi d’autres.
C’est peut-être aussi cela, construire.
Regarder ce qui existe déjà, sans cesser d’imaginer ce qui peut encore être construit.
Alors, que peut nous apprendre le parcours de Philippe Tagne Noubissi sur notre propre capacité à entreprendre, à prendre des risques et à construire au Cameroun ?
C’est toute la question que laisse derrière lui ce deuxième épisode des Bâtisseurs du Cameroun.
Une question qui restera ouverte.
Car derrière chaque bâtisseur, il y a une histoire. Et derrière chaque histoire, une autre manière de regarder le Cameroun qui se construit.
Prochainement, Les Bâtisseurs du Cameroun poursuivra cette exploration avec un nouveau parcours, une nouvelle entreprise et une nouvelle empreinte.
À suivre.
Alvine Eloka
Communicatrice Médias