29/11/2025
Quand un Sénateur de la République tire la sonnette d’alarme, nous avons le devoir d’écouter.
L’honorable Françoise PUENE rappelle avec force une vérité qui dérange : au Cameroun, le titre foncier, pourtant conçu par la loi comme un document intangible, définitif et inattaquable, a perdu sa valeur sacrée. Le cadre légal affirme qu’il est la preuve absolue de la propriété. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : aujourd’hui, on vous l’attribue ; demain, on vous le retire sans explication, sans procédure, sans justice.
Cette dérive met en péril la sécurité des citoyens, fragilise l’économie, détruit des familles et alimente une insécurité foncière devenue systémique.
C’est pourquoi la PLAFODAL salue la clarté et le courage de cette prise de position.
Comme le souligne Madame le Sénateur, le Cameroun n’a pas seulement besoin de nouvelles réformes : nous avons besoin du respect strict des textes déjà en vigueur, et de l’engagement immédiat du MINDCAF pour une réforme foncière profonde, lucide et responsable.
La situation actuelle, où des citoyens perdent leurs maisons, leurs terres et leurs droits, parfois du jour au lendemain n’est plus tolérable.
Un pays ne peut pas se développer dans l’arbitraire foncier. Un peuple ne peut pas prospérer quand ses garanties légales sont fragilisées par les abus et l’opacité.
La PLAFODAL réaffirme ainsi sa position :
👉 Sécuriser le foncier, c’est protéger la dignité humaine.
👉 Respecter le titre foncier, c’est respecter l’État de droit.
👉 Réformer, c’est mettre fin aux injustices et restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.
Nous appelons l’administration foncière à entendre cet appel. Et nous invitons tous les citoyens à rester mobilisés pour que le droit l’emporte enfin sur l’arbitraire.