07/02/2026
KOFFI Kevin Kouadio, auteur du livre Devoir de maternité, l’ultime sacrifice d’une mère, nous a honoré de sa présence à la 2e édition Journée du livre de ZIKISSO (JLZ) le 19 décembre 2025.
👇👇👇Découvrez l’extrait de ce livre captivant.👇👇👇
« Fouman n’aurait sûrement rien à envier aux autres femmes de son entourage si elle n’était pas dans l’incapacité de concevoir. À trente ans déjà, elle célébrait avec joie ses noces d’étain après dix ans de mariage coutumier, civil et religieux, pendant que nombre de femmes élégantes, raffinées, émancipées et indépendantes recherchaient inlassablement un mari dans les églises, les mosquées ou dans les sanctuaires ancestraux, avec des torches en mains, en pleine journée.
Leur quête se justifiait par le fait que dans leur société, il n’y avait rien de plus cher et de plus précieux pour une femme que l’acquisition du mariage. Il leur fallait donc vivre dans un foyer, quelle que soit la densité du feu ou l’intensité de la fumée qui s’y trouvait. L’essentiel pour elles, c’était d’être mariées devant tous, porter avec honneur et fierté le nom d’un homme. Cela conférait notamment le privilège d’avoir le statut de bonne femme, respectable et responsable. Malheureusement pour elles, ce bonheur si convoité, ce désir si ardent qui brule le cœur de toutes les femmes était loin d’être à leur portée. D’autant plus que le mariage n’est pas une loterie, encore moins un miracle pour tomber du ciel du jour au lendemain, comme par enchantement.
En fait, ce que la majorité d’elles ignoraient était que le mariage avait un caractère divin et sacramentel et qu’il était clair que Dieu, si juste, si miséricordieux, ne saurait, même dans sa très grande miséricorde, accorder un mariage sans principe et réciprocité d’amour entre les deux partenaires. Le mariage, on doit le savoir, c’est l’union de deux personnes qui s’aiment, mais c’est également la récompense couronnant des années de vie commune, des années mielleuses et fielleuses. Autrement dit, des années de bonheur à outrance mais aussi de pires moments et surtout d’énormes sacrifices consentis. Si vous n’attendez du mariage que du bonheur et pensez qu’il ne vous suffirait que d’en profiter sans aucune souffrance, alors votre déception sera complète, aussi complète que vos rêves qui seront stériles et illusoires. La vie conjugale est en effet semblable à une échelle composée de différentes marches dont le bas se trouve sur le sol brulant et le sommet est pointé sur la lune. Il faut avoir égrené une à une toutes les marches, aussi bien les basses que les hautes, pour atteindre le sommet qui symbolise la béatitude. Autrement dit, il faut accepter de souffrir ensemble, travailler ensemble, regarder dans la même direction pour savourer ensemble le bonheur qui, telle une force salvatrice, viendra éponger toutes les peines et souffrances endurées. Ne dit-on pas que le bonheur qui vient après la souffrance est authentique, divin ? Comparé, bien sûr, à celui qui, tel un cadeau empoisonné, est toujours suivi de peines, de regrets et d’amertumes or, malheureusement ; nombreuses sont les femmes qui ne voient que le cote florissant de la chose. Une autre chose que ces femmes ignorent était qu’un corps magnifique ne suffit pas pour asseoir un mariage. Pour tenir un ménage, ce qu’il faut plutôt, c’est la constance, de la vertu, des principes, un minimum de valeurs morales ; tout le reste n’est qu’ornements ou de simples additifs. D’ailleurs, les hommes, les vrais, n’épousent pas la beauté physique mais plutôt la beauté interne. Les femmes sexy et élégantes, ils ne les veulent que dans leur lit ou dans des sorties romantiques, rien de plus. Ils préfèrent les femmes à principes, soumises, naturelles, vertueuses et douces, quand il s’agit de relations sérieuses, et jamais ces femmes aux mœurs légères, à moins qu’ils ne veuillent s’asphyxier aux mêmes ou creuser leur propre tombe. Et cela, aucune femme ne l’ignore... »