06/02/2026
𝐂𝐀𝐍𝐂𝐄𝐑 𝐂𝐇𝐄𝐙 𝐋’𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓 : 𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐁𝐀𝐓 𝐒𝐈𝐋𝐄𝐍𝐂𝐈𝐄𝐔𝐗 𝐃𝐄 𝐋’𝐈𝐍𝐍𝐎𝐂𝐄𝐍𝐂𝐄
Les cancers de l’enfant demeurent une réalité dans le monde, souvent méconnue, dissimulée derrière des symptômes banals et derrière des sourires d’enfance. 𝐄𝐧 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐫𝐞𝐠𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝟐𝟏 𝟑𝟓𝟐 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝟏𝟒 𝟏𝟒𝟑 𝐝𝐞́𝐜𝐞̀𝐬, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 (𝐆𝐋𝐎𝐁𝐎𝐂𝐀𝐍). 𝐏𝐚𝐫𝐦𝐢 𝐞𝐮𝐱, 𝟏 𝟎𝟏𝟗 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝟓𝟖𝟔 𝐝𝐞́𝐜𝐞̀𝐬.
Pourtant, ils n’ont pas encore appris à écrire leur nom, mais ils livrent déjà l’un des combats les plus âpres de l’existence.
Contrairement aux idées reçues, les cancers pédiatriques ne sont ni contagieux, ni, dans leur grande majorité, héréditaire. Ils frappent sans distinction, touchant les nourrissons, les enfants et les adolescents, avec des manifestations variables selon l’organe atteint. Leur danger réside dans leur discrétion : au début, la maladie se cache derrière des maux ordinaires, une fièvre persistante, une fatigue inhabituelle ou une enflure passagère. Lorsque ces signaux persistent au-delà de quinze jours, l’urgence médicale devient une nécessité vitale. Les principaux cancers pédiatriques sont le lymphome de Burkitt, le rétinoblastome, le néphroblastome et les leucémies aiguës.
𝐂𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥’𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭
Le lymphome de Burkitt, la menace des ganglions : fréquent chez les enfants de 6 à 12 ans, le lymphome de Burkitt se manifeste souvent par des formes abdominales ou maxillo-faciales. Une joue qui enfle, un ventre anormalement gonflé, une dent qui se déplace ou une bouche qui reste ouverte sans raison apparente peuvent constituer les premiers cris d’alerte d’une maladie qui progresse rapidement. Ici, la précocité du diagnostic est souvent la clé de la survie.
Le rétinoblastome, quand l’œil devient signal : touchant principalement les enfants de 0 à 3 ans, le rétinoblastome transforme parfois le regard en indicateur de danger. Une tache blanchâtre dans l’œil, un strabisme soudain ou un reflet anormalement brillant peuvent révéler la présence de ce cancer de l’œil. Particularité notable : dans certains cas, un dépistage familial est possible, offrant ainsi une chance précieuse d’anticiper la maladie.
Le néphroblastome, le rein sous menace : chez les enfants de 1 à 5 ans, le néphroblastome, ou cancer du rein, se signale par une masse abdominale palpable, des douleurs persistantes ou la présence de sang dans les urines. Ces symptômes, parfois confondus avec de simples troubles digestifs, doivent pourtant alerter les familles et les soignants.
La leucémie aiguë, le sang en première ligne : fréquente entre 2 et 12 ans, la leucémie aiguë se manifeste par une anémie, une fièvre prolongée ou des saignements inhabituels. Elle rappelle que le cancer de l’enfant ne se limite pas aux organes visibles, mais peut aussi se développer au cœur même du système vital : le sang.
𝐋𝐚 𝐯𝐢𝐠𝐢𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
À la différence, de nombreux cancers de l’adulte, la majorité des cancers pédiatriques ne peuvent être ni prévenus, ni dépistés de manière systématique. La vigilance demeure donc le seul rempart véritable. Observer, écouter, consulter : trois gestes simples qui peuvent transformer l’issue d’une maladie redoutable.
Lorsqu’ils sont détectés à temps, ces cancers peuvent être pris en charge efficacement, offrant à l’enfant une chance réelle de guérison et de retour à une vie normale. Chaque consultation précoce devient alors un acte de courage, chaque diagnostic rapide une victoire sur le silence de la maladie.
PNLCa Côte d'Ivoire
Centre National d'oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara