LIDHO Promouvoir, Protéger et Défendre les Droits de l'Homme en Côte d'Ivoire. Contribuer au renforcement de la Démocratie tant sur le plan national qu’international.

La Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme ci- après dénommée la LIDHO, fût créée le 21 mars 1987, conformément à la loi ivoirienne N° 60-315 du 21 septembre 1960, à un moment où la Côte d’Ivoire vivait depuis près de trente ans sous un régime de parti unique et de pensée unique. Evidemment, la première difficulté qu’elle dût affronter fut celle de son existence légale et par là même, celle du comb

at pour l’exercice des droits civils et politiques d’une façon égale pour tous les ivoiriens. La LIDHO n’adhère à aucun groupement politique ni confessionnel. Elle se réserve toutefois le droit de se prononcer sur toutes les questions en relation avec la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme, notamment sur toutes les politiques et pratiques qui mettent en péril ces droits d’une part et l’exercice de la démocratie d’autre part. La LIDHO est donc née dans une période de pouvoir absolu en Côte d’Ivoire, caractéristique de tout régime de parti unique. Dans un contexte de censure et d’autocensure, se sont retrouvés différents groupes de réflexions et d’actions opérant jusque là dans une sorte de clandestinité. Les fondateurs de la LIDHO ont entendu lui imprimer une indépendance totale, celle-ci apparaissant comme la condition fondamentale pour que les objectifs poursuivis soient atteints. Ces objectifs sont principalement la défense, la promotion, la protection des droits de l’homme et de la démocratie. Cette ligne originelle a été dans l’ensemble maintenue jusqu’à présent en dépit de nombreuses difficultés. En effet, la LIDHO a rencontré de nombreuses adversités venant des pouvoirs publics, habitués à gouverner sans tolérer de contre-pouvoirs. Etant la première organisation ivoirienne de défense des droits humains, elle dût subir une forte répression consistant en des harcèlements, des brimades, des perquisitions illégales, des dénigrements, des arrestations, des détentions et des emprisonnements arbitraires. Toutefois, cette répression n’entama en rien l’ardeur de la LIDHO à défendre, promouvoir et protéger les droits de l’homme. Depuis le milieu des années 90, la LIDHO est acceptée par les pouvoirs publics. Elle a même donne sa contribution pour des consultations sur certains sujets d’intérêt national. La LIDHO est affiliée à plusieurs réseaux et structures. Au plan national, elle est membre, de la Convention de la Société civile ivoirienne (CSCI) dont elle a assuré la coordination de 2006 à 2012, de la Coalition de la société civile pour la paix et le développement démocratique en Côte d'Ivoire (COSOPCI), de la Coalition ivoirienne pour la Cour pénale internationale (CI-CPI), de la Coalition ivoirienne des défenseurs des droits humains (CIDDH) et du Réseau d'action sur les armes légères en Afrique de l'Ouest, section Côte d'Ivoire (RASALAO). Au plan international, elle est affiliée à l’Union Internationale des Droits de l’Homme (UIDH) et à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH). La LIDHO entretient aussi d’étroites relations de collaboration avec Amnesty International, la Ligue Française des Droits de l’Homme, la Commission Internationale des juristes, Agir Ensemble, Africa Human Rights, Lawyers Commitee for Human Rights et Social
Alert. Du point de vue financier, la LIDHO vit des cotisations de ses membres et des financements reçus de ses partenaires étrangers. A ce niveau, elle est en partenariat avec OXFAM- NOVIB, l’Union Européenne, la Fondation Friedrich Ebert, le National Democracy Institute (NDI), la Division Droits de l’Homme de l’ONUCI, l’Unité Post-crise du PNUD, le National Endowment Democracy (NED), le Conseil Danois pour les réfugiés (DRC), l’Institut Norvégien des Réfugiés (IRC), Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Trust Africa, American Jewish World Service (AJWS) et les Ambassades du Canada, des Etats-Unis, de la France et de la Grande Bretagne. En guise de récompense pour toutes ses actions, la LIDHO fut lauréate du Prix de la Liberté de la République Française en 1993 et bénéficie du statut d’observateur auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

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