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19/04/2026

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On part au Bénin pour asseoir la démocratie.
10/12/2025

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📌 ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE EN LANGUE MORE.📍Félicitation pour cette très brillante initiative.
09/12/2025

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07/12/2025

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23/11/2025

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AUJOURD'HUI 22 NOVEMBRE
Il y a 55 ans, le 22 novembre 1970, l'échec de l'invasion portugaise en Guinée de Sekou Toure.

Le 22 novembre 1970, le Portugal entreprend une invasion de la Guinée par la mer. Il y a des soldats portugais, des mercenaires blancs de diverses nationalités, et des supplétifs guinéens du FLNG (Front de Libération Nationale de Guinée) composé d'anciens soldats guinéens et des opposants à Sekou Toure.

Sur le FLNG, c'était une opposition armée guinéenne créée en avril 1966 à Abidjan sous le parrainage d'Houphouët Boigny et des soutiens du Sénégal de Senghor. Sekou Toure dira d'eux:

« Oui ! Des anciens militaires guinéens qui ont renoncé à leur nationalité guinéenne pour se rebaptiser "Français" et qui, de surcroît résident en France et au Sénégal, ont servi effectivement au recrutement et à l'entraînement militaire de mercenaires auxquels ils se sont joints sous le commandement des Portugais pour commettre le crime inqualifiable que constitue en ce reste du 20e siècle la guerre de reconquête coloniale par la méthode de la canonnière contre un État indépendant et souverain. »

Sur les mercenaires blancs, ils s'étaient maquillés le visage en noir pour se faire passer pour des Guinéens tout en portant l'uniforme de l'armée guinéenne pour semer la confusion.

Cette agression portugaise avait principalement deux objectifs:
- renverser le régime de Sekou Toure et le remplacer par un régime fantoche au service des intérêts colonialistes, d'où l'usage des supplétifs guinéens du FLNG; et
- neutraliser la base arrière à Conakry du PAIGC de Amilcar Cabral qui livrait une guerre impitoyable contre les occupants portugais en Guinée-Bissau et au Cap-Vert.

Sur ces deux objectifs de l'agression portugaise, Elhadj Madifing Diane, ancien ministre guinéen de la sécurité et la protection civile, avait révélé qu'en fait le Portugal n'était qu'un pion de la France et ses alliés. Les enjeux de l'agression étaient économique et politique.

Selon l'ancien ministre guinéen, la raison économique était basée « la certitude de renverser le régime de Sekou Toure. Le barrage de San Pedro, en Côte d'Ivoire, a été réalisé dans l'objectif de drainer les minerais de fer du Nimba. Le Nimba s'ouvre sur la Côte d'Ivoire avec la possibilité même de réviser le territoire guinéen en rattachant cette partie à la Côte d'Ivoire. La France a soutenu cette agression. »

Et pour la raison politique, l'ancien ministre guinéen révèle que: « nous étions la base la plus avancée dans la lutte contre le colonialisme portugais. Le PAIGC était à Conakry, Amilcar Cabral et toute son équipe était ici à Conakry. Il y avait ici à Conakry des colons portugais emprisonnés qui avaient été capturés sur le champ de bataille. »

Les Portugais avaient misé sur l'effet de surprise pour garantir le succès de cette invasion et atteindre leurs objectifs. Mais les services de renseignement guinéens avaient déjà infiltré au préalable les groupes de complices guinéens à l'étranger et par conséquent les autorités guinéennes étaient déjà bien informés de l'existence d'un plan d'invasion portugais de la Guinée.

La Guinée se préparait donc déjà en secret à riposter à cette agression. L'ancien ministre guinéen de la sécurité, Elhadj Madifing Diane, précise que:

« Mais comme on avait déjà l'information, cette agression devait avoir lieu le 19 novembre selon nos informateurs principaux. On n'a pas vu le 19, on n'a pas vu le 20, on n'a pas vu le 21 malgré toutes les dispositions qui avaient été prises. Entre le 19 et le 22, le 22 étant un soir de samedi au dimanche, les gens ont relâché. Mais quand les premiers coups de canon ont retenti, chacun a rejoint son poste. »

Au moment où les agresseurs portugais débarquent par la mer, la riposte des forces de défense guinéenne entre en opération et l'agression portugaise échoue. Malgré des pertes côté guinéen, c'est la débandade côté portugais. Dans leur fuite, les Portugais abandonnent des complices guinéens qui seront arrêtés par les autorités guinéennes. L'invasion portugaise fut donc un échec cuisant.

> LA BATAILLE DES NARRATIFS
Suite à l'échec humiliant des Portugais, il s'en est suivi une bataille de narratifs pour raconter ce qui s'était passé. Essentiellement, le narratif des colonialistes et de leurs supplétifs guinéens tourne sur deux points:
- minimiser l'efficacité de la résistance guinéenne contre cette agression en faisant croire à une simple "impréparation militaire", côté portugais, pour expliquer l’échec de leur opération;
- focaliser abondement sur les répressions en Guinée qui s'en sont suivies avec des arrestations et des exécutions des complices en les présentant comme des violences politiques contraire aux droits de l'homme.

Ce qui fait dire à Elhadj Madifing Diane, ancien ministre guinéen de la sécurité: « c'est une question de communication. Ceux qui ont organisé cette agression ont plus de capacité dans la communication que ceux qui ont subi l'agression. C'est ce qui a fait cette tentative de déformation de l'histoire de ce pays sur cette question. Toute l'image de la Guinée de cette époque est fixée sur les violences politiques. Il n'y pas eu de représailles, il y a eu des arrestations pour fait de complicité qualifié de "5e colonne". »

Il rajoute que le Portugal avait été condamné par l'ONU pour cette agression:

« Cette agression a été reconnue par les Nations Unies. Le Portugal a été condamné par les Nations Unies de dédommager la Guinée. Le Président Ahmed Sekou Toure avec le Comité Central du Parti Démocratique de Guinée et le Bureau Politique National ont voulu que le seul dédommagement attendu du Portugal est la libération des colonies portugaises que sont: la Guinée-Bissau, l'Angola, et le Mozambique. Les Portugais ne l'ont pas fait de plein gré car c'est par la lutte armée que ça s'est fait et la Guinée n'a jamais réclamé un dédommagement pour cette agression. »

Et l’écrivain Sidiki Kobele Keita observe que:

« Aucun responsable du FLNG n’a assumé l’agression du 22 novembre 1970 par lâcheté et il ne s’est trouvé personne, parmi ceux qui se disent victimes de Sekou Toure, pour porter plainte contre eux, si certains ne les ont pas approuvés publiquement.

Et ils s’étonnent de l’indifférence des autres citoyens. Or, c’est cette agression qui a provoqué la radicalisation de la répression. C’est pourquoi, l’on se demande comment certains peuvent estimer que cette agression était légitime, mais condamnent la répression qu’elle a déclenchée ?

Pourquoi, depuis le 3 avril 1984, il ne s’est trouvé aucune personnalité officielle guinéenne, ni une institution internationale se qualifiant défenseur des droits de l’homme, pour défendre la mémoire des innocentes victimes de cette ignoble agression, victimes plus nombreuses que les 85 pendus qui ont été comptabilisés par certains ? »

De ce qui précède, on voit très clairement que cette bataille de narratifs a pour intention de faire passer le régime de Sekou Toure, victime de cette agression coloniale, pour l'ignoble Diable en élaborant divers récits qui occultent savamment la question principale soulevée à l'époque par Sekou Toure: « la guerre de reconquête coloniale par la méthode de la canonnière contre un État indépendant et souverain. »

Cette guerre de reconquête coloniale a donc échoué lamentablement en se heurtant à l'efficacité de la résistance guinéenne. Ce fut une défaite humiliante pour ceux qui avaient l'assurance de la supériorité de leur "race" blanche. Et les supplétifs guinéens embarqués dans cette aventure malfaisante n'ont eu que leurs yeux pour pleurer la fin de leurs illusions en découvrant que leurs maîtres blancs n'étaient pas aussi forts qu'ils le pensaient.

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Monument du 22 Novembre 1970 à Conakry qui célèbre la victoire des Guinéens contre les Portugais dans leur aventure coloniale qui s'est heurtée à une résistance guinéenne farouche. La défaite humiliante de la prétendue supériorité blanche.

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