06/10/2026
đ LES DOCTRINES DE LA GRĂCE
đ MODULE VI â LA PERSĂVĂRANCE DES SAINTS
PARTIE 54/90
đš UN VĂRITABLE CROYANT PEUT-IL PERDRE SON SALUT ?
Nous arrivons Ă lâune des questions les plus controversĂ©es de notre Ă©tude.
Il faut cependant la poser correctement.
Nous ne demandons pas :
Un chrĂ©tien peut-il pĂ©cher, tomber gravement, douter ou sâĂ©garer pendant un temps ?
Oui. Pierre lui-mĂȘme a reniĂ© Christ.
La véritable question est :
UN HOMME QUE DIEU A VĂRITABLEMENT RĂGĂNĂRĂ, APPELĂ, JUSTIFIĂ ET ADOPTĂ PEUT-IL PERDRE DĂFINITIVEMENT SON SALUT ET FINALEMENT PĂRIR ?
Autrement dit, peut-on ĂȘtre :
né de Dieu, puis perdre cette vie ?
justifié, puis redevenir condamné ?
reçu comme enfant de Dieu, puis finalement périr ?
bénéficiaire de la vie éternelle, puis perdre cette vie ?
Examinons les Ăcritures.
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1. Jésus donne-t-il une vie éternelle qui peut prendre fin ?
Jésus déclare :
đ « Je leur donne la vie Ă©ternelle ; et elles ne pĂ©riront jamais, et personne ne les ravira de ma main. »
â Jean 10:28, Louis Segond
Trois affirmations doivent ĂȘtre prises ensemble :
« JE LEUR DONNE LA VIE ĂTERNELLE. »
« ELLES NE PĂRIRONT JAMAIS. »
« PERSONNE NE LES RAVIRA DE MA MAIN. »
Jésus ne dit pas :
« Je leur donne une vie qui deviendra éternelle si elles réussissent à la conserver. »
Il donne la vie éternelle.
Et il ne dit pas seulement que personne ne pourra les arracher de sa main.
Il affirme dâabord :
« ELLES NE PĂRIRONT JAMAIS. »
Si une vĂ©ritable brebis de Christ recevait la vie Ă©ternelle puis pĂ©rissait finalement, elle ferait prĂ©cisĂ©ment ce que JĂ©sus affirme quâelle ne fera jamais.
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2. Mais le croyant peut-il partir de lui-mĂȘme ?
Câest lâobjection classique :
« Personne ne peut mâarracher de la main de Christ, mais je peux moi-mĂȘme dĂ©cider dâen sortir. »
Mais cette objection oublie que JĂ©sus nâest pas seulement propriĂ©taire des brebis.
IL EST LE BON BERGER.
Il connaĂźt ses brebis :
đ « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. »
â Jean 10:27, Louis Segond
Une brebis peut sâĂ©garer.
Mais, comme nous lâavons dĂ©jĂ vu, le Berger ne devient pas spectateur de son Ă©garement.
La vĂ©ritable question nâest donc pas seulement :
« La brebis peut-elle sâĂ©loigner ? »
Mais :
« LE BON BERGER LA LAISSERA-T-IL SE PERDRE DĂFINITIVEMENT ? »
Et Jésus répond :
« Elles ne périront jamais. »
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3. JĂ©sus affirme quâil ne perdra rien de ce que le PĂšre lui donne
Jésus dit :
đ « Tous ceux que le PĂšre me donne viendront Ă moi [...] »
â Jean 6:37, Louis Segond
Puis :
đ « Or, la volontĂ© de celui qui mâa envoyĂ©, câest que je ne perde rien de tout ce quâil mâa donnĂ©, mais que je le ressuscite au dernier jour. »
â Jean 6:39, Louis Segond
Regardons la progression :
LE PĂRE DONNE â ILS VIENNENT Ă CHRIST â CHRIST NE LES PERD PAS â IL LES RESSUSCITE AU DERNIER JOUR.
Jésus ne dit pas :
« Je ne perdrai que ceux qui rĂ©ussiront eux-mĂȘmes Ă rester attachĂ©s Ă moi. »
Il dit :
« QUE JE NE PERDE RIEN DE TOUT CE QUâIL MâA DONNĂ. »
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4. Un justifié peut-il redevenir définitivement condamné ?
Paul écrit :
đ « Ătant donc justifiĂ©s par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur JĂ©sus-Christ. »
â Romains 5:1, Louis Segond
Puis :
đ « Qui accusera les Ă©lus de Dieu ? Câest Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? »
â Romains 8:33-34, Louis Segond
La question est considérable.
DIEU JUSTIFIE.
Puis Paul demande :
QUI CONDAMNERA ?
Si un véritable croyant pouvait perdre son salut, nous aurions cette succession :
condamnĂ© â justifiĂ© â condamnĂ© de nouveau.
Mais Paul prĂ©sente la justification comme lâacte de Dieu conduisant vers une autre destination :
đ « [...] ceux quâil a justifiĂ©s, il les a aussi glorifiĂ©s. »
â Romains 8:30, Louis Segond
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5. OĂč sont les justifiĂ©s qui ne seront jamais glorifiĂ©s ?
Regardons Romains 8:30 :
PRĂDESTINĂS â APPELĂS â JUSTIFIĂS â GLORIFIĂS
Paul ne dit pas :
« Certains de ceux quâil a justifiĂ©s seront glorifiĂ©s. »
Il dit :
« ceux quâil a justifiĂ©s, il les a aussi glorifiĂ©s. »
Le mĂȘme groupe traverse toute la chaĂźne.
Si un vĂ©ritable justifiĂ© pouvait finalement pĂ©rir, il faudrait expliquer oĂč cette catĂ©gorie apparaĂźt dans cette progression.
Paul nâen prĂ©sente aucune.
CEUX QUE DIEU JUSTIFIE SONT CONDUITS Ă LA GLORIFICATION.
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6. Le Saint-Esprit est-il une garantie provisoire ?
Paul écrit :
đ « [...] vous avez Ă©tĂ© scellĂ©s du Saint-Esprit qui avait Ă©tĂ© promis, lequel est un gage de notre hĂ©ritage [...] »
â ĂphĂ©siens 1:13-14, Louis Segond
Et :
đ « Nâattristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez Ă©tĂ© scellĂ©s pour le jour de la rĂ©demption. »
â ĂphĂ©siens 4:30, Louis Segond
Le Saint-Esprit est présenté comme :
UN SCEAU
et :
UN GAGE DE NOTRE HĂRITAGE.
Et le sceau regarde vers une destination :
« LE JOUR DE LA RĂDEMPTION. »
Dieu ne donne donc pas simplement son Esprit pour commencer lâĆuvre.
Il marque les siens en vue de son accomplissement final.
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7. Cela signifie-t-il quâun vĂ©ritable croyant ne peut jamais tomber ?
NON.
Cette distinction est essentielle.
La persévérance des saints ne signifie pas :
« Le véritable chrétien ne commettra jamais de péché grave. »
Pierre a renié Christ trois fois.
Mais avant sa chute, Jésus lui avait dit :
đ « Mais jâai priĂ© pour toi, afin que ta foi ne dĂ©faille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frĂšres. »
â Luc 22:32, Louis Segond
Pierre tombe réellement.
Mais sa foi ne disparaßt pas définitivement.
IL REVIENT.
La différence fondamentale est donc entre :
TOMBER
et :
TOMBER DĂFINITIVEMENT JUSQUâĂ PĂRIR.
Le véritable croyant peut connaßtre le premier.
La question du Module VI concerne le second.
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8. Christ continue dâintercĂ©der pour ceux quâil sauve
Pourquoi la foi de Pierre nâa-t-elle pas dĂ©finitivement disparu ?
Jésus lui avait dit :
« Jâai priĂ© pour toi. »
Et cette intercession ne concernait pas seulement Pierre.
LâĂ©pĂźtre aux HĂ©breux dĂ©clare :
đ « Câest aussi pour cela quâil peut sauver parfaitement ceux qui sâapprochent de Dieu par lui, Ă©tant toujours vivant pour intercĂ©der en leur faveur. »
â HĂ©breux 7:25, Louis Segond
Christ nâa donc pas seulement accompli quelque chose pour nous Ă la croix.
IL INTERCĂDE ENCORE POUR LES SIENS.
Notre salut repose sur un Sauveur mort, ressuscité et vivant.
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9. Mais certaines personnes croient puis abandonnent Christ
Câest lâobjection la plus difficile.
Nous connaissons des personnes qui ont :
professé la foi,
fréquenté une assemblée,
prié,
servi,
parfois mĂȘme enseignĂ©, puis ont complĂštement abandonnĂ© Christ.
Cela prouve-t-il nĂ©cessairement quâelles Ă©taient vĂ©ritablement rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©es puis ont perdu leur salut ?
Jean écrit :
đ « Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils nâĂ©taient pas des nĂŽtres ; car sâils eussent Ă©tĂ© des nĂŽtres, ils seraient demeurĂ©s avec nous [...] »
â 1 Jean 2:19, Louis Segond
Remarquons attentivement.
Jean ne dit pas :
« Ils Ă©taient des nĂŽtres mais ont cessĂ© de lâĂȘtre. »
Il dit :
« ILS NâĂTAIENT PAS DES NĂTRES. »
Puis il explique :
« sâils eussent Ă©tĂ© des nĂŽtres, ils seraient demeurĂ©s avec nous ».
Lâabandon dĂ©finitif peut donc rĂ©vĂ©ler non pas nĂ©cessairement la perte dâune vĂ©ritable nouvelle naissance, mais lâabsence de cette nouvelle naissance malgrĂ© une profession antĂ©rieure.
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10. JĂ©sus lui-mĂȘme parle dâune foi temporaire
Dans la parabole du semeur :
đ « Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsquâils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils nâont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. »
â Luc 8:13, Louis Segond
Jésus parle bien de personnes qui :
« CROIENT POUR UN TEMPS ».
Mais il ajoute :
« ILS NâONT POINT DE RACINE. »
Cela nous oblige Ă distinguer :
UNE FOI TEMPORAIRE
de :
LA FOI PRODUITE PAR LA NOUVELLE NAISSANCE ET CONSERVĂE PAR DIEU.
Toute profession de foi ne prouve donc pas automatiquement quâune personne a Ă©tĂ© rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e.
Nous approfondirons cette distinction dans la Partie 55.
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11. JĂ©sus parle mĂȘme de personnes religieuses quâil nâa « jamais » connues
Certaines personnes diront à Jésus :
đ « Seigneur, Seigneur, nâavons-nous pas prophĂ©tisĂ© par ton nom ? [...] et nâavons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? »
â Matthieu 7:22, Louis Segond
Jésus répond :
đ « Je ne vous ai jamais connus [...] »
â Matthieu 7:23, Louis Segond
Remarquons :
Il ne dit pas :
« Je vous connaissais autrefois, mais vous avez perdu votre salut. »
Il dit :
« JE NE VOUS AI JAMAIS CONNUS. »
Ainsi :
activitĂ© religieuse â nĂ©cessairement nouvelle naissance ;
ministĂšre â nĂ©cessairement nouvelle naissance ;
profession chrĂ©tienne â nĂ©cessairement nouvelle naissance.
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12. Il faut donc distinguer trois réalités
1. LA PROFESSION DE FOI
Une personne affirme croire.
Cela ne suffit pas, à lui seul, à démontrer la nouvelle naissance.
2. LA CHUTE DâUN VĂRITABLE CROYANT
Elle peut ĂȘtre grave.
Pierre en est lâexemple.
Mais Dieu le restaure.
3. LâAPOSTASIE FINALE
Une personne abandonne définitivement Christ et demeure dans cette négation.
Il faudra alors déterminer si cette apostasie signifie :
quâun vĂ©ritable rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© a perdu son salut
ou :
quâune profession antĂ©rieure nâĂ©tait pas accompagnĂ©e de la nouvelle naissance.
Câest prĂ©cisĂ©ment ce que nous Ă©tudierons davantage dans les prochaines parties.
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13. Et les grands textes qui semblent enseigner la perte du salut ?
Nous ne devons surtout pas les éviter.
Hébreux 6 parle de personnes :
éclairées,
ayant :
goûté le don céleste,
ayant :
eu part au Saint-Esprit,
puis :
tombées.
Hébreux 10 avertit :
đ « Car, si nous pĂ©chons volontairement aprĂšs avoir reçu la connaissance de la vĂ©ritĂ©, il ne reste plus de sacrifice pour les pĂ©chĂ©s [...] »
â HĂ©breux 10:26, Louis Segond
Ces passages sont sérieux.
Nous ne les expliquerons pas rapidement pour protéger une doctrine déjà décidée.
Nous les examinerons dans leur contexte :
57/90 â HĂ©breux 6
58/90 â HĂ©breux 10
Une doctrine biblique doit pouvoir affronter tous les textes, pas seulement ceux qui semblent la favoriser.
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14. Qui garantit finalement lâarrivĂ©e du croyant au salut final ?
Pierre écrit :
đ « [...] Ă vous qui, par la puissance de Dieu, ĂȘtes gardĂ©s par la foi pour le salut prĂȘt Ă ĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ© dans les derniers temps ! »
â 1 Pierre 1:5, Louis Segond
Regardons chaque élément :
« PAR LA PUISSANCE DE DIEU »
â voilĂ celui qui garde.
« PAR LA FOI »
â voilĂ le moyen dans lequel le croyant persĂ©vĂšre.
« POUR LE SALUT PRĂT Ă ĂTRE RĂVĂLà »
â voilĂ la destination.
Ainsi :
DIEU GARDE â PAR LA FOI â JUSQUâAU SALUT FINAL.
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đ ALORS, UN VĂRITABLE CROYANT PEUT-IL PERDRE SON SALUT ?
Si par « véritable croyant » nous parlons de celui que Dieu a réellement :
régénéré,
appelé,
justifié,
adopté,
scellé de son Esprit,
les textes examinés conduisent à cette réponse :
NON.
Non parce quâil serait incapable de pĂ©cher.
Non parce quâil serait incapable de tomber.
Non parce quâil ne pourrait jamais sâĂ©garer.
Non parce que sa volonté serait naturellement infaillible.
Mais parce que :
CHRIST LUI DONNE LA VIE ĂTERNELLE.
CHRIST DĂCLARE QUâIL NE PĂRIRA JAMAIS.
CHRIST NE PERD RIEN DE CE QUE LE PĂRE LUI DONNE.
CEUX QUE DIEU JUSTIFIE SONT CONDUITS Ă LA GLORIFICATION.
LE SAINT-ESPRIT LES SCELLE POUR LE JOUR DE LA RĂDEMPTION.
CHRIST INTERCĂDE POUR LES SIENS.
DIEU LES GARDE PAR SA PUISSANCE, PAR LA FOI, JUSQUâAU SALUT FINAL.
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đ Ă RETENIR
Le véritable croyant peut :
tomber,
faiblir,
douter,
sâĂ©garer,
ĂȘtre repris,
ĂȘtre disciplinĂ©.
Mais la promesse de Jésus demeure :
đ « Je leur donne la vie Ă©ternelle ; et elles ne pĂ©riront jamais [...] »
â Jean 10:28, Louis Segond
La sĂ©curitĂ© du salut ne repose donc pas ultimement sur la capacitĂ© de la brebis Ă ne jamais sâĂ©garer.
Elle repose sur :
LA FIDĂLITĂ DU BERGER QUI GARDE, CHERCHE, RAMĂNE ET CONDUIT SES BREBIS JUSQUâĂ LA FIN.
Ainsi :
LE VĂRITABLE CROYANT NE SE CONSERVE PAS LUI-MĂME DANS LE SALUT ; DIEU LE GARDE DE TELLE MANIĂRE QUâIL PERSĂVĂRE DANS LA FOI JUSQUâAU SALUT FINAL.
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âĄïž PROCHAINE PARTIE â 55/90
đš Tous ceux qui professent la foi sont-ils rĂ©ellement nĂ©s de nouveau ?
Nous examinerons plus profondément la différence entre profession de foi, foi temporaire et véritable nouvelle naissance, notamment à partir de 1 Jean 2:19, Luc 8:13 et Matthieu 7:21-23.
đ « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. »
â 1 Thessaloniciens 5:21, Louis Segond
đ Partage afin que dâautres examinent eux aussi les Ăcritures.