29/08/2026
Il y a 47 ans, en 1979, une jeune chanteuse japonaise de 19 ans sortait son premier single, sans se douter qu'il deviendra des décennies plus t**d, l'hymne de la City pop nippone.
Née en 1959 et fille d'une d'une chanteuse de Jazz,
MMiki Matsubara se met à la musique dans ce milieu, et ce dès sa plus tendre enfance. Elle s'oriente, au collège, vers le Rock. Avant de partir tenter sa chance à Tōkyō, en 1977, alors qu'elle est encore lycéenne.
Elle se fait repérer par la pianiste Yuzura Sera, et entame une carrière qui fera d'elle une des vedettes de la City pop. Elle compte de nombreux titres à succès, dont le plus célèbre est Mayonaka no door, encore connu sous le titre Stay with me.
Cette chanson, écrite par Yoshiko Miura et composée par Tetsuji Hayashi, raconte la peine d'une femme qui voit l'homme qu'elle aime s'éloigner d'elle.
Miki Matsubara est choisie pour en être l'interprète. Le titre a un succès respectable à sa sortie, avant que les années 2000 et les miracles des médias sociaux en fassent le symbole culturel qu'elle est devenue aujourd'hui.
Miki Matsubara est également connue à l'international pour son travail sur des génériques d'animes comme Gu Gu Ganmo, et pour ses collaborations, avec la Motown notamment.
Fin 2000, elle informe ses proches et ses collègues de travail qu'elle met fin à sa carrière et disparaît de la vie publique. On apprendra l'année suivante qu'elle est atteinte d'un cancer dont elle se fait traiter.
Elle perdra cependant son combat contre la maladie et quittera ce monde le 7 octobre 2004. A l'âge de 44 ans.
Aujourd'hui son oeuvre, notamment Stay with me, connait un regain d'engoument qui touche toute la City Pop. Engouement mondial porté par les médias sociaux les plus populaires, ainsi que sur les plateformes de streaming musical, sur lesquels elle cartonne.
Deux décennies après sa disparition prématurée, Miki Matsubara est devenue l'égérie et le symbole du renouveau de la City pop, ce genre musical fleurant bon le Japon d'avant la décennie perdue, celui du Shinjuku de Ryo Saeba ou du Walkman de SONY.