18/08/2026
DÉCLARATION DE AGIR POUR LE PEUPLE (AGIP) RELATIVE À L’ARRESTATION DU PROPHÈTE DAVID JÉRÉMIE KOFFI
Le lundi 10 août 2026, les ivoiriens ont été secoués à travers la magie des réseaux sociaux de l'arrestation de l’Homme de Dieu le Prophète David Jérémie Koffi à son domicile sis à Abobo.
Cette arrestation que nous qualifions de brutale et inhumaine a conduit le serviteur de Dieu dans une clinique pour subir une opération chirurgicale selon le communiqué du procureur de la République.
L’interpellation du prophète David Jérémie Koffi, telle qu’elle apparaît à travers les images et témoignages largement relayés sur les réseaux sociaux, suscite de profondes interrogations. Selon les éléments publiquement rapportés, il n’était ni armé, ni présenté comme un homme violent ou en situation de résistance. Pourtant, l’opération de son arrestation l’a conduit à une hospitalisation pour une intervention chirurgicale.
Au-delà du communiqué du procureur, le doute demeure dans l’opinion publique sur les circonstances exactes de cette interpellation.
Selon le communiqué du procureur suite aux rumeurs du décès du Prophète, l'homme de Dieu présentait une artère coronaire bouchée après les examens. Mais, comment cela serait-il possible pour quelqu'un qui était bien portant et ne présentant aucun signe d'une telle pathologie avant son arrestation ?
Selon nôtre analyse, l’Homme de Dieu ne présentait aucun signe de maladie corolaire avant sa violente arrestation, il est donc clair que l'artère corolaire du Prophète s'est bouchée suite à un
traumatisme thoracique violent lésant la paroi d’une artère coronaire.
En effet, cette lésion favorisant l’adhésion et l’activation des plaquettes, a déclenché la formation d’un thrombus. Le caillot a alors augmenté rapidement de volume jusqu’à obstruer totalement l’artère, interrompant l’apport de sang et d’oxygène au muscle cardiaque.
Cette obstruction, si elle n'est pas rapidement prise en charge, peut provoquer une ischémie aiguë, une forte douleur à la poitrine et, si elle persiste, il peut survenir un infarctus du myocarde. Raison pour laquelle le Prophète a subi une urgence chirurgicale pour lui sauver la vie.
AGIP ne se prononce ni sur les faits reprochés au serviteur de Dieu ni sur ses éventuels propos, car ces questions relèvent de la compétence de la justice. Il revient donc à la justice d'apprécier les faits qui sont reprochés à l’Homme de Dieu.
Mais, l’autorité de l’État ne peut jamais être confondue avec la brutalité.
Une interpellation est-elle une condamnation en amont ? Un suspect est-il déjà condamné avant le procès ?
Rappelons que plusieurs prisonniers d'opinion à travers de nombreux témoignages ont été victimes de brutalité lors de leurs interpellations. L’interpellation brutale et inhumaine du premier responsable d’AGIP Armand Krikpeu en est une parfaite illustration.
AGIP, organisation de la société civile de défense des droits de l'homme s’inquiète et condamne avec la dernière énergie cette manière brutale d'interpeller un citoyen ivoirien pour ses opinions.
Si les circonstances rapportées sont confirmées, elles appellent à des explications afin d'établir les responsabilités.
Nous ne demandons ni confrontation avec les institutions ni impunité, nous demandons simplement que ces méthodes brutales d’interpellation prennent fin et que toute la lumière soit faite sur l'arrestation du Prophète David Jérémie Koffi.
Que les autorités établissent les circonstances exactes de cette opération, que les responsabilités soient situées, et que la justice fasse son travail en toute sérénité.
Car, notre rôle, en tant qu’organisation de la société civile de défense des droits de l'homme, est de tirer la sonnette d’alarme lorsque nous constatons que la confiance entre les citoyens et les Institutions de la République est mise en parenthèse au risque de se fragiliser.
L’État doit pouvoir exercer son autorité, mais le citoyen doit être certain que sa dignité et ses droits restent protégés par la loi lorsqu’il est interpellé.
La force de la République doit rester la force de la loi, jamais la loi de la force.
Fait à Abidjan le 18 août 2026.
Pour Agir pour le Peuple,
Koné Nanourou.
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